Philippe Noiret

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Le réalisateur Bernard Rapp récemment décédé

In memoriam

Nous avons appris avec émotion la disparition du réalisateur Bernard Rapp, homme de télévision et de cinéma, emporté le 17 août 2006 à la suite une longue maladie. Il était âgé de 61 ans.
C’est également un homme d’élégance et de culture qui vient de nous quitter, ayant incarné au petit écran le sérieux mêlé d’humour caustique, « la pertinence et l’impertinence », comme l’a écrit le journal Le Monde, citant l’expression de l’un de ses confrères.
Bernard Rapp était aussi réalisateur. Nos confrères Romain Winding et Gérard de Battista ont travaillé avec lui.

A bâtons rompus sur le DV
par Lucie Adalid, Louise Courcier et Julien Poupard

Caméras numériques

Trois étudiants du département Image à La femis nous ont proposé récemment de réaliser un entretien entre Jacques Loiseleux et Jean-François Robin.
« Nous avons choisi de les rencontrer pour les deux films qu’ils viennent de tourner dans le format DV : "Les Baigneuses" de Viviane Candas, photographié par Jacques Loiseleux, et "18 ans après" de Coline Serreau, photographié par Jean-François Robin. »

Supervision des effets visuels de " Femme fatale "
par Agnès Sébenne de L’EST

Laboratoires, Postproduction, VFX

Femme Fatale pourrait se définir comme un thriller fantasmagorique, entre rêve et réalité. Pour son premier film tourné en France, Brian de Palma a choisi des décors suggestifs et esthétisants, sublimés par la lumière de Thierry Arbogast : Festival de Cannes, Hôtel Sheraton de Roissy, petite place du quartier de Ménilmontant... Cette dernière devenant presque un personnage du film. C’est dans cet univers qu’évolue Laura, grande et belle braqueuse de haut vol, personnage double.
(...)

Le directeur de la photographie Gérard de Battista, AFC, parle de son travail sur "Thérèse Desqueyroux" de Claude Miller

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Gérard de Battista est le fidèle collaborateur depuis les années 1980 de réalisateurs reconnus. On trouve parmi eux les noms de Gérard Jugnot, Bernard Rapp, Josiane Balasko, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Claude Miller pour le cinéma, Bernard Stora et Serge Moati pour la télévision. Sa collaboration avec Claude Miller a débuté avec La Petite Lili, sélectionné au Festival de Cannes en 2003. Le quatrième film que Gérard vient de terminer avec Claude Miller, Thérèse Desqueyroux, est teinté d’une grande tristesse puisque ce grand amoureux du cinéma vient de nous quitter.
Le personnage éponyme de ce roman le plus célèbre de François Mauriac est interprété par Audrey Tautou et c’est Gilles Lellouche qui endosse le rôle de son mari.

Digimage, nouvel associé
par Gérard de Battista

Nouveaux venus à l’AFC

Digimage a été créé par Denis Auboyer en 1994. C’est la filiale postproduction du groupe LVT/CMC, spécialisé dans le sous-titrage laser et les travaux de laboratoire vidéo.
Depuis 2000, Digimage s’est doté d’une chaîne de postproduction originale, autour des formats haute définition (HDcam et D5), afin de rendre la filiale numérique et donc l’étalonnage numérique plus accessible.

Héritiers de Jean Rouch
par Gérard de Battista

In memoriam

Jean Rouch est mort le 18 février, il y a plus d’un mois maintenant. J’aurais dû écrire quelque chose dans la Lettre du mois de mars, tout de suite après, encore sous le choc.
J’écris rarement. J’ai du mal à poser quatre mots sur un papier pour vous présenter les films au moment de leur sortie, alors là...

Le 27e festival international " Manaki Brothers "
se déroule du 26 septembre au 1er octobre 2006 à Bitola (République de Macédoine)

Films AFC dans les festivals

Organisé par la MFPA (Association macédonienne des professionnels du film), le festival " Manaki Brothers ", du nom des frères Milton and Yanaki Manaki, fête sa 27e édition du 26 septembre au 1er octobre dans la ville de Bitola (Macédoine).
Comme chaque année, ce festival dédié à l’image cinématographique présente en compétition une sélection de 12 longs métrages.

Parmi les films en compétition, deux sont photographiés par des membres de l’AFC : De battre mon cœur s’est arrété de Jacques Audiard, photographié par Stéphane Fontaine, et The Secret Book du réalisateur macédonien Vlado Cvetanovsky, cophotographié par Thierry Arbogast et Bruno Privat.

Le directeur de la photographie allemand Michael Ballhaus recevra le prix spécial Golden Camera 300 couronnant l’ensemble de sa carrière cinématographique.

