<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Afcinema</title>
	<link>http://www.afcinema.com/</link>
	<description>Association Fran&#231;aise des directeurs de la photographie
Cin&#233;matographique</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Afcinema</title>
		<url>http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L144xH74/siteon0-45d6e.png</url>
		<link>http://www.afcinema.com/</link>
		<height>74</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item>
		<title>L'EST a eu en charge les effets visuels d' &quot;Oc&#233;ans&quot; (4&#232;me et dernier &#233;pisode)</title>
		<link>http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6222.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6222.html</guid>
		<dc:date>2010-05-05T10:20:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'EST</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>L'EST</dc:subject>
		<dc:subject>198</dc:subject>

		<description>Respecter les com&#233;diens Ce sera une s&#233;quence de pollution qui suivra ce plan. Il y a d'abord une s&#233;rie d'images cens&#233;es &#234;tre prises par le satellite et qui doivent r&#233;v&#233;ler la pollution. Ce sont des c&#244;tes, des estuaires, des embouchures de fleuves desquels se d&#233;verse, dans la mer, une mati&#232;re noire inqui&#233;tante. La g&#233;ographie doit &#234;tre imaginaire, on ne veut pas stigmatiser particuli&#232;rement telle ou telle partie du monde, que ses habitants pourraient reconna&#238;tre. Ce seront donc des &quot; matte paintings &quot;, (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-L-EST,282-+.html" rel="tag"&gt;L'EST&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-198-+.html" rel="tag"&gt;198&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Respecter les com&#233;diens
&lt;br /&gt;Ce sera une s&#233;quence de pollution qui suivra ce plan. &lt;br /&gt;Il y a d'abord une s&#233;rie d'images cens&#233;es &#234;tre prises par le satellite et qui doivent r&#233;v&#233;ler la pollution. Ce sont des c&#244;tes, des estuaires, des embouchures de fleuves desquels se d&#233;verse, dans la mer, une mati&#232;re noire inqui&#233;tante.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La g&#233;ographie doit &#234;tre imaginaire, on ne veut pas stigmatiser particuli&#232;rement telle ou telle partie du monde, que ses habitants pourraient reconna&#238;tre. Ce seront donc des &quot; matte paintings &quot;, que nous confions &#224; Christophe Courgeau chez Mikros. L'id&#233;e est qu'une sorte &quot; d'effet radar &quot; pr&#233;c&#232;de et surtout r&#233;v&#232;le visuellement le d&#233;versement de la mati&#232;re noire. Contre toute attente, cet effet &quot; radar &quot;, qui aurait pu faire l'objet de nombreux essais, sera trouv&#233; tr&#232;s vite par Hugues Namur. La mati&#232;re noire elle-m&#234;me sera plus compliqu&#233;e &#224; trouver. Elle sera un peu filandreuse, en mouvement tr&#232;s lent, cens&#233;e suivre les courants marins, virant bri&#232;vement au vert fluo au passage du radar.
&lt;br /&gt;Cette fois, on invente compl&#232;tement quelque chose. &lt;br /&gt;Je suis surpris que cette id&#233;e aille au bout, alors qu'elle ne repose pas sur une base r&#233;aliste ou scientifique. Partout ailleurs, le film est bard&#233; de cautions et pr&#233;cautions, encadr&#233; par toutes sortes de scientifiques, biologistes et oc&#233;anographes. Et l&#224;, nous sommes libres et l&#233;gers d'inventer une imagerie satellitaire totalement fantaisiste. Peut-&#234;tre que c'est parce que cela fonctionne dans le film, tout simplement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La s&#233;quence qui suit imm&#233;diatement va requ&#233;rir, elle aussi, notre intervention. C'est la continuit&#233; de la s&#233;quence de pollution. &lt;br /&gt;Il y a une ligne rouge que Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont d&#233;fini d&#232;s le d&#233;part et que nous n'avons jamais franchie : pas question d'avoir recours aux trucages pour des plans naturalistes, si cela doit nous conduire &#224; modifier ou remplacer les actions des animaux, ou les animaux eux-m&#234;mes. Tout ce qui montre la vie animale sous-marine devait &#234;tre parfaitement r&#233;el. Un seul trucage, qui aurait d&#233;rog&#233; &#224; cette r&#232;gle, pouvait jeter le soup&#231;on sur tout le film, et d&#233;cr&#233;dibiliser des ann&#233;es d'efforts pour obtenir ces sc&#232;nes incroyables tourn&#233;es dans des conditions extraordinaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si nous nous sommes autoris&#233;s le recours &#224; l'image de synth&#232;se dans les sc&#232;nes de la Galerie des esp&#232;ces disparues, de la Plan&#232;te hologramme, ou du Satellite, c'est parce que ces s&#233;quences rel&#232;vent de la partie &quot; fiction &quot; du film.
