Côté profession

Témoignage de dominique Abel, réalisatrice

Jean-Yves Escoffier

Jean Yves, Ta mort est impossible à croire. Je t’aime, je t’aimerai toujours ! Tu meurs au moment où "Poligono Sur" sort en Espagne. Tu n’as pas reçu, toi, ces baisers et ces élans de bonheur des gens des "3000" à la sortie de l’avant-première du film, au théâtre de la Maestranza à Séville. Ils étaient pour toi aussi. Mon alter ego, ta disparition me laisse seule dans un monde hostile. Avec qui trouverais-je jamais la complicité qui était la nôtre ? Notre amitié existait en dehors du cinéma, autrement il n’y aurait pas eu d’amitié, il n’y aurait pas eu (...)

Témoignage de Mireille Aranias, agent
et amie

Jean-Yves Escoffier

Hi Jean-Yves,
Je t’ai connu en 1989 sur une pub en Afrique du Sud qui s’était très mal passée. Tu m’avais aidée et soutenue. Quelque temps après, tu m’as suivie quand j’ai monté l’Agence First One. Je crois même que tu étais le premier, j’étais très fière.

Témoignage de Leos Carax, réalisateur

Jean-Yves Escoffier

J’ai rencontré Jean-Yves quand j’avais 20 ans et lui 30. Nous nous sommes immédiatement aimés. Pendant 10 ans, dans les années 80, nous nous sommes vus tous les jours pour parler de tout, regarder des films, des photographies, des peintures, écouter des musiques, manger dans des restaurants asiatiques, aller au hammam de la mosquée les dimanches, avaler de petites boulettes d’opium avec du thé. Et nous avons fait trois films ensemble. Trois films qui lui doivent énormément. Jean-Yves a été mon grand frère. A la fin des "Amants du Pont-Neuf", après (...)

Témoignage de Christian Fournié, assistant

Jean-Yves Escoffier

J’ai rencontré Jean-Yves en 1990 sur Les Amants du Pont-Neuf de Léos Carax. J’ai été impressionné, vu l’ampleur du projet, par sa maîtrise constante, tant sur le plan du cadre que par son inventivité dans les éclairages.

Témoignage de Jimmy Glasberg, AFC

Jean-Yves Escoffier

J’ai connu Jean-Yves Escoffier à ses débuts. Après avoir travaillé avec moi comme second il a été mon premier pendant une longue période. Originaires de Marseille tous les deux, nous avions une authentique complicité culturelle. Très vite, il s’est intégré avec habileté dans la vie parisienne et dans le milieu du cinéma. Nous avons beaucoup voyagé ensemble et avions de nombreuses conversations sur le sens de notre travail, la peinture, la bande dessinée... Au cours du tournage de "Shoah", Jean-Yves prend souvent part aux discussions houleuses avec Claude (...)

Témoignage de Jean-Jacques Bouhon, AFC

Jean-Yves Escoffier

Il y a presqu’exactement 18 ans, nous dînions ensemble dans un restaurant chinois du 14e arrondissement. Nous préparions "Trois hommes et un couffin", tu devais en être le directeur de la photo et moi le cadreur. Tu avais voulu parler avec moi en tête à tête de notre collaboration ; tu savais que je travaillais déjà comme directeur de la photo et tu t’inquiétais que je me sente frustré au poste de cadreur. J’ai voulu tout de suite te rassurer. Et je pense qu’il y eut une vraie complicité entre toi, Coline et moi pendant tout le tournage, même si ce ne (...)

Témoignage de David Lynch, réalisateur

Jean-Yves Escoffier

Jean-Yves Escoffier était, non seulement un homme épatant, gentil, énergique et prévenant mais aussi un grand directeur de la photo précis et créatif. J’ai eu la chance inouïe de travailler avec lui. (...)