Palmarès du 27e Festival de l’image " Manaki Brothers "
la " Caméra 300 d’or " attribuée à Stéphane Fontaine, AFC

Films AFC dans les festivals

Lors de la cérémonie de clôture du 27e Festival international de l’image Manaki Brothers qui s’est tenue le 30 septembre à Bitola (Macédoine), le jury présidé par le directeur de la photographie Fabio Cianchetti, a décerné le Grand Prix, la Caméra 300 d’or, à Stéphane Fontaine pour son travail photographique sur le film de Jacques Audiard De battre mon cœur s’est arrêté.

La Caméra 300 d’argent a été décernée au directeur de la photo ukrainien Yury Klimenko pour le film Kosmos kak predchuvstvie (Dreaming of Space) du réalisateur russe Aleksei Uchitel et la Caméra 300 de bronze est allée au jeune directeur de la photo allemand Kolja Brandt pour le film Knallhart (Tough Enough) de Detlev Buk.
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Sven Nykvist
par François Catonné

Sven Nykvist

François Catonné a été premier assistant opérateur de Sven Nykvist sur un film de Roman Polanski Le Locataire et un de Louis Malle Blackmoon. Il nous a fait parvenir le témoignage ci-dessous et quelques photos prises par Bernard Prim et par lui-même.

François Catonné parle de son travail sur "Boxes" de Jane Birkin
Sélection officielle, hors compétition

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Une histoire de boîtes. Les boîtes dans lesquelles nous rangeons nos souvenirs, les boîtes pour les transporter, les boîtes qui restent au milieu du salon attendant d’être, enfin, déballées. Toutes ces boîtes à souvenirs sont mises en scène par Jane Birkin. Une foule d’acteurs pour l’accompagner dans ce voyage, dans le passé, dans le présent. Un lieu unique en Bretagne, une maison de famille, Jane interprétant son propre rôle, dans sa propre maison.
François Catonné l’a également accompagnée dans ce voyage si personnel, si atemporel.

En pensant à Claude Ruellan
par François Catonné

Claude Ruellan

On n’imagine pas l’importance qu’a eue Claude Ruellan pour beaucoup d’entre nous.
Quand j’étais assistant les caméras étaient peu fiables, et il y avait toujours quelque chose qui finissait par clocher dans les réglages. C’était toujours la veille du tournage qu’on découvrait un nouveau pépin, un défaut qui allait forcément mettre le film en péril.

Une Révolution digitale (au doigt et à l’œil)
Par Jean-François Robin, AFC

Billets d’humeur

Comme un vieux grenadier de l’argentique dont j’ai traversé les âges et les aléas pendant près de quarante ans, lorsqu’à la suite de tractations et de décisions imposées par la production de Marius et Fanny, sous des prétextes économiques difficiles à vérifier, on s’est dirigé vers un tournage cent pour cent numérique, j’ai suivi à petits pas, ne sachant pas trop ce qui m’attendait, si j’allais être une victime ou un miraculé des nouvelles technologies (qui à force d’être nouvelles ne le sont plus vraiment).

Director of photography Thierry Arbogast, AFC, discusses his work on "The Family", by Luc Besson
A Mafia boss in Normandy

Entretiens avec des directeurs de la photographie

For his first project filmed inside the Cité du cinéma, Luc Besson decided to make an adaptation of Tonino Benacquista’s novel depicting a reformed New York ‘godfather’ forced to live under a false identity in the Normandy countryside. A mix of comedy and film noir that is largely carried by the presence of a cast that would make even the largest Hollywood studios jealous (Robert De Niro, Tommy Lee Jones, and Michelle Pfeiffer). Here, along with Thierry Arbogst, AFC, who regularly works alongside Besson, we take a look at this film’s approach to visuals and filming in studio. (FR)

A Amiens, une belle semaine de cinéma
Par Gérard de Battista, AFC

Caméflex 2013

Huit films en compétition cette année, et deux récompensés. Le Grand prix à Leçons d’harmonie, d’Emir Baigazin (Kazakhstan), un premier film très fort, portrait d’un adolescent secret et mal dans sa peau venu d’un monde rural pauvre et rude, confronté dans un collège aux brimades et à la violence des petits chefs de clans et à l’autorité semi-militaire de l’institution.

At Amiens, a lovely week of cinema
By Gérard de Battista, AFC

Caméflex 2013

Eight films were in competition this year, and two received an award. First prize went to Harmony Lessons by Emir Baigazin (Kazakhstan) for a very strong first movie portraying a secretive and awkward adolescent from a poor, hardscrabble, rural background who is confronted with bullying and violence from both the little chieftains and the semi-military authority structure of his middle school.