&lt;br /&gt;Mais il existe une autre r&#232;gle pour les Jacques, qu'ils entendent respecter : aucun animal ne sera maltrait&#233; pour les besoins du film. Fut-ce une sardine. &lt;br /&gt;Ici, nous voulons voir une otarie qui se fraye un chemin dans une eau poubelle, dans un port industriel. On esp&#233;rait quelque chose de vraiment sale. L'otarie a &#233;t&#233; tourn&#233;e, mais pas au milieu d'autant d'ordures qu'il aurait fallu. Les biologistes se sont refus&#233;s &#224; l'amener dans un tel environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La postprod ne modifiera pas fondamentalement l'action : l'otarie nage pour de bon entre un vieux caddie et quelques vieux pneus. Cela manque juste un peu de d&#233;chets. Nous allons rajouter de la salet&#233;. C'est &#224; Mikros que nous confions cette t&#226;che. Ce n'est pas si facile, il n'y a aucun rep&#232;re de &quot; tracking &quot;, la cam&#233;ra sous-marine est en mouvement, les objets aussi. Pour l'&#233;quipe de 3D, plus habitu&#233;e &#224; faire de belles voitures, c'est un peu une premi&#232;re que d'avoir &#224; fabriquer des vieilles cagettes, une chaussure en plastique us&#233;e, une carcasse de camionnette, etc. Il faut aussi soulever des nuages de poussi&#232;re noire au passage de l'otarie, et incruster une usine derri&#232;re la ligne de surface des eaux. C'est un r&#233;glage fin qui n&#233;cessitera de nombreux allers-retours, entre cr&#233;dibilit&#233; de la situation, r&#233;alisme des objets et de leurs mouvements, et volont&#233; de noircir le trait. Au final, c'est indiscernable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une prescription du m&#234;me ordre (ne pas maltraiter les animaux) nous am&#232;nera &#224; intervenir sur les sc&#232;nes de surp&#234;che, qui ont &#233;t&#233; tourn&#233;es en partie avec des &quot; animatronics &quot;. Massacre des dauphins (pris dans un filet et remont&#233;s au grappin), p&#234;che des requins (qu'on rel&#226;che vivants apr&#232;s leur avoir coup&#233; queue et ailerons), ou harponnage de baleine (par de soi-disant bateaux scientifiques), il faut &#233;voquer ces sc&#232;nes plus que les montrer.
