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La production cinématographique en 2016

mardi 2 mai 2017 - Modifié le 2/05

En 2016, la production de films cinématographiques a connu son deuxième niveau le plus élevé depuis 1952. Elle recule très légèrement avec 17 films de moins à 283 films agréés mais demeure à un niveau élevé. Le nombre de films d’initiative française recule de 5,6 % à 221 films. Les premiers et deuxièmes films représentent 51,6% des films d’initiative française en 2016. Le nombre de premiers films d’initiative française diminue pour atteindre 80 titres en 2016 (cinq de moins qu’en 2015), celui des deuxièmes films recule également et s’établit à 34 titres (quatre de moins qu’en 2015).


Hausse des investissements dans la production cinématographique
1 388,50 M€ sont investis dans la production de films en 2016, en hausse de 13,4 % par rapport à 2015 (+164,33 M€). Les investissements dans la production des films d’initiative française progressent de 18,1 % pour atteindre 1 208,79 M€ en 2016. Cette hausse s’explique principalement par la présence dans la production 2016 de deux films à très haut devis : Valérian et la cité des milles planètes, de Luc Besson
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(197,47 M€) et The Lake, de Steven Quale (66,19 M€).

Une production 2016 marquée par l’augmentation des films du milieu
La production 2016 de films d’initiative française est marquée par l’augmentation des films du milieu de 4 M€ à 7 M€. 40 films d’initiative française ont un devis supérieur ou égal à 7 M€ (11 de moins qu’en 2015), 43 ont un devis compris entre 4 M€ et 7 M€ (10 de plus qu’en 2015), 71 ont un devis compris entre 1 M€ et 4 M€ (15  de moins qu’en 2015) et 67 ont un devis inférieur à 1 M€ (3 de plus qu’en 2015).

Un devis moyen à 5,47 M€
Le devis moyen des films d’initiative française progresse de 25 % par rapport à 2015 pour atteindre 5,47 M€ en 2016. Cette hausse est due à la présence de Valérian et la cité des milles planètes, de Luc Besson
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et The Lake, de Steven Quale (66,19 M€) dans la production 2016. Ces films mis à part, le devis moyen des films d’initiative française en 2016 s’élève à 4,32 M€.

124 coproductions internationales avec 40 pays différents
En 2016, le nombre de coproductions internationales s’élève à 124 films (18 de moins qu’en 2015). Les coproductions internationales représentent 43,8 % des films agréés (47,3 % en 2015). Ces films ont été coproduits avec 40 pays différents. Les financements (français et étrangers) alloués aux coproductions internationales reculent de 3,1 % à 541,56 M€.

Une production dynamique de films documentaires et d’animation
La production de films documentaires reste dynamique en 2016. 41 films d’initiative française agréés sont des documentaires (un film de moins qu’en 2015) dont le devis moyen atteint 0,50 M€ (-16,1 % par rapport à 2015). Parallèlement, dix films d’animation d’initiative française sont agréés en 2016 (sept de plus qu’en 2015) avec un devis moyen de 7,26 M€ (-0,5 % par rapport à 2015).

Recul des investissements des chaînes
En 2016, les investissements des chaînes de télévision dans les films agréés diminuent de 16,6 % à 315,04 M€ sur 165 films (26 de moins qu’en 2015). Ceux des chaînes payantes baissent de 13,5 % à 190,39 M€. Elles participent au financement de 152 films agréés en 2016 (16 de moins qu’en 2015). Les investissements des chaînes en clair reculent de 21,1 % et atteignent 124,66 M€. Elles coproduisent et préachètent 105 films en 2016 (30 de moins qu’en 2015). Les nouvelles chaînes de la TNT investissent dans 32 films (deux de moins qu’en 2015) à hauteur de 7,60 M€ (+7,6  % par rapport à 2015) soit 2,4 % des investissements de l’ensemble des chaînes. Les nouvelles chaînes de la TNT mises à part, seules TF1 et Orange investissent davantage dans la production en 2016 par rapport à 2015 (respectivement +4,5 % et +45,9 %). Ces deux chaînes participent notamment à la production de Valérian et la cité des mille planètes, de Luc Besson
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(197,47  M€ de devis).

Une concentration toujours forte des investissements des chaînes privées en clair
Les chaînes privées en clair investissent quasi exclusivement dans des films à devis élevé. 60,5 % des films d’initiative française dans lesquels elles investissent en 2016 ont un devis supérieur ou égal à 7 M€ et 97,4 % un devis supérieur ou égal à 4 M€. Les chaînes publiques investissent dans des films aux devis plus variés. En 2016, 38,2 % des films d’initiative française financés par au moins une chaîne publique en clair ont un devis inférieur à 4 M€, 36,8 % un devis compris entre 4 M€ et 7 M€ et 25 % un devis supérieur ou égal à 7 M€.

Stabilité des soutiens publics
Les financements publics à destination des films d’initiative française (soutien automatique et soutiens sélectifs du CNC
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+ aides régionales) sont stables en 2016 (+0,3  % par rapport à 2015) et s’élève à 83,18 M€. Ces financements représentent 6 % des financements des films agréés en 2016 (6,8 % en 2015). Les aides du CNC
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sont stables à 56,44 M€ (-0,6 % par rapport à 2015). La contribution des collectivités territoriales (y compris apports du CNC
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) recule de 2,4 % pour atteindre 20,87 M€.

Hausse des mandats
En 2016, les mandats d’exploitation (distribution en salles, édition vidéo, exploitation à l’étranger) atteignent 264,25 M€ (+66,6 % par rapport à 2015) pour 207 films (14 de moins qu’en 2015). 43,9 % du total des mandats sont des mandats groupés et 43,1 % des mandats étrangers.

Hausse du nombre de films sans préfinancement de chaînes de télévision
Le nombre de films sans financement de chaînes de télévision augmente en 2016 à 118 films agréés (neuf de plus qu’en 2015). 32,1 % des films d’initiative française se produisent sans chaîne de télévision en 2016, soit 71 films. 80,3 % de ces films ont un devis inférieur à 1 M€ et 52,1 % sont des premiers films.

Recul du nombre de jours de tournage
En 2016 les films de fiction d’initiative française agréés totalisent 6 080 jours de tournage, soit 767 jours de moins qu’en 2015 (-11,2 %). Cette baisse concerne principalement le nombre de jours de tournage à l’étranger, qui recule de 27,3 % à 1 566 jours en 2016. A l’inverse, le nombre de jours de tournage en studio en France progresse de 55,8 % par rapport à 2015 et atteint 282 jours. Ces évolutions traduisent l’impact de la réforme du crédit d’impôt cinéma effectifs en 2016.

(Source CNC
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)

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