Témoignage de Steven Poster, ASC

Jean-Yves Escoffier

J’ai eu l’occasion de travailler brièvement avec Jean-Yves, lorsque j’ai tourné quelques scènes additionnelles de "Crow II" qu’il avait éclairé. J’essayais de trouver comment il avait photographié ce film. J’avais sa liste de projecteurs et quelques indications. Mais j’avais toujours du mal à définir quelle était sa méthode. Gentiment, Jean-Yves s’est déplacé, de Los Angeles à Vancouver, pour quelques heures, afin de me donner les informations nécessaires pour que mes images raccordent avec les siennes. Nous avons passé quelques heures délicieuses à parler (...)

Témoignage de Pascal Rabaud, directeur de la photo

Jean-Yves Escoffier

Jean-Yves était un homme singulier.
On s’était rencontré chez Alga, j’étais tout jeune à peine dégrossi. Il avait décidé de me prendre comme premier assistant, sans connaître mes compétences, après une discussion de plusieurs heures sur le Brésil, pays dont on était amoureux tous les deux.
Il était aventureux, dans le sens du voyageur découvrant dans tous les actes de sa vie de nouveaux horizons. (...)

Témoignage de Marie-Claude Treilhou, réalisatrice

Jean-Yves Escoffier

Un premier film, pour lui comme pour moi, qui ne savais rien, avec la peur au ventre à en crever, la décomposition panique, et lui si frêle qui tenait hors de l’eau, avec la patience des anges, et cette foi du charbonnier qui a sauvé "Simone Barbès" du naufrage. Même si nos chemins se sont séparés par la suite, avec des options radicalement différentes en matière cinématographique, ce sont des choses qu’on n’oublie pas. Tout récemment, il revenait en France en coup de vent, voyait "Un petit cas de conscience", disait ne pas comprendre pourquoi c’était (...)

Témoignage de Pascal Lebègue, AFC

Jean-Yves Escoffier

Jean-Yves Escoffier s’est éteint chez lui à Los Angeles au tout début d’avril. Aux dires de Sandra, son agent, son cœur l’aurait lâche alors qu’il visionnait une cassette, un script sur les genoux, au milieu de l’après-midi. Il etait seul. Voilà pour "s’est éteint". Notre première rencontre remonte aux calendes, alors que je l’assistais sur un industriel. On s’est ensuite recroisé quelques fois. J’ai vraiment commence à le connaître un peu mieux il y a peu. Nos parcours etaient pour le moins similaires, même si le succès de Jean-Yves dans le long métrage (...)

Le Bureau du Cinéma de la Ville de Marseille

Côté profession

Rattaché depuis janvier 2002 à la Direction Générale des Affaires Culturelles de la Ville de Marseille, le Bureau du Cinéma, créé en 1996 et membre de la Commission Nationale du film France, a pour objet de favoriser les tournages dans la cité phocéenne en apportant gracieusement une aide technique et logistique aux sociétés de production.

Rapport moral du président Philippe Pavans de Ceccaty à l’ AG 2003

Vie des associations, sociétés et fédérations

fait un bilan de sa présidence. Il remercie Claire Marquet, Jean-Noël Ferragut, Jean-Jacques Bouhon et Isabelle Scala de leur travail pour l’association. Il regrette que, parfois, les membres sont moins actifs que nos associés. Il remercie ces derniers de leur bonne volonté et de répondre « présent » quand on les sollicite. Philippe rappelle que l’AFC a eu la tristesse de perdre deux de ses membres actifs depuis la dernière assemblée générale : Bertrand Chatry et André Neau. Il rend compte ensuite des activités de l’AFC lors de l’année 2002 et des (...)

Motion de soutien au texte de Conrad Hall

Les appels à la profession

Sur proposition du bureau de l’AFC, une motion de soutien au "Conrad Hall’s Statement" est adoptée à l’unanimité par l’assemblée. Voici le texte que Conrad Hall a diffusé peu avant de décéder et que l’AFC soutient : « En tant que directeur de la photographie, notre responsabilité concerne l’image visuelle aussi bien que le bien-être de notre équipe. Nous nous efforçons d’explorer le langage de la cinématographie et l’art de raconter une histoire. La pratique qui se répand de travailler un nombre d’heures incalculables compromet non seulement la qualité de (...)

0 | ... | 1026 | 1044 | 1062 | 1080 | 1098 | 1116 | 1134 | 1152 | 1170 | 1188