Avec ce metteur en scène, les plans ne sont jamais simples, il sait exactement ce qu’il veut, il est très exigeant (quelle chance !) mais le travail avec lui se fait toujours dans une bonne humeur extraordinaire.
Nous avons poussé la 5222 (Kodak noir et blanc 200 ISO poussé la nuit à 400) dans ses derniers retranchements avec des énormes écarts de contraste (découvertes qui claquent, néons, nappes blanches, ombres marquées). Avec un grain vraiment présent, des hautes lumières qui bavent (la 5222 a une technologie ancienne), des plans que l’on tient franchement longtemps, ce film me fait vraiment penser à de la photo argentique.
La cafétéria, lieu principal du film, a pris feu pendant le tournage, ce qui nous a obligés à arrêter. Les assurances, après deux mois d’interruption, nous ont donné le feu vert pour y retourner. Seul l’extérieur a été touché et il y avait malheureusement un échafaudage sécurisant les locaux. De ce fait, tous les extérieurs jour du film ont dû être truqués. Duboi s’est occupé de reconstituer l’extérieur à partir de photos prises de parties qui n’ont pas été brûlées (tuiles, murs, etc.). Le résultat est tout bonnement incroyable (cf. le dernier plan au Steadicam de la cafeteria).Pour l’exploitation, certaines copies sont tirées sur noir et blanc, et toutes les autres sur couleur (raisons économiques). Le film a été tourné avec une fenêtre 1,66 et le cache 1,37 a été rajouté à l’interpo (plus aucune salle n’est équipée d’objectif 1,37).
J’ai toujours rêvé d’être un gangster est parmi mes films préférés.
Pierre Aïm
J’ai toujours rêvé d’être un gangster
Bienvenue chez les Ch’tis
Le Héros de la famille
Désaccord parfait
Paris je t’aime
Camping à la ferme
J’me sens pas belle
Mariages !
Une vie à t’attendre