Lou Jeunet

Réalisation

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Jeanne Lapoirie de Ozon à Ozu

Propos et entretiens

Le paysage cinématographique est mutant. L’importance de bouleversements technologiques incessants n’échappe pas aux techniciens français. Les yeux de la nouvelle génération des « chefs op’ » sont souvent sans visage, quasiment sans voix. Et Jeanne Lapoirie, l’une de ses chefs de file, d’avouer elle-même « ne pas aimer parler de son travail ».
C’est pourtant à elle que nous avons demandé deux ou trois choses. Pour son parcours, symptomatique d’une position de curiosité et d’ambivalence revendiquée.

La directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, AFC, parle de son travail sur "Michael Kohlass", d’Arnaud des Pallières

Les entretiens au Festival de Cannes

C’est pour un deuxième entretien que nous retrouvons Jeanne Lapoirie cette année à Cannes puisqu’elle a éclairé deux films en Sélection officielle sur la Croisette : Un château en Italie, de Valeria Bruni Tedeschi, et Michael Kohlhaas, d’Arnaud des Pallières. Elle évoque ici cette deuxième collaboration avec un réalisateur qui nous avait étonné avec Parc, en 2009. Sur Parc, Jeanne avait créé une lumière assez travaillée et présente. Sur Michael Kohlass, elle sublime la lumière naturelle pour rendre toute la rudesse et l’âpreté de ce scénario. (BB)

Entretien avec Pierre Milon, AFC, à propos du film "La Raison du plus faible" de Lucas Belvaux

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Après avoir collaboré avec Lucas Belvaux sur la Trilogie (Cavale, Après la vie et Un couple épatant) et deux téléfilms, Pierre Milon retrouve le genre polar avec La Raison du plus faible.
Un polar qui commence comme un film de Ken Loach, plutôt à caractère social. Liège est le lieu unique de ce film. D’anciens hauts-fourneaux vont disparaître, les ouvriers se retrouvent au chômage et vont organiser un casse pour voler l’argent de la vente de l’acier faite aux Polonais. Un univers âpre, une image stylisée... Pierre nous parle de son expérience sur ce film.

L’édition 2006 du Festival de Locarno
du 2 au 12 août

Films AFC dans les festivals

Plusieurs films français ou en co-production et photographiés par des membres de l’AFC sont présentés dans le cadre de la section La Piazza Grande :

  • Indigènes de Rachid Bouchareb, photographié par Patrick Blossier
  • La Raison du plus faible de Lucas Belvaux, photographié par Pierre Milon
  • Mon frère se marie de Jean-Stéphane Bron, photographié par Matthieu Poirot-Delpech.
  • Le festival présente une rétrospective de l’œuvre du réalisateur Aki Kaurismäki, et remettra un Léopard d’Honneur à Alexandre Sokourov.

La directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, AFC, parle de son travail sur "120 battements par minute", de Robin Campillo

Les entretiens au Festival de Cannes

Le parcours de la directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, AFC, est balisé par des rencontres avec des réalisateurs très différents, allant de Téchiné à Valeria Bruni Tedeschi, en passant par Ozon, des Pallières ou les réalisateurs israéliens Ronit et Sholmi Elkabetz. Elle a éclairé les deux premiers films du scénariste et monteur de Laurent Cantet, Robin Campillo. Son premier long métrage, Les Revenants, a été adapté pour une série éponyme devenue mythique aussi bien en France qu’aux États-Unis. Après avoir réalisé Eastern Boy, Robin Campillo fait son entrée pour la première fois sur la Croisette avec, en compétition officielle, 120 battements par minute. (BB)

Le directeur de la photographie Pierre Milon, AFC, parle de son travail sur "L’Atelier", de Laurent Cantet

Les entretiens au Festival de Cannes

C’est par une image apparemment simple, discrète, mais surtout évidente que l’on pourrait reconnaître le travail de Pierre Milon, AFC. Il collabore fidèlement depuis une vingtaine d’années avec Robert Guédiguian et Laurent Cantet, Anne Villacèque et Lucas Belvaux. Sortis de l’IDHEC la même année, il tourne avec Laurent Cantet son premier long métrage en 2001, L’Emploi du temps, puis il enchaîne avec Vers le sud, Entre les murs, Foxfire confessions d’un gang de filles et tout dernièrement L’Atelier projeté dans la section Un certain regard de ce 70e Festival de Cannes. (BB)

49 films européens retenus pour les European Film Awards 2006

European Film Awards

La cérémonie des European Film Awards 2006 se déroulera le 2 décembre prochain à Varsovie.
L’EFA (European Film Academy) retient 49 films européens pour participer aux nominations de son édition 2006.
Plusieurs films photographiés par des membres de l’AFC font partie de cette première sélection.

