Je vous aime très beaucoup

Je vous aime très beaucoup raconte l’histoire de trois demi-frères, tous de père différent, et qui ne se connaissent pas. Après la mort brutale de leur mère, ils se retrouvent pour les grandes vacances chez leur grand-mère, interprétée par Firmine Richard.
Le plus jeune (8 ans), joué par Max Clavelly, va essayer de conquérir ses frères (Julien Crampon et Pierre Lefebvre) complètement tournés vers eux-mêmes, effondrés par la perte de leur mère et qui n’ont aucune envie de se retrouver ensemble. Il va fuguer, et provoquera l’étincelle qui rendra les frères inséparables.

Philippe Locquet, le réalisateur, a évoqué plusieurs références : Le Fils et Rosetta des frères Dardenne, pour la mobilité de la caméra ; Ken Park, Kids pour le premier émoi sexuel des adolescents ; Respiro pour les enfants aussi, une certaine sensualité et aussi une idée de couleurs désaturées que nous avons abandonnée par la suite ; Y aura-t-il de la neige à Noël de Sandrine Veysset pour les scènes de neige à la fin du film.

© Jour2fête
Pierre Lefebvre, Firmine Richard, Max Clavelly, Julien Crampon

L’évidence pour moi, c’était :

  • L’envie de tourner avec la Penelope de chez Aaton
  • L’envie de tout tourner à l’épaule, les beaux cadrages facilement mis en place, caméra sur les genoux, posée par terre, etc.
  • Le 2,35 pour faire par exemple trois gros plans dans un seul cadre.
  • Le 2 perfos pour achever de convaincre la production de tourner en 35 mm.
© Jour2fête
Romain Winding, caméra à l’épaule


Le scan du négatif s’est révélé trop cher. Laurent Dupré, qui s’occupe de la postprod chez Mazel, souhaitait faire le shoot d’après le HDCAM SR étalonné. J’ai fait des essais avant le tournage et la différence entre les 2 procédés était assez infime.
Au final, je suis ravi de la qualité. A part 2 ou 3 plans dont le pré-étalonnage aux rushes était parti dans une mauvaise direction. A noter qu’Eclair nous a suggéré de faire un deuxième shoot comme élément de sécurité et de tirer toutes les copies d’après le 1er shoot.
Donc oubliées les pertes de qualité de l’interpo et de l’interneg…
On peut noter parfois un léger manque de définition dans les plans larges sauf en 50 Day Light.
J’ai utilisé les Ultra Prime sans diffusion.
J’ai souvent utilisé le 14 mm parce que, curieusement, en 2 perfs, il devient une focale presque normale et ne déforme pas les visages.
La Penelope s’est révélée la meilleure caméra d’épaule jamais fabriquée (vite, le magasin HD !). _ C’est pour moi un aboutissement après toutes ces années sans pouvoir utiliser l’Aaton 35 en première caméra à cause du bruit.

Pour ce film, j’ai rencontré Thierry Debove, chef électro qui voit si bien la lumière, si rapide (on a l’impression qu’on peut tout faire) et Isabelle Planelles, pointeuse instinctive et surdouée (qui sait faire oublier que le 135 mm à la main à f 2.4, c’est compliqué !)

Mazel productions (Nelly Kavsky et Lisa Benchikh)
Directeur de production : Jean-Dominique Chouchan

Équipe

1re assistante caméra : Isabelle Planelles
2e assistant caméra : Thomas Javel
Chef électricien : Thierry Debove
Chef machiniste : Laurent Guibert dit Lourie

Technique

Pellicules : Kodak 50 D, 250 D, et 500 T
Matériel caméra, machinerie et lumière : TSF
Postproduction : Télétota, Post Moderne et Eclair
Etalonnage des rushes : Lionel Crampont (Télétota)
Etalonnage numérique : Laurent Souchau (Post Moderne)
Etalonnage photochimique : Jean Durand (Eclair)