Cantar-X3, le clou de la visite "AFC-AFSI" des locaux grenoblois d’Aaton-Digital

Par Jean-Noël Ferragut, AFC, et Philippe Ros, AFC

par Jean-Noël Ferragut La Lettre AFC n°245

[English] [français]

Répondant à l’invitation de Jacques Delacoux, PDG de Transvideo et d’Aaton-Digital, une délégation de membres de l’AFC et de l’AFSI s’est rendue, le 9 juillet 2014, au 2, rue de la Paix à Grenoble (Isère). Ce haut lieu historique, où depuis décembre 1984 Jean-Pierre Beauviala et ses collaborateurs ont conçu et fabriqué, entre autres matériels cinématographiques, les caméras Aaton et le tout premier enregistreur numérique de la firme, le Cantar-X, est celui où est actuellement élaboré le petit dernier de la maison à l’avenir prometteur, le Cantar-X3.
Les membres "AFC-AFSI" en compagnie de l’équipe quasi au complet d’Aaton-Digital
De g. à d. : Philippe Ros, Gilles Deshays, Frédéric Ullman, Pascal Grillère, Jean-Noël Ferragut, Elisabeth Perrin, Frédéric Mangeat, Michel Cassang, Pierre Michoud, Olivier Le Vacon, Paul Thilloy, Yves Rivière, Jacques Delacoux, Sébastien Brum (d’Aaton-Digital, manquent ci-dessus : Jean-Pierre Charras, Caroline Hostalier, Nicolas Pinault, Sébastien Reyes) - Photo "au retardateur" Jacques Delacoux

En compagnie du nouveau maître des lieux, Pierre Michoud a fait faire aux visiteurs d’un jour le tour du propriétaire et leur a présenté les personnes avec qui il en train de faire les dernières mises au point de l’appareil appelé à succéder à ses prédécesseurs ô combien réputés, les Cantar-X et X2.
Pour ceux qui n’auraient pas connu la longue histoire de la maison grenobloise, les ateliers, situés de part et d’autre de la rue de la Paix et sur deux à trois niveaux, pourraient paraître désespérément vides. C’est que de la cinquantaine de personnes présentes au moment de la fabrication des caméras 16 et 35 mm – aux plus beaux jours d’un marché chinois continental en pleine expansion dans les années 1980 –, il ne reste aujourd’hui que la dizaine d’ingénieurs travaillant aux derniers détails du futur Cantar-X3 avant mise en route de sa fabrication. Un atelier de réparation des Aaton et de diagnostic des Cantar demeure néanmoins en activité en cas de besoin.
Ce qui n’était pas pour déplaire à nos amis du son puisqu’ils ont eu cette immense chance de les avoir exclusivement pour eux tout seuls et ont profité de leur disponibilité et de l’aubaine qui s’en suivit pour échanger sur le moindre bouton, entrée analogique ou numérique (plus de 16), piste d’enregistrement, préampli micro, autonomie, châssis, ergonomie, design, couleur, et bien évidemment sur le large écran d’affichage de… Transvidéo.

Beaucoup de discussions sur la coque du Cantar X3 qui n’est pas issue d’un travail en fonderie mais d’un usinage extrêmement sophistiqué sur de l’aluminium avionique, lui conférant ainsi sa légèreté et sa solidité. Beaucoup de tests tactiles sur les " faders " et sur les potentiomètres qui n’ont aucune liaison mécanique grâce à des aimants donnant une parfaite étanchéité à l’appareil.
Une passion communicative pour la qualité apportée dans les moindres détails à ce Cantar-X3. Il y avait un vrai plaisir à entendre cet échange dont la qualité est le privilège de ce type de société à taille humaine. On réalisait que tous ces ingénieurs que nous connaissions pour leur travail sur les caméras XTR, Penelope ou Delta étaient capables de passer de l’image au son, de l’analogique au numérique avec une facilité déconcertante.

Merci à Jacques Delacoux, à Pierre Michoud et à toutes celles et ceux d’Aaton-Digital qui ont pris sur leur temps précieux pour faire connaissance avec nous d’une part et pour évidemment parfaire le monde de l’enregistrement sonore en à peine une poignée heures d’autre part !

Participaient à cette visite grenobloise : pour l’AFSI, Michel Casang, Olivier Le Vacon et Frédéric Ullman, accompagnés de Gilles Deshays (DCA), et pour l’AFC, Jean-Noël Ferragut et Philippe Ros.

PS Un prototype du Cantar-X3 devrait être présenté au salon IBC à Amsterdam du 12 au 16 septembre prochain (Aaton-Digital / Transvideo, Hall 11, stand 11.F31).

(En vignette de cet article, détail d’un circuit du Cantar-X3 sur un écran d’ordinateur, l’un des outils de travail des ingénieurs d’Aaton-Digital - Photo JN Ferragut)