Indigènes de Rachid Bouchareb, photographié par Patrick Blossier, Flandres de Bruno Dumont, photographié par Yves Cape, Le Petit lieutenant de Xavier Beauvois, photographié par Caroline Champetier, Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizé, photographié par Claude Garnier, The Secret Life of Words d’Isabel Coixet, photographié par Jean-Claude Larrieu.

La directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, AFC, parle de son travail sur "Un château en Italie", de Valeria Bruni Tedeschi

Les entretiens au Festival de Cannes

Jeanne Lapoirie débute sa carrière en éclairant des films d’André Téchiné (Les Roseaux sauvages, Les Voleurs). Elle collabore ensuite sur plusieurs films avec François Ozon (Goutes d’eau sur pierres brûlantes, Sous le sable, Huit femmes, Le Temps qui reste et Ricky). Son parcours l’amène à travailler sur des films d’auteurs ou des films particuliers comme My Little Princess d’Eva Ionesco, Les Revenants de Robin Campillo, Independencia de Raya Martin, Parc d’Arnaud des Pallières, La Possibilité d’une île de Michel Houellebecq. C’est pour le troisième long métrage de Valeria Bruni Tedeschi, avec qui elle a travaillé depuis son premier film, Il est plus facile pour un chameau, que nous retrouvons Jeanne qui nous parle de son travail sur Un château en Italie, en Sélection officielle. (BB)

Goya 2006 : Jose Luis López-Linares, prix de la meilleur photographie
pour " Iberia " de Carlos Saura

Les Goya

Lors de la soirée de remise des Goya qui s’est tenue dimanche 29 janvier 2006, The Secret Life of Words, photographié par Jean-Claude Larrieu, AFC, s’est vu décerner le prix du meilleur film. Sa réalisatrice Isabel Coixet a reçu le prix de la meilleure réalisatrice et celui du meilleur scénario. Ce film a remporté cinq prix en tout. The Secret Life of Words a été projeté en avant-première AFC en janvier dernier.

Instantanés du jour, vendredi 19 mai

Les photos du jour

Chez Fujifilm, sur la terrasse du Carlton, le photo call spécial directeurs photo pour Paris Je t’aime. Rencontre Fuji sur la terrasse du Carlton pour "Paris je t’aime" Annick Mullatier et Sandrine Teysson entourées de quelques membres de l’équipe de "Paris je t’aime". De gauche à droite, Jean-Claude Larrieu, AFC, Christopher Doyle, HKSC, Rain Cathy Li, Maxime Alexandre, AIC et Tetsuo Nagata, AFC Rencontre Fujifilm sur la terrasse du Carlton Christopher Doyle, entouré de Rain Cathy Li à (...)

Map of The Sounds of Tokyo
d’Isabel Coixet, photographié par Jean-Claude Larrieu, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Jean-Claude Larrieu filme Tokyo
Jean-Claude Larrieu a développé une longue et fidèle collaboration depuis quatre films avec la réalisatrice catalane Isabel Coixet. Il l’accompagne aujourd’hui en compétition officielle avec un nouveau film tourné entièrement à Tokyo, marquant également pour lui sa première expérience avec la caméra de cinéma numérique Red One…

Entretien avec le directeur de la photographie Pierre Milon, AFC, à propos du film "Les Neiges du Kilimandjaro" de Robert Guédiguian

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Pierre Milon, AFC, a photographié les quatre derniers films de Robert Guédiguian. Déjà sur la Croisette avec L’Armée du crime en 2009, Guédiguian nous offre avec Les Neiges du Kilimandjaro un retour à un style qui a longtemps marqué son cinéma et dont le public se souvient certainement avec Marius et Jeannette.
Inspirés d’un poème de Victor Hugo Les Pauvres gens, Les Neiges du Kilimandjaro mélange les comédiens fidèles des films de Robert Guédiguian – Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan – à ceux de la nouvelle génération : Grégoire Leprince-Ringuet, Anaïs Demoustier, Adrien Jolivet... Avec le port de Marseille et le soleil, bien sûr, en toile de fond !

