Guy Marchand

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Le réalisateur Bernard Rapp récemment décédé

In memoriam

Nous avons appris avec émotion la disparition du réalisateur Bernard Rapp, homme de télévision et de cinéma, emporté le 17 août 2006 à la suite une longue maladie. Il était âgé de 61 ans.
C’est également un homme d’élégance et de culture qui vient de nous quitter, ayant incarné au petit écran le sérieux mêlé d’humour caustique, « la pertinence et l’impertinence », comme l’a écrit le journal Le Monde, citant l’expression de l’un de ses confrères.
Bernard Rapp était aussi réalisateur. Nos confrères Romain Winding et Gérard de Battista ont travaillé avec lui.

Where Ricardo Aronovich, AFC, ADF, discusses his work restoring “Providence”, a film by Alain Resnais

Propos et entretiens

For the occasion of the selection of Providence, a film directed by Alain Resnais, in the “Venezia Classici” secion at the 70th Mostra of Venice, Ricardo Aronovich, AFC, ADF, discusses the restoration work he participated in, in order to prepare the film to be screened at Venice, published on DVD, and the re-release of the film in DCP.

Où Ricardo Aronovich, AFC, ADF, parle du travail de restauration de "Providence", d’Alain Resnais

Propos et entretiens

A l’occasion de la sélection à la 70e Mostra, dans la section " Venezia Classici ", de Providence, le film d’Alain Resnais qu’il a photographié, Ricardo Aronovich, AFC, ADF, évoque le travail de restauration auquel il a collaboré en vue de la projection à Venise, de l’édition d’un DVD et de la ressortie du film au cinéma en DCP.

Editorial La crainte de parler et la honte de se taire
Par Matthieu Poirot-Delpech, coprésident de l’AFC

Editoriaux de la Lettre

Cannes, 1987. La Palme d’or est attribuée à Sous le soleil de Satan. Son réalisateur, Maurice Pialat, monte sur scène sous les huées et, brandissant son poing en direction d’un parterre de privilégiés endimanchés, il lance : « Vous ne m’aimez pas… Je ne vous aime pas non plus ! » Au moins, ça avait le mérite d’être clair.
Cannes, 2013. Autre époque, autres privilégiés endimanchés assistant à la remise de la Palme d’or à Abdellatif Kechiche pour La Vie d’Adèle. Le cinéma français rayonne toujours et l’on feint de s’aimer.

Test de rendu et sonde calibrée...
Par Gérard Simon, AFC

Billets d’humeur

Dernièrement, lors d’un étalonnage réalisé avec Marjolaine Mispelaere chez Digital Factory (où la projection du grand Audi ne nous satisfaisait pas complètement) nous avons voulu faire un test de rendu de DCP dans une salle d’exploitation standard. Nous avons choisi le multiplexe voisin, les salles récentes d’une ville moyenne de Normandie.

Chris Marker left us What do you mean, you never know ?
By Gérard de Battista, AFC

Chris Marker

May 1985, filming Level Five on Okinawa, Japan’s southernmost island. Extremely small team : Marker and me, him with a Walkman-style tape recorder modified by Antoine Bonfanti, and me with an Arri 16 SR, a Zeiss 11-110mm zoom lens, a backpack containing a magazine, film, and changing bag.

Comment çà, on ne sait jamais ?
Par Gérard de Battista, AFC

Chris Marker

Mai 1985, tournage de Level Five, à Okinawa, l’île la plus au sud du Japon. Equipe ultra réduite : Marker et moi, lui avec un magnéto à cassettes façon Walkman, modifié par Antoine Bonfanti, et moi avec une Arri 16 SR, un zoom Zeiss 11-110 mm, un sac à dos avec magasin, pellicule et changing bag.

Cinematographer Romain Winding, AFC, speaks about his work on "Les Adieux à la Reine", a film by Benoît Jacquot

Propos et entretiens

Les Adieux à la reine (after the eponymous novel by Chantal Thomas) tells the story of Sidonie (Léa Seydoux), who was Marie Antoinette’s (Diane Kruger) reader, who was fascinated by the Queen. The story unfolds at Versailles during the regime’s last days of July 14-16 1789.
This is the eighth film I’ve shot with Benoît Jacquot. We are used to and trust one another, which allows us to become even more creative every time we work together.

Le cinéma numérique et la queue des comètes
Par Matthieu Poirot-Delpech, AFC

Billets d’humeur

Il était d’usage, lors des tournages sur support argentique, de discourir de ce délicieux paradoxe du cadreur : il voyait tout sauf le film en train de se tourner. Ce phénomène dû à la visée reflex est simple à décrire : une fraction de temps était vue par l’opérateur, la fraction suivante était destinée à la pellicule. Le cadreur voyait " entre les images "… Cela pouvait parfois être handicapant : l’éclair qui avait été aperçu par le cadreur risquait de ne pas être vu par le spectateur... On s’en arrangeait finalement très bien.

L’éditorial de novembre Avenant
Par Matthieu Poirot-Delpech, AFC

Editoriaux de la Lettre

Après d’âpres négociations, l’Avenant de révision de la convention collective de la production cinématographique a finalement été signé le 8 octobre 2013. Si certains pensaient encore que le terme d’avenant était synonyme de sympathique, de bienveillant ou d’aimable lorsqu’il est un adjectif, ils viennent de comprendre qu’il n’en est rien lorsqu’il devient un nom : c’est alors un « acte par lequel on modifie les termes d’un contrat »... Voici donc une tentative de vulgarisation d’un avenant avenant (sic).

