Je veux être actrice

J’ai fait un court métrage avec Frédéric Sojcher, il y a quelques années, et j’ai tourné quelques séquences pour son long métrage HH. Nous nous connaissons bien et c’est certainement la raison pour laquelle je me suis impliqué dans ce projet qui devait initialement être un court métrage et qui, finalement, est devenu un long – une heure et trois minutes.
Lubomir Bakchev, caméra en mains à droite, sur le tournage de "Je veux être actrice"
DR

Il s’agit d’un film de famille (Frédéric a filmé sa fille, son père et sa femme) et en même temps un film avec un scénario et une trame dramaturgique dans laquelle une pléiade de comédiens, et pas des moindres, nous confient des secrets sur le métier d’acteur.
Le film ne disposant que de très peu de moyens, j’ai décidé de tourner avec ma caméra perso, une Sony F3, quelques optiques Leica R et un Nanoflash.
L’équipe n’était composée que de moi-même à la caméra, Samuel Mittelman au son, et l’assistant réalisateur Jean-Paul Figasso. Le résultat est étonnant malgré le fait d’avoir tourné sans autres moyens que la caméra et les optiques.

Les mauvaises langues diront : « C’est Sony qui a fait l’image ! », mais si l’image tient la route au final, c’est parce que Frédéric a accepté de composer avec les contraintes de la lumière naturelle sur chaque décor. Nous ne pouvions pas tourner dans n’importe quel axe et le manque total de lumière artificielle et devenu pour moi une contrainte intéressante à surmonter. De plus une équipe de trois personnes crée une proximité avec les acteurs. On est chez eux, dans leur intimité, et ça je crois que le spectateur le ressent sur grand écran. C’est une expérience qui reste rare.

Pour finir, j’ai expérimenté aussi l’étalonnage sur mon ordinateur avec l’excellent Da Vinci Resolve. Mais si le résultat final (le DCP) correspond vraiment à ce que j’ai bricolé, c’est parce qu’un autre Frédéric, celui de Amazing Digital Studios – Frédéric Savoir – a tout fait pour que ce soit parfait.
Le fait de tourner avec du matériel perso nous a permis d’échelonner le tournage dans le temps, de profiter des disponibilités de chacun et de bonnes conditions météo. Le temps que nous avons consacré à ce film fait sa qualité aujourd’hui. Ce temps de fabrication est devenu rare dans les productions conventionnelles. C’est un film qui parle du métier d’acteur, mais par la même occasion du cinéma, puisque sans les acteurs ce que nous filmons a peu de sens, pour moi en tout cas.

Portfolio

Technique

Caméra : Sony PMW-F3
Optiques : Leica R
Enregistreur : Nanoflash
Laboratoire : Amazing Digital Studios