« Des dizaines d’ouvriers, d’artisans, doivent quitter ce site pour aller éventuellement travailler ailleurs, certaines tâches seront confiées à des sociétés externes et nous ne comprenons pas comment ces projets peuvent être synonyme de développement des studios », a déclaré Alberto Manzini, responsable régional de la branche spectacle et communication de la CGIL, la principale confédération syndicale italienne.
La société Cinecitta Studio Spa, propriétaire des studios, a prévu de sous-traiter plusieurs activités, comme la scénographie, la postproduction ou les activités liées au parc automobile, provoquant l’ire des ouvriers qui ont obtenu le soutien de responsables politiques de gauche.
« On ne peut pas imaginer que Cinecitta soit seulement un lieu de divertissement, il n’est pas concevable de fermer quelque chose qui fait partie de la culture de ce pays », a considéré Alberto Manzini, « nous maintiendrons une occupation symbolique des studios, car la vraie grève coûte cher, et nous rencontrerons mardi des responsables du ministère de la Culture, même si nous ne nourrissons pas de grands espoirs concernant cette rencontre ».
« Les travailleurs de Cinecittà occupent les studios pour attirer l’attention de l’opinion publique sur une spéculation incompréhensible qui risque de toucher un secteur important de notre culture et de notre économie », a déploré Antonio Di Pietro, chef du parti d’opposition Italie des valeurs.
La société Cinecittà Studios se défend et affirme que son projet est dicté par l’évolution du monde du cinéma, précisant qu’elle n’envisage pas de licenciements.
La mondialisation du marché exige à la place d’« une société intégrée qui couvre la totalité des services nécessaires » pour la réalisation d’un film sur ce site « une organisation différente de la production pour être compétitif », a estimé la société.
(Libération, avec AFP)
(Consultez les sites du Corriere della sierra (d’où les images du portfolio sont extraites) et de La Repubblica)

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