&lt;br /&gt;Les &quot; animatronics &quot;, fabriqu&#233;s en Australie, sont tr&#232;s r&#233;alistes. Le d&#233;bat, l&#224; aussi, est fin, entre la volont&#233; de toujours conserver le point de vue des animaux (on ne sort jamais de l'eau), une sorte de pudeur &#224; ne pas inutilement montrer la violence, et la n&#233;cessit&#233; de d&#233;noncer par l'image (sans commentaire) des pratiques cruelles et g&#233;n&#233;ratrices de d&#233;s&#233;quilibre. Notre intervention se limitera (mais ce n'est pas aussi facile que cela en a l'air) &#224; effacer des c&#226;bles et renforcer le sang.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le harponnage de la baleine, on a longtemps tergivers&#233;, fallait-il le montrer ou non. Le choix a finalement &#233;t&#233; d'assumer la sc&#232;ne. Sur un plan de baleine tourn&#233;, Hugues a rajout&#233; un harpon de synth&#232;se et son filin, ainsi qu'un nuage de sang. Sur un plan de l'avant du bateau vu depuis l'eau, &#224; peine lisible, il a incrust&#233; le trouble dans l'eau provoqu&#233; par le d&#233;part du harpon. L'id&#233;e est de rester le plus discret et elliptique possible, et de ne surtout pas toucher aux animaux eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Montrouge, la fin r&#233;siste, printemps 2009&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Au bout d'un certain temps, d&#232;s que l'&#233;talonnage num&#233;rique a commenc&#233;, les pr&#233;sentations de plans truqu&#233;s ne se sont plus faites qu'en projection sur grand &#233;cran, chez Digimage. On s'est rendu compte en effet que les pr&#233;sentations au montage, sur moniteurs pas toujours calibr&#233;s, devenaient contre-productives d&#232;s que les trucages &#233;taient suffisamment avanc&#233;s pour qu'on puisse commencer &#224; juger de rendu, de couleur, de texture.
&lt;br /&gt;De bonne gr&#226;ce, l'&#233;quipe de Digimage int&#232;gre nos plans dans la confo, et Laurent Desbru&#232;res les pr&#233;-&#233;talonne avec Luciano avant l'arriv&#233;e des Jacques. On les regarde donc dans la continuit&#233; du film, avec le son, dans la r&#233;solution d&#233;finitive, et en projection. Une fois par semaine pendant plusieurs mois. C'est un confort que je vais regretter sur les prochains films.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Digimage a r&#233;cemment int&#233;gr&#233; Def2Shoot, soci&#233;t&#233; de trucages, et c'est tout naturellement que nous commen&#231;ons &#224; leur confier des plans &#224; truquer. Au d&#233;part, &#233;tant donn&#233; le contexte de re d&#233;marrage dans lequel ils se trouvent, nous commen&#231;ons par les plans de retouche sur la partie normale du film. Ces trucages, dont la n&#233;cessit&#233; se fait souvent jour au fil du montage, puis m&#234;me &#224; l'&#233;talonnage, vont b&#233;n&#233;ficier de la proximit&#233; de Def2Shoot avec Digimage. &lt;br /&gt;Mais ce ne sont pas des plans spectaculaires, car il y a cette ligne rouge &#224; ne pas franchir.
Les trucages sur les parties documentaires du film se sont donc limit&#233;s &#224; &#233;liminer les parasites ou les d&#233;fauts de l'image : &quot; flares &quot;, effets de seuil, rayures, gouttes d'eau sur les optiques, stabilisations du cadre, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacques Perrin et Jacques Cluzaud veulent que la cam&#233;ra soit invisible. &lt;br /&gt;La pr&#233;sence du hors champ et de l'op&#233;rateur est souvent induite par de tous petits indices, comme par exemple une goutte d'eau sur le verre optique. M&#234;me dans une s&#233;quence de temp&#234;te en mer comme vous ne l'avez jamais vue, il faudra l'effacer. Au final, sur un film de cette ampleur et avec cette exigence de perfection, cela repr&#233;sente un tr&#232;s grand nombre de plans &#224; passer au nettoyage. Nous avons tous parfois &#233;t&#233; sceptiques devant une ou l'autre de ces demandes. En voyant le film fini en projection, je me suis rendu compte &#224; quel point c'&#233;tait important, essentiel. Cela nous &#233;vite de sortir du film. Cela contribue &#224; la majest&#233; de l'image, &#224; sa dignit&#233; m&#234;me en quelque sorte. Ce film est un op&#233;ra visuel. Aucune fausse note n'est possible.
