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Prestataires de tournage, "Le film français" mène l’enquête

samedi 8 juillet 2017 - Modifié le 8/07

Dans son édition datée du 7 juillet 2017, l’hebdomadaire Le film français publie un dossier d’enquête intitulé "Prestataires de tournage : un ’business model’ en perpétuelle évolution". En introduction, Patrice Carré rappelle que « dans un écosystème redevenu favorable, le modèle reste tendu ».

Une première partie du dossier dresse un état des lieux de quatre maisons historiques de location de matériel destiné à la prise de vues :
- Le groupe Panavision Alga
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qui, issu du mythique Alga d’Albert Viguier – créé en 1950 –, offre aujourd’hui une large gamme de services allant de la prise de vues à la machinerie, la lumière, le transport, entre autres magasin de vente et suivi de rushes.
- Le groupe Transpalux
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, qui, de son métier de base, dès le début des années 1950, la lumière, s’est ouvert à la machinerie avec Car-Grip, devenu Transpagrip
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, et par la suite à la caméra avec Transpacam
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.
- TSF
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Groupe, qui, parti de la location de véhicules, en 1979, s’est orienté vers la machinerie, la vente d’accessoires et de petit matériel, la lumière et la caméra, en reprenant Iris caméra en 1992, est à l’origine de la notion d’offre globale de prestations techniques, tout d’abord pour la télévision puis pour le cinéma.
- Cininter
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, maison de location de lumière depuis 1983, offre depuis des prestations machinerie et véhicules.

Dans une deuxième partie du dossier, Danys Bruyère, Thierry de Segonzac et Olivier Affre
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s’expliquent à la fois sur les conséquences de l’arrivée des « tsunamis successifs » du numérique, les politiques commerciales qui doivent être mises en place face au défi auquel les industries techniques sont confrontées en termes de valeur, de marges, de capacités et taux d’investissement.
Sur le raccourcissement des cycles d’apprentissages et d’investissements relatifs aux nouveaux matériels arrivant sur le marché, nécessitant une veille constante, d’une part, et un apport de conseil et de service aux clients qui peuvent être désorientés par une confusion créée par certains fabricants, d’autre part.
Sur le suivi de tout prestataire en regard des projets qu’il a accepté d’accompagner, avec compréhension et reconnaissance des solutions les mieux adaptées quant au matériel nécessaire.

Après le virage technologique qu’a connu la caméra, c’est le domaine de la lumière que l’éclairage à base de LEDs
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vient bouleverser. Un projecteur à LEDs
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de qualité coûte deux fois et demi plus cher à l’achat que son équivalent fluorescent, par exemple. Mais la LED
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ne cessant de s’améliorer, les prestataires restent encore prudents.
Les évolutions technologiques peuvent aussi se révéler bénéfiques : l’arrivée de caméras à grand capteur et d’optiques 70 mm tend à redonner au spectacle cinématographique la dimension qu’il avait depuis un certain temps perdue, un plus en termes de création et de valeur pour les industries.

Le dossier se termine par ce rappel : si de réduction des marges il est question, les chiffres d’affaires sont quant à eux en hausse de 5 %, du moins entre 2014 et 2015, selon la Ficam
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. Une tendance semblant s’amplifier en 2016 et plus encore en 2017, due à la réforme des crédits d’impôt et aux projets internationaux qui en ont bénéficié.

(Source Le film français, vendredi 7 juillet 2017)


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