Accueil > Films, Festivals, Rencontres, Projections et Prix > La Tête en friche
Jean Becker Voir Jean Becker dans l'index
Arthur Cloquet
Gérard Depardieu Voir Gérard Depardieu dans l'index , Gisèle Casadesus Voir Gisèle Casadesus dans l'index , François-Xavier Demaison Voir François-Xavier Demaison dans l'index , Maurane Voir Maurane dans l'index , Patrick Bouchitey Voir Patrick Bouchitey dans l'index , Jean-François Stévenin Voir Jean-François Stévenin dans l'index
Sortie le 2 juin 2010
Jean Becker Voir Jean Becker dans l’index est très exigeant. A chaque instant il recherche la vérité et le naturel. Pour y parvenir, il rejette tout ce qui lui apparait artificiel et fabriqué. Cela donne un cinéma émouvant ancré dans la tradition, basé sur les sentiments humains et sur le jeu des comédiens auxquels il est très attaché.
-

- En attendant le passage d’une fausse teinte
- Jean Becker, Arthur Cloquet et Philippe Porte, chef électricien, sur le tournage de La Tête en friche
Photo Nathalie Eno
Sa méthode de travail consiste à tourner en plans séquences. On tourne la scène en plan large, ensuite en plan moyen et enfin en plan serré. Les mises en place sont légèrement réajustées en fonction des focales.
Il utilise deux caméras à l’épaule en permanence (95 % des plans) qui font le champ et le contre-champ. Cela impose évidemment des contraintes fortes au chef opérateur. L’éclairage du champ et du contre-champ en même temps complique sensiblement le travail. Outre les difficultés de maintenir une unité de style de lumière dans tous les axes, ce système interdit la plupart du temps l’utilisation de projecteur sur pied, ce qui engendre des prelights et des installations un peu plus lourdes.
Mais cette technique apporte au metteur en scène des avantages non négligeables. Les acteurs sont toujours à l’image. Il est évident qu’un acteur ne s’implique pas de la même manière lorsqu’il est à l’image ou quand il donne la réplique hors champ à côté de la caméra. Quand les deux acteurs sont à l’image, cela donne une force au jeu car ils se nourrissent du jeu de l’autre.
D’un point de vue plus technique, cette méthode réduit beaucoup les problèmes de raccord de jeu. Le mouvement d’un acteur dans un champ est toujours raccord avec celui de l’acteur du contre-champ. On facilite ainsi le montage. Sa longue expérience du film publicitaire lui a apporté une connaissance très pointue du montage.
-

- Arthur Cloquet et Jean Becker mettent en place un plan
- Sur le tournage de La Tête en friche
Photo Nathalie Eno
Il connait bien l’image. Il a un sens naturel du placement des caméras et de la composition du cadre. Il faut donc se laisser guider.
Une grande partie de La Tête en friche se déroule en extérieur. Pour le chef opérateur, il est important de s’entendre avec le metteur en scène pour décider des options à prendre pour la journée. Le choix des axes de tournage est primordial. Jean est extrêmement attentif à la météo et aux conditions dans lesquelles nous allons devoir travailler. C’est un plaisir de collaborer avec quelqu’un qui considère que la lumière est un élément essentiel de la scène.
Ce fut un bonheur de retrouver Gérard Depardieu
Voir Gérard Depardieu dans l’index
qui a été particulièrement agréable et disponible. Son travail est remarquable.
C’est un beau film, qui parle des gens comme Jean Becker
Voir Jean Becker dans l’index
sait si bien le faire.
Ce film ne comporte pas d’effets spéciaux ou de trucages particuliers.
Il a été tourné entièrement dans la ville de Pons en Charente-Maritime. Sauf une séquence, qui illustre un passage de La Peste de Camus, qui a été tournée dans la région parisienne chez Pierre Cadéac, spécialiste des animaux (rats).
Produit par ICE3, Louis Becker
D’après le roman de Marie-Roger Sabine La Tête en friche
Scénario et adaptation : Jean-Loup Dabadie et Jean Becker
Voir Jean Becker dans l’index
Directeur de production : Bernard Bolzinger
Musique : Laurent Voulzy
Montage : Jacques Witta
Décor : Thérèse Ripaud
Son : Jacques Pibarot
Diffuser
Chez Amazon
La Tête en friche
5% du prix de vente est ainsi reversé à l'AFC.
Equipe
Cadreur : Berto Voir Berto (Gilbert Lecluyse) dans l'index (Glibert Lecluyse)
Cadreur supplémentaire : Patrick Deranter
1ers assistants opérateurs : Maxime Heraud, Olivier Fortin
2emes assistantes opératrices : Maguelonne Pochon, Mélanie Sanchez
Assistant vidéo : Alexis Robin
Chef électricien : Philippe Porte
Chef machiniste : Joël Paupardin
Technicien Technocrane : Antoine Vidal
Directeur des productions : Didier Dekeyser
Responsables tournages et rushes : Patrick Langenfeld Voir Patrick Langenfeld dans l'index et Thierry Gazaud Voir Thierry Gazaud dans l'index
Responsable postproduction : Guillaume Parent Voir Guillaume Parent dans l'index
Etalonnage rushes : Daniel Seguinaud Voir Daniel Seguinaud dans l'index
Technique
Pellicules : Kodak Voir Kodak dans l'index 5219 Voir Kodak VISION3 500T dans l'index T et 5207 Voir Kodak VISION3 250D dans l'index D
Matériel caméra : Panavision Alga Techno, 2 caméras Arricam Lite Voir Arricam Lite dans l'index , 3 perfos Voir Mouvement 3 perforations dans l'index ,
Optiques : série Cooke S4 Voir Cooke Série Cooke S4 dans l'index
Matériel électrique : Transpalux Voir Transpalux dans l'index
Matériel machinerie : Camagrip, KGS Panagrip, Loumasytems
Laboratoire : Eclair Voir Eclair dans l'index
Etalonnage numérique final : Philippe Boutal Voir Philippe Boutal dans l'index


English language

Où Philippe Rousselot, AFC, ASC, parle de son travail...
Etats généraux du cinéma, organisés par la Ficam
Un entretien avec Alain Derobe, stéréographe
Convention collective : l’AFC communique
Lettre ouverte
LTC... José, chef de fabrication, témoigne