&lt;br /&gt;L'&#233;talonnage doit r&#233;pondre au m&#234;me degr&#233; d'exigence : le raccord des eaux en particulier est un v&#233;ritable casse-t&#234;te. D'un plan &#224; l'autre, suivant l'axe cam&#233;ra par rapport au soleil, ou suivant la profondeur (&#224; un m&#232;tre pr&#232;s), et bien entendu suivant le lieu de tournage ou l'&#233;poque dans l'ann&#233;e, les fonds marins n'ont pas les m&#234;mes couleurs ni textures. On apprend encore de nouveaux mots : la turbidit&#233; de l'eau, par exemple...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laurent multiplie les &quot; caches patates &quot;. Dans l'eau, les gammes de saturations sont tr&#232;s r&#233;duites. Impossible souvent de faire appel au Key pour extraire un cache. S'ils sont faits &#224; l'&#233;talonnage, les caches manuels demandent des heures de &quot; tracking &quot; et sont mangeurs de temps de calcul, sur un outil cher et pas tout &#224; fait parfaitement adapt&#233; &#224; cette t&#226;che. &lt;br /&gt;Nous avions pr&#233;vu un dispositif qui pouvait le soulager de ce travail fastidieux. B&#233;reng&#232;re l'avait appel&#233; le plan &quot; Trucaches &quot;.
&lt;br /&gt;Avec Fred Moreau, qui vient de rejoindre l'&#233;quipe de Def2Shoot, nous mettons en place ce dispositif : une petite &#233;quipe s&#233;par&#233;e de &quot; rotoscopeurs &quot;, pr&#234;ts a intervenir en parall&#232;le de l'&#233;talonnage. Une sorte de commando. A la demande de Laurent et au fur et &#224; mesure de l'&#233;talonnage, ils peuvent produire pour lui des caches manuels (dits &quot; couches alpha &quot;), dans un d&#233;lai maximum de 24 &#224; 48 heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On doit v&#233;rifier que le tout nouveau Resolve (qui remplace le Lustre dans la deuxi&#232;me salle) peut int&#233;grer les couches alpha, qu'il sait les lire et les associer &#224; un plan comme il fait avec ses propres caches. &lt;br /&gt;Apr&#232;s quelques r&#233;glages, le dispositif est op&#233;rationnel. Le but est que l'&#233;talonneur, lorsqu'il sent qu'un plan va lui demander trop de temps, s'interrompe, envoie le plan &#224; l'&#233;quipe des &quot; Trucaches &quot; et passe au plan suivant en attendant de recevoir les caches qu'il a demand&#233;s. &lt;br /&gt;B&#233;reng&#232;re met en place une routine partag&#233;e de gestion du travail sp&#233;cifique, qui permet de suivre et contr&#244;ler le travail au jour le jour.
&lt;br /&gt;L'&#233;talonnage sera tr&#232;s long. La m&#233;thode sera la m&#234;me que pour tout le reste du film : it&#233;rative. Une grosse pr&#233;paration, ici sous la direction de Luciano Tovoli et sous l'&#339;il vigilant de Philippe Ros ; puis une s&#233;rie d'approches successives sous la direction de Jacques Cluzaud, permettant d'affiner les choix, qu'ils feront finalement ensemble avec Jacques Perrin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit &#224; petit, la participation de Def2Shoot va augmenter, jusqu'au moment o&#249; nous leur confions un plan tr&#232;s complexe qui va requ&#233;rir &#224; lui seul plusieurs semaines de travail.
&lt;br /&gt;Au d&#233;part, il y a un plan extraordinaire, mais avec un gros d&#233;faut.
