J’attendais les téléobjectifs chers à Bertrand Blier, et nous nous sommes retrouvés à filmer en focales courtes, objectifs fixes, avec les plafonds dans le champ. La difficulté était donc de recréer en décors naturels la lumière qui correspond à l’univers très particulier des films de Blier et qu’il est plus facile de construire en studio. En particulier les effets de soleil dans les appartements, et les découvertes en effet nuit en tournage de jour pour lesquelles nous avions préparé un système de filtres et de tulles noirs qui nous permettaient de contrôler la couleur et la densité des découvertes sans perdre de temps.
En extérieur, j’ai constamment mis un filtre polarisant sur la caméra, pour tuer les brillances, et obtenir des couleurs nettes, sans la luxuriance des reflets sur la végétation. On voulait que la nature, au lieu d’être accueillante et protectrice, pèse sur les personnages. Je l’ai aussi utilisé pour enlever les reflets du ciel sur l’eau d’une piscine dont la couleur joue un rôle important dans l’histoire comme vous pourrez le constater. »
François Catonné
Boxes
François Catonné parle de son travail sur "Boxes" de Jane Birkin
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