La directrice de la photographie Jeanne Lapoirie, AFC, parle de son travail sur "Le Procès de Viviane Amsalem", de Ronit et Sholmi Elkabetz

Les entretiens au Festival de Cannes

Après avoir débuté sa carrière de directrice photo sur les films de Téchiné (Les Roseaux sauvages, Les Voleurs), Jeanne Lapoirie éclaire plusieurs films de François Ozon (Goutes d’eau sur pierres brûlantes, Sous le sable, Huit femmes, Le Temps qui reste, Ricky) et de Valeria Bruni Tedeschi (Il est plus facile pour un chameau, Actrices, Un château en Italie). Son parcours l’amène à travailler sur des films très différents, il suffit pour s’en rendre compte de visionner Michael Kholhass, d’Arnaud des Pallières, puis Le Procès de Viviane Amsallem. Pour ce film israélien de Ronit et Sholmi Elkabetz, en sélection à la Quinzaine des réalisateurs, Jeanne Lapoirie nous confie comment elle a abordé son travail en fonction des choix radicaux des deux réalisateurs.

Le directeur de la photographie Pierre Milon, AFC, parle de son travail sur "Une histoire de fou", de Robert Guédiguian

Les entretiens au Festival de Cannes

Depuis une vingtaine d’années, Pierre Milon, AFC, travaille sur les films de Lucas Belvaux, Laurent Cantet, Anne Villacèque et Robert Guédiguian. Il collabore avec ce dernier pour un sixième film Une histoire de fou et ne trahit pas le goût du réalisateur pour les lumières chaudes de Marseille. Guédiguian renoue avec ses origines en s’appuyant sur l’histoire réelle d’un jeune Arménien en 1921. (BB)

Retour sur la Caméra d’or 2018
Par Jeanne Lapoirie, AFC

Festival de Cannes 2018

Il faut commencer par dire que c’est une magnifique expérience que je conseille à tout le monde d’essayer si vous en avez la possibilité. Un grand plongeon dans le cinéma. Moi qui n’allais que très rarement en salles voir des films ces derniers temps - oui, j’ai un peu honte de le dire mais c’est vrai -, ça a été un premier plaisir : voir des films sur grand écran.

5050 pour 2020
Par Jeanne Lapoirie, AFC

Festival de Cannes 2018

J’ai fièrement participé à la très marquante montée des marches de 82 femmes, organisée par le collectif 50/50 pour 2020 en faveur de plus de parité et plus d’égalité (notamment salariale) dans le 7e art. 82 femmes pour incarner les 82 femmes sélectionnées en compétition officielle à Cannes depuis ses débuts contre 1 688 hommes. Avec seulement deux Palmes d’or décernées à des femmes. Très beau texte simple et percutant lu par Cate Blanchett en anglais et repris par Agnès Varda en français.

5050 for 2020
By Jeanne Lapoirie, AFC

Festival de Cannes 2018

I was proud to be one of the 82 women who ascended the steps at Cannes, organized by the 50/50 for 2020 Collective, which is promoting more parity and equality (especially in terms of salaries) in the 7th Art. 82 women to represent the 82 women selected in the Official Competition at Cannes since it began, versus 1,688 men. With only two Golden Palms awarded to women. A very beautiful, simple and moving text was read aloud by Cate Blanchett in English and reprised by Agnès Varda in French.

"Un film se fait tout seul"
Des propos de Jeanne Lapoirie, AFC

Propos et entretiens

A l’occasion de la récente sortie en salles de Michael Kohlhaas, le film d’Arnaud des Pallières que Jeanne Lapoirie, AFC, a photographié, l’hebdomadaire Le Nouvel observateur (17-23 août 2013) et Sophie Grassin ont demandé à la directrice de la photographie de « livrer sa méthode et raconter le tournage du film ».