&lt;br /&gt;Nous sommes en plein oc&#233;an, quelque part au large. Une baleine &#233;merge des profondeurs sous la cam&#233;ra, &#224; quelques centim&#232;tres. Elle prend de l'air, lance un puissant jet de son &#233;vent presque sur la cam&#233;ra et plonge. Cette prise de vues &#233;tonnante a &#233;t&#233; possible gr&#226;ce &#224; un des outils d&#233;velopp&#233;s pour le film, la grue Thetys, install&#233;e sur un zodiac, avec compensation de roulis et t&#234;te gyrostabilis&#233;e. Cet machinerie &#233;tonnante a permis nombre de plans spectaculaires. Mais dans ce plan pr&#233;cis, l'ombre de la grue et de la cam&#233;ra se projette sur le dos de la baleine, bien visible, au milieu du cadre. Elle glisse sur la peau luisante de l'animal. Jacques Cluzaud nous montre le plan : si on peut &#233;liminer cette ombre, ce plan est totalement fabuleux.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6600 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH346/Grue_Thetys_540-95977.jpg' width='520' height='346' alt='JPEG - 144.3 ko' style='height:346px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6600 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La grue Thetys mont&#233;e sur un Zodiac&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6600 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo Fran&#231;ois Sarano&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si on ne peut pas &#233;liminer l'ombre, ou m&#234;me s'il reste une moindre g&#232;ne due &#224; un effacement imparfait, ils ne mettront pas le plan dans le film.
&lt;br /&gt;La solution simple, souvent utilis&#233;e pour les effacement d'ombres, consiste &#224; &quot; rotoscoper &quot; (d&#233;tourer) la forme de l'ombre pour la traiter s&#233;par&#233;ment en &#233;talonnage du reste de l'image, afin de la faire raccorder (&#233;talonnage diff&#233;rentiel par zone).
&lt;br /&gt;Une premi&#232;re s&#233;rie de tests montre que cela ne marche pas. La densit&#233; est trop forte dans la partie &quot; ombre &quot;, l'image a perdu beaucoup de ses informations essentielles et le r&#233;&#233;talonnage, s'il est th&#233;oriquement possible en densit&#233;, ne peut pas faire raccorder les textures d'image (mont&#233;e de grain, diff&#233;rence de saturations, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La solution compliqu&#233;e consiste &#224; remplacer la peau de la baleine, dans les parties &quot; ombres &quot;, par la m&#234;me peau prise dans des images o&#249; elle est correctement expos&#233;e. L'ombre se d&#233;place en effet sur le dos de la baleine, et elle n'est pas toujours au m&#234;me endroit. Il y a, du moins en th&#233;orie, la possibilit&#233; de reconstituer une peau de baleine &quot; propre &quot;, &#224; partir de toutes les images du plan. Une sorte de puzzle. En th&#233;orie.
&lt;br /&gt;Avec Arnaud, nous nous inqui&#233;tons. On sait que l'effacement ne doit pas laisser de traces. Les tests se succ&#232;dent, des difficult&#233;s nouvelles apparaissent. Fred Moreau met du renfort. Nous savons que cela d&#233;passe les moyens pr&#233;vus au d&#233;part, mais il faut aller au bout. Nous nous sommes embarqu&#233;s et maintenant on ne peut plus reculer. Apr&#232;s un certain d&#233;lai, l'hypoth&#232;se de remplacer ce plan par un autre dans le montage, envisageable au d&#233;but, devient de plus en plus compliqu&#233;e. (Nous devons tenir compte de tous nos camarades qui travaillent en parall&#232;le sur le montage, &#224; l'&#233;talonnage, au montage son, sur la musique, puis au mixage, etc. Il y a un point de non-retour.