Bernard Zitzermann, "un type bien"
Par Jean-François Robin, AFC

Bernard Zitzermann

Lorsqu’un de nos "collègues" disparaît, il est de bon ton d’écrire une espèce "d’oraison", comme le faisait Bossuet. Nous n’avons pas le talent de Bossuet et le propos n’est pas de briller. Mais simplement de dire, comme moi, qui ai peu de souvenirs de Zizi, que ce souvenir qu’il a laissé dans ma mémoire n’est que rire, sympathie et chaleur.

Avec René Féret sur "La Communion solennelle", son chef-d’œuvre
Par Jean-François Robin, AFC

René Féret

En 1976, on était jeune et beau, circonstance idéale pour tourner La Communion solennelle, un film écrit et réalisé par René Féret. Titre on ne peut plus juste, car ce tournage fut justement une intense communion. Une communion parfaite entre le cinéma, cette histoire de famille, exact reflet de l’Histoire, une équipe animée d’un vrai appétit d’images et de sons, et l’enthousiasme débordant d’un metteur en scène.

Cinematographer Thierry Arbogast, AFC discusses his work on Atiq Rahimi’s “The Patience Stone (Syngue Sabour)”
By François Reumont

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Thierry Arbogast, AFC is best known for his more than twenty-year-long collaboration with director and producer Luc Besson that began with La Femme Nikita in 1990. But he was also the director of cinematography of The Horseman on the Roof by Jean-Paul Rappeneau, The Crimson Rivers by Mathieu Kassovitz, and Ridicule by Patrice Leconte. In The Patience Stone, he accompanied writer Atiq Rahimi in the screen adaptation of his novel, which was awarded the Goncourt Prize in 2008.

Chris Marker left us What do you mean, you never know ?
By Gérard de Battista, AFC

Chris Marker

May 1985, filming Level Five on Okinawa, Japan’s southernmost island. Extremely small team : Marker and me, him with a Walkman-style tape recorder modified by Antoine Bonfanti, and me with an Arri 16 SR, a Zeiss 11-110mm zoom lens, a backpack containing a magazine, film, and changing bag.

Où Claude, Evelyne et bien d’autres cessèrent de se languir au fond d’une boîte à chaussures...
par Eric Dumage, AFC, et Jean-Noël Ferragut, AFC

Actualités AFC

Le hasard fait parfois bien les choses. Nous sommes un dimanche soir, juste avant la fermeture du dernier Salon des vieux papiers – il s’est tenu en février, pour la première fois cette année sous la Halle Freyssinet (Paris 13e) –, quand une boîte en carton rectangulaire ne payant pas de mine, à première vue, du genre boîte à chaussures passablement écornée, attire notre attention.
Sur celle-ci, remplie à ras bord d’une pile de petits tirages photographiques (13 x 18 au plus), de toute évidence d’époque, on peut lire, écrit en travers de la main du marchand qui la propose, la mention " Collection Chevereau ". Ça alors !

The AFC present at the IDIFF 2005
by Jean-Noël Ferragut (with the help of Gérard de Battista, Eric Gautier, Willy Kurant, Philippe Ros)

Salons, expositions et conférences techniques

No need, for once, to rush up the steps of the Cannes Festival Palais, dressed like a penguin and adjusting one’s bow tie, in order to attend the 3rd edition of the IDIFF (International Digital Film Forum) which took place from the 2nd to the 4th of February, 2005. All that was needed was an interest, however small, in anything that borders on what has come to be known as « digital cinema ». For this is what IDIFF is about.

Tonino Delli Colli
par François Catonné

Tonino Delli Colli

La première rencontre avec un grand chef opérateur, c’est un moment essentiel dans la vie d’un assistant opérateur. Pour moi ça a été Tonino Delli Colli pour Lacombe Lucien de Louis Malle. Il en imposait tout de suite, mais en même temps pour tout le monde, c’était Tonino. Aucune distance avec ses assistants, et immédiatement une bonne relation avec tout le monde. Un personnage.

Antoine Bonfanti
par Jean-François Robin

Antoine Bonfanti

(Difficile de ne pas écrire " je me souviens " comme le faisait Pérec)

Je me souviens d’Antoine Bonfanti, le premier ingénieur du son que j’aie rencontré dans le cinéma, auréolé d’une gloire toute neuve venue de la Nouvelle Vague. Homme silencieux, aux gestes suggestifs qui réduisaient la parole (la sienne) au minimum, il écoutait. Pour lui la vie n’était que son et bruits qu’il fallait enregistrer.

Je me souviens qu’il aimait bien manger et bien boire. En province, il savait tout des bonnes tables et du bon vin.