Nouveau bureau élu au Groupe 25 images

Vie des associations, sociétés et fédérations

Lors de son assemblée générale, qui s’est tenue le 24 juin 2013, le Groupe 25 images a élu son nouveau bureau. A savoir une nouvelle présidence, exercée par Frédéric Tellier et Christophe Andréi, deux vice-présidentes, Sandrine Ray et Adeline Darraux, et un président d’honneur en la personne de Roger Kahane (mort le 30 juin dernier).

Cinematographer Jeanne Lapoirie, AFC, discusses her work on Robin Campillo’s film “120 Beats per Minute”

Les entretiens au Festival de Cannes

The career of cinematographer Jeanne Lapoirie, AFC, has been shaped by her relations with very different directors, from Téchiné to Valeria Bruni Tedeschi, Ozon to des Pallières, and Israeli directors Ronit and Sholmi Elkabetz. She designed the lighting on the first two films by Robin Campillo, Laurent Cantet’s set designer and editor. Her first feature-length film, The Returned, was made into an eponymous television series that has become a legend in both France and the United States. After directing Eastern Boy, Robin Campillo made his début at Cannes in the official competition with 120 Beats per Minute. (BB)

Entre les murs
de Laurent Cantet, photographié par Pierre Milon, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Pierre Milon, AFC, est issu de l’avant-dernière promotion de l’IDHEC (au côté de Dominik Moll entre autres, dont il signera l’image de son premier film Intimité).
Très vite, il se met à travailler en tant qu’opérateur autant sur documentaires que sur court métrage. Le passage à la fiction se fait par l’intermédiaire de Philippe Faucon qui lui confie la lumière de trois téléfilms. Depuis, il a collaboré avec Eric Zonca (Le Petit voleur), Lucas Belvaux (La Trilogie et La Raison du plus faible),ou Robert Guédiguian (Lady Jane).
Il est à Cannes 2008 en compétition officielle avec Entre les murs, son troisième long métrage avec Laurent Cantet.

The Classroom
directed by Laurent Cantet, cinematography by Pierre Milon, AFC

festival de Cannes 2008

Awarded the Palme d’Or at the 2008 Cannes Film Festival

Pierre Milon, AFC, was in the penultimate class of the IDHEC, the French national film school that was the ancestor of the Femis. Among his classmates was director Dominik Moll. Milon lit Moll’s first film, Intimacy.

Milon quickly began working as a cinematographer on documentaries and short films. His transition to fiction came when director Philippe Faucon entrusted him with lighting three television films. Since then he has worked with Eric Zonca (The Little Thief), Lucas Belvaux (The Trilogy and The Right of the Weakest), and Robert Guédiguian (Lady Jane). He came to the Cannes Festival this year with The Classroom, his third feature film with Laurent Cantet.

L’Armée du crime
de Robert Guédiguian, photographié par Pierre Milon, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Directeur de la photo sur le film de Laurent Cantet Entre les murs, Palme d’or 2008, Pierre Milon revient à Cannes pour le film hors compétition de Robert Guédiguian L’Armée du crime. C’est sa troisième collaboration avec le réalisateur-producteur et une nouvelle expérience pour chacun d’eux, avec ce film d’époque et sa foisonnante distribution.
Le film se situe dans le Paris occupé par les Allemands, autour de résistants devenus des héros, partisans étrangers qui vont harceler les nazis pour défendre le pays qu’ils aiment et qui symbolise pour eux la liberté.

Independencia
de Raya A. Martin, photographié par Jeanne Lapoirie, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Raya A. Martin est un jeune réalisateur philippin très remarqué dans les festivals. Un hommage lui était consacré au dernier Festival du Réel. Ses films évoquent l’histoire de son pays sous des formes très expérimentales.
Jeanne Lapoirie l’a rencontré au Festival du documentaire de Marseille (FID) et a été séduite par son film Indio Nacional, un film en noir et blanc, muet, accompagné au piano. Après la lecture du scénario d’Independencia, elle accepte l’aventure d’un film entièrement tourné aux Philippines.