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s quelques semaines, le r&#233;sultat est l&#224;. &lt;br /&gt;Ce fut un &#233;norme travail qui au final consista a reconstituer le dos de la baleine, avec la texture issue d'un &quot; puzzle &quot; de toutes les images dans lesquelles il y un peu de peau sans ombre. Un d&#233;veloppement sp&#233;cifique aura &#233;t&#233; n&#233;cessaire &#224; cette reconstitution. Il a aussi fallu refaire les coulures d'eau et les reflets du ciel. L'effacement est quasiment parfait, mais bizarrement, je me demande si le plan nettoy&#233; n'est pas moins impressionnant que l'original. Cette ombre, totalement d&#233;plac&#233;e, &#233;tait un &#233;l&#233;ment fort de l'image. Il y avait une focalisation sur l'exploit. Un surgissement inattendu de la technologie dans l'image. Une confrontation, dans une seule image, entre deux univers antinomiques : la fiction et le documentaire, le studio et le reportage. Toutes choses contradictoires avec le principe m&#234;me du film, mais qui donnaient sans doute &#224; ce plan isol&#233; une partie de la force qui m'avait s&#233;duit. Comme pour d'autres plans sur lesquels on a effac&#233; une goutte d'eau ou un &quot; flare &quot;, on a constat&#233; que la pr&#233;sence d'un d&#233;faut, en attirant l'attention, d&#233;tourne le regard. Une fois le d&#233;faut disparu, on voit le reste. Et le plan change. Celui-l&#224; reste impressionnant. Mais vous devriez voir l'original. Le plan est l&#224; et garde sa place dans le film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, sur la Plan&#232;te hologramme, l'&#233;quipe de Buf avait multipli&#233; les modifications, propositions : vitesse de rotation, mouvement des nuages, nuances de la mer, reflets du soleil, etc. Jacques et Jacques, eux aussi, avaient propos&#233; force id&#233;es d'am&#233;liorations. Chaque &#233;tape &#233;tait meilleure. A chaque modification propos&#233;e, nous &#233;tions certain que la prochaine &#233;tape serait la bonne. Pourtant, &#224; chaque fois, un l&#233;ger regret subsistait. C'&#233;tait ind&#233;finissable.
&lt;br /&gt;On ne pouvait pas dire que la terre n'&#233;tait pas belle, ni que l'int&#233;gration dans le d&#233;cor ne f&#251;t pas r&#233;ussie, mais Jacques Perrin n'avait pas ressenti l'&#233;motion qu'il cherchait. Il faisait la comparaison avec l'autre plan de la terre, le plan du satellite, qu'il trouvait somptueux et enthousiasmant.
J'avais l'impression de trainer comme un boulet la mauvaise impression de la premi&#232;re pr&#233;sentation. Il y avait toutefois, bien entendu, une raison plus profonde, que nous ne parvenions pas &#224; formuler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me venait-il seulement du rendu de la terre ou tenait-il aussi de la situation dans laquelle nous l'avions mise ? Cette terre &#233;tait-elle un objet mus&#233;ographique, comme le sugg&#233;rait le d&#233;cor dans lequel elle se trouvait ? Ou bien ne serait-ce pas plut&#244;t la vraie terre que nous observions depuis la terrasse d'une station spatiale ? Ou encore cette s&#233;quence ne devait-elle pas s'affranchir tout simplement de tout besoin de justification et assumer son onirisme ? Longtemps nous n'avons pas su lever ces ambivalences. &lt;br /&gt;Au final, &#233;tant donn&#233; la place de cette s&#233;quence dans le film, et alors que la terre devait symboliser un espoir, notre version de la s&#233;quence semblait plut&#244;t encore &#233;voquer la vie emprisonn&#233;e, la nature remplac&#233;e par sa repr&#233;sentation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps a pass&#233; sans que nous ne parvenions &#224; identifier le malaise. On a &#233;puis&#233; les id&#233;es de modifications, satur&#233; le potentiel d'am&#233;liorations, trouv&#233; &quot; satisfaisant &quot; le r&#233;sultat (mais est-ce que satisfaisant est suffisant ?), et finalis&#233; la s&#233;quence en l'&#233;tat. &lt;br /&gt;En juillet, le film est cens&#233; &#234;tre fini. Trucages livr&#233;s, &#233;talonnage termin&#233;. La sortie du film est pr&#233;vue fin octobre.
&lt;br /&gt;Pour la f&#234;te de fin de film, nous voyons une copie avec tous les trucages, dont la s&#233;quence de la Plan&#232;te hologramme finalis&#233;e.
&lt;br /&gt;