Les Rencontres Cinématographiques de l’ARP
Par Antoine Héberlé, AFC

Les Rencontres de L’ARP

Lors de ces journées, auxquelles j’ai été convié pour la seconde fois (du 20 au 22 octobre 2016 à Dijon), l’ARP réussit à rassembler un large panel de la profession et organise des débats de qualité avec des représentants de tous les secteurs d’activité du cinéma, tous possédant une véritable expertise. L’aréopage est rarement consensuel, et si chacun a laissé son flingue au vestiaire, il n’empêche que les choses sont dites sans ambages et en toute cordialité.

L’éditorial de la Lettre d’avril 2015 Ecrire sur du sable
Par Matthieu Poirot-Delpech, coprésident de l’AFC

Editoriaux de la Lettre

Le musée de Mossoul en Irak (2015), les mausolées de Tombouctou au Mali (2012), les Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan (2001). « Misérables hommes, et si imbéciles qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! Il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire, c’est dépasser son droit. » Cette réflexion de Victor Hugo dans le manifeste Guerre aux démolisseurs conserve deux siècles plus tard sa sinistre actualité…

Les gentils ronrons de l’Aaton
Par Gérard de Battista, AFC

Jean-Pierre Beauviala

En février 1973, Jean Rouch me demande de participer à un tournage "évènement" à l’occasion du Festival de courts métrages de Grenoble : un film sur ce festival, tourné avec une toute nouvelle caméra, en pellicule noir et blanc inversible envoyée au labo chaque soir à Paris et montée dès son retour développée pour que le film soit montré terminé à la fin du festival.

L’éditorial de la Lettre de mars 2015 Autour de la table
Par Matthieu Poirot-Delpech, coprésident de l’AFC

Editoriaux de la Lettre

Le mardi 24 février 2015, le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté d’extension de la convention collective de la production cinématographique. Donner un cadre légal aux professions du cinéma serait néfaste à sa diversité selon certains. Nous pensons évidemment qu’aucun film ne mérite d’être abandonné au bord de la route. Les mécanismes qui permettront d’y parvenir ne doivent cependant pas se retourner contre ceux qui fabriquent ces films, y compris – et surtout – dans un contexte économique particulièrement difficile.

L’éditorial de la Lettre de février 2015 L’AFC tape les 25 balais, les 5 lustres, le quart de siècle…
Par Mattieu Poirot-Delpech, coprésident de l’AFC

Editoriaux de la Lettre

Nous étions en 1990. Les Français s’étaient faits longtemps attendre, l’ASC américaine avait déjà 72 ans et la BSC anglaise, 41. Derobe, Glenn, Strouvé – nostalgie du temps où les génériques faisaient l’économie des prénoms – bientôt rejoints par Serra, Lhomme, Lenoir et Alazraki, créent l’association. Loiseleux, le spécialiste, rédige les statuts. Les fabricants de pellicules, tout puissants à cette époque, sont les premiers bienfaiteurs. Comme présidents d’honneur, trois incontournables : Kelber, Alekan et Coutard, comme premier président : Lhomme.

L’éditorial de la Lettre de décembre 2014 Arane n’est plus
Par Matthieu Poirot-Delpech, coprésident de l’AFC

Editoriaux de la Lettre

Il en va des outils comme des hommes qui les manipulent, ils meurent.
Il est des disparus dont on pense qu’ils « ont fait leur temps » et que « c’était peut-être mieux comme ça ». On pense que leur disparition valait mieux qu’une lente agonie, qu’un pénible chapelet de souffrances. On est triste, c’est tout.

"Truffaut technicien ?" à la Cinémathèque française
Par Gérard Simon, AFC

Billets d’humeur

L’intitulé du colloque m’avait intrigué (de tous les cinéastes de la Nouvelle Vague, Truffaut, n’est pas, en effet, celui qui a le plus " trituré " la " matière cinéma ", non ?). L’un des conférenciers confiait d’ailleurs que l’idée de ce débat leur était venue car « le vendredi étant d’ordinaire dédié aux conférences techniques et la Cinémathèque célébrant Truffaut ce mois-ci », il avait été tentant de lier les deux événements.

Jacques Loiseleux, au regard doux et bienveillant
Par Antoine Héberlé, AFC

Jacques Loiseleux

J’ai rencontré Jacques Loiseleux pour la première fois en 1997 au festival de Grenoble, ma ville d’origine. Quelle chaleur, quelle écoute attentive pour le jeune directeur de la photo que j’étais. Impressionné par la carrière de Jacques et la beauté de son travail sur les derniers film de Maurice Pialat, j’avais enfin l’occasion d’échanger en toute simplicité avec un prestigieux confrère.

L’éditorial de la Lettre de mars 2014 Fongibles
Par Matthieu Poirot-Delpech, AFC

Editoriaux de la Lettre

Ce mot mystérieux qui sent bon le sous-bois, désignait autrefois ce que nous appelons aujourd’hui d’une façon beaucoup plus triviale les " consommables ". Colonne honnie du devis des directeurs de production, ces fongibles viennent par nature alimenter nos montagnes de déchets et d’encombrants. Ils finissent au pied d’un réverbère, la communauté s’occupera d’en assumer le recyclage.