Charlie Van Damme
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Et si l’on faisait l’hypothèse d’un monde où la production littéraire devenait graduellement le fait d’un seul pays, en dehors de deux ou trois pôles résiduels dont l’influence limitée irait en diminuant. Il faudrait se demander alors quelle littérature mériterait ce privilège exorbitant, et surtout quels autres univers littéraires il faudrait sacrifier. Et puis imaginer ce moment où la littérature de ce pays, portée par une dynamique mortifère, serait seule à régner : lui resterait-il une autre issue que l’autodestruction ?
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Nous disposons d’objectifs aux performances fabuleuses, quel bonheur ! Nous disposons aussi de séries de filtres très complètes de toutes les couleurs, de toutes natures. Chouette ! J’en ai recensé pas moins de cinquante dans le catalogue d’Alga. Mais pourquoi diable ne sont-ils pas traités anti-reflets ? (...)
La suite de l'articleDécidément on nous gâte : nous voilà confronté à pas moins de quatre prototypes de caméras numériques très haut de gamme qui préfigurent sans doute le cinéma de demain. La Viper, la Genesis, la D 20, l’Origin. J’en oublie peut-être. Des systèmes assez lourds et franchement onéreux dont l’usage ne sera envisageable que sur des productions solidement financées. Parallèlement au développement de ces appareils, les labos font des efforts considérables pour anticiper sur les développements à venir ou tout simplement ne pas rester à la traîne.
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La rubrique remue-méninges commence à prendre consistance et à voler de ses propres ailes.
Trois textes viennent ce mois-ci l’enrichir. L’un d’entre eux mérite un mea culpa.
Le mois dernier, Charlie Van Damme avait pris la peine de rédiger une NDLR pour nous permettre, en rappelant quelques informations basiques, de mieux digérer le Repas de tournage de Diane Baratier et de comprendre l’origine des gargouillis émis par certains projecteurs. Cette note devait prendre place dans ladite rubrique, mais cela n’a pas été fait, par omission. Aucune excuse, si ce n’est une légère surchauffe neuronale due à la préparation du Micro Salon...
Commençons par ce qu’il y a de pire : les gradateurs ou jeux d’orgue.
Un filament tungstène et bobiné sur lui-même, un peu comme un ressort. Une sorte de self donc (mais sans entrefer, heureusement) qui par définition s’oppose au variations de tension . Alimenté en courant alternatif à la tension nominale, c’est miracle qu’on n’entende rien.
Il y a un an, j’étais convié à participer à un colloque universitaire à Jussieu autour du thème " Masques et Lumière ". Je leur ai proposé ce texte, l’idée étant de ramener les considérations de l’aimable assemblée à des choses un peu plus concrètes, premières. Etant donné le contexte de départ, soyez indulgents pour la forme un peu trop didactique à mon goût.
N’hésitez pas à prendre la balle au bond et de vous emparer de vos stylos, ce serait dommage que " Remue-méninges " devienne " La Rubrique à
Charlie " !
Voilà le projet que nous avons concocté, Jean-Jacques Bouhon, Jean-Noël Ferragut et moi : faire vraiment vivre cette rubrique, à la fois sur papier et sur le site de l’AFC. A l’origine, il y avait ce pamphlet, Envisager le cinéma autrement, par lequel je prétendais lancer un mouvement de réflexion qui devait dépasser les considérations sectorielles, strictement structurelles ou techniques, universitaires ou critiques.
La suite de l'articleEmmanuelle Demoris, qui m’a fait parvenir le texte joint ci-dessous, est scénariste et cinéaste documentaire.
Elle a longtemps bourlingué autour du bassin méditerranéen et en particulier en Egypte où elle a réalisé un documentaire qu’elle est en train de monter.
La suite de l'articlela rubrique à Charlie(manifeste envoyé par Charlie Van Damme) Aujourd’hui, en France, il y a 5 280 écrans, quand en 1993 il y en avait 4 272 : soit 1 008 écrans de plus en 10 ans. Cela devrait être une bonne nouvelle pour le cinéma. Et bien non ! Ne soyons pas dupes : ces écrans n’ont pas pour vocation d’offrir plus de diversité ! L’espace et la durée d’exposition des films indépendants sont aujourd’hui de plus en plus réduits, et menacés. Pourtant, ces mêmes films, s’ils sont maintenus dans la durée avec un nombre suffisant d’écrans, trouvent un public et une cohérence économique. L’extrême marginalisation d’un pan entier du cinéma met en danger l’ensemble de la production de films : c’est la création qui est ainsi attaquée, c’est-à-dire le fondement même du système qui permet au cinéma français d’exister.
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Sanpan pour Oniris Productions