In memoriam

Décès du directeur de la photographie Norbert Marfaing-Sintes

In memoriam

Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès du directeur de la photographie Norbert Marfaing-Sintes, survenu mercredi 22 janvier 2020 dans sa soixante-quatrième année. Benoît Gueudet, directeur de la photo et l’un de ses amis, revient ici sur sa bio-filmographie.

Décès du directeur de la photographie et réalisateur Bernard Joliot

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Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès du directeur de la photographie et réalisateur de films publicitaires Bernard Joliot, survenu à Clamart, dimanche 17 novembre 2019, dans sa quatre-vingt-neuvième année. Ayant débuté, dès l’âge de 18 ans, à la caméra comme assistant de son oncle Robert Gudin à Cinéma et Publicité, il y entamera une carrière de directeur de la photo de films publicitaires qu’il poursuivra - en parallèle du cinéma de 1975 à 1992 - de manière indépendante jusqu’en 2005. Trois directeurs de la photo et un chef électricien témoignent.

Disparition du directeur de la photographie Renan Pollès, artiste protéiforme

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Renan Pollès, directeur de la photographie et réalisateur, mais aussi écrivain, artiste contemporain et passionné d’archéologie, nous a quittés le 23 octobre 2019 à l’âge de 76 ans. On se souviendra du raffinement de sa photographie pour les films de Michel Andrieu et de Pascal Thomas comme des points de repères émergeant d’une filmographie qui préféra souvent emprunter les chemins de traverse, à l’écart d’un cinéma mainstream, par fidélité à des artistes cinéastes dont l’univers recoupait son goût pour le fantasque et l’imaginaire : Jean-Michel Barjol, Jean Rollin, Robert Lapoujade, Yvan Lagrange, Jacques Robiolles...

Jean Monsigny nous a quittés

Jean Monsigny

Le directeur de la photographie Jean Monsigny nous a quittés, mercredi 18 septembre 2019, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Membre de l’AFC, il aura photographié, en artiste qu’il était au sens large du terme, pendant ses presque quarante-cinq ans de carrière quelque soixante-dix fictions et documentaires pour le cinéma et la télévision.

Jean Monsigny, un homme bien
Par François Catonné, AFC

Jean Monsigny

J’ai connu Jean Monsigny il y a longtemps, c’est avec lui que j’ai commencé. C’était mon premier film, directement comme premier assistant. Je n’avais pas de second et n’avais jamais travaillé professionnellement après Vaugirard / Louis-Lumière, c’est dire si j’étais débutant (un euphémisme).

Jean Monsigny, souvenirs
Par Philippe Sanson, chef électricien

Jean Monsigny

Jamais je n’ai servi un chef opérateur si peu loquace et pourtant tellement communicatif. Le visage, apparemment sévère, de Jean s’éclaircissait avant même qu’il ne vous parle... Un sourcil se relevait, puis à travers sa barbe un grand sourire prenait naissance avec lenteur.

Disparition du chef opérateur et réalisateur hongrois Sándor Sára, HSC
Par Marc Salomon, membre consultant de l’AFC

In memoriam

Chef opérateur hongrois majeur des années 1960-70, œuvrant autant dans le domaine du documentaire que celui de la fiction, Sándor Sára avait signé son chef d’œuvre en 1967 avec Dix mille soleils, de Ferenc Kósa. En 1977, il réalisa et signa la photographie de Quatre-vingt hussards, épopée lyrique et historique sur la révolution de 1848. Il est décédé le 18 septembre 2019, à l’âge de 85 ans.

Hommage confraternel à Pierre Lhomme
Par Jimmy Glasberg, AFC

Pierre Lhomme

Mon cher Pierre,
Tu viens de nous quitter après une longue et brillante carrière. Je t’avais croisé dès les années 1960. Tu étais un pionnier du cinéma direct, tu avais expérimenté, caméra à l’épaule, le prototype KMT avec Antoine Bonfanti et Etienne Becker.

Disparition de Robert Frank, photographe et cinéaste
"J’aime regarder les choses les plus banales. Les choses qui bougent."

In memoriam

Robert Frank s’est éteint le 9 septembre 2019, à l’âge de 94 ans. Flashback... 1958... Après avoir parcouru 16 000 km en neuf mois, étalés entre avril 1955 et juin 1956, à travers trente États et impressionné 767 rouleaux de pellicule, soit 27 000 images, paraît The Americans (Les Américains), ouvrage majeur qui compile une sélection de 83 photos saisies par ce regard décalé et désenchanté qui révèle une Amérique que les Américains eux-mêmes ne veulent pas voir.

Décès de Vincent Kotwas

Vincent Kotwas

Nous avons la grande tristesse de faire part du décès de Vincent Kotwas, survenu cet été à l’âge de 66 ans. Vincent, que nombre d’entre nous ont connu chez Alga-Samuelson, à Vincennes, au côté, entre autres, de son mentor Claude Ruellan, était un de ces techniciens, rois de la mécanique des caméras, qui ont permis pour leur bonheur à bien des assistants de se tirer d’embarras.

LHOMME... à la caméra
Par Éric Dumage, AFC

Pierre Lhomme

Quelle belle rencontre, j’eus… de partager dix années d’assistanat caméra avec Pierre… À la fin, en 1984…, Pierre me proposa de voler de mes propres ailes, tout en précisant que si je ne trouvais pas de films, je pourrai l’appeler ! Ce n’était pas qu’il souhaitait se séparer de moi, bien au contraire, mais juste sa générosité. Notre amitié resta intacte jusqu’au bout.

Pierre Lhomme, un ardent défenseur de l’image
Par Eric Guichard, AFC

Pierre Lhomme

Lorsqu’on lit tous les hommages des réalisateurs sur le travail de Pierre, on mesure combien il fut un collaborateur précieux. Mais au-delà de la fabrication des images au tournage, Pierre fut aussi un ardent défenseur de la préservation et de la restauration des films auxquels il avait participé, préservant le sens et le récit que le metteur en scène avait défendu lors du projet initial tout en étant attentif à ce que pouvait apporter les nouvelles technologies d’étalonnage.

Don de Pierre
Par Vincent Jeannot, AFC

Pierre Lhomme

À la fin des années 1980 je fus brièvement l’assistant de Pierre Lhomme, remplaçant Jean-Yves Le Poulain quelques jours sur Camille Claudel et par la suite sur des films publicitaires. Nous nous sommes revus à mon entrée à l’AFC et particulièrement lors du Micro Salon de 2010 où j’avais exposé mon entière collection de cellules.

"Les Lumières de Lhomme" à paraître bientôt
Par Luc Béraud

Pierre Lhomme

« Je ne suis pas entré dans le cinéma par amour de l’image, j’ai fait de l’image par amour du cinéma. » Pierre Lhomme
La première fois que je vois Pierre Lhomme, c’est à l’été 1970 sur le Pont-Neuf. Il tourne avec Robert Bresson Quatre nuits d’un rêveur. C’est en août mais les soirées sont glaciales et toute l’équipe est couverte de vêtements chauds. Elle est peu nombreuse et travaille en silence. Et curieusement, malgré la nuit, avec peu de matériel d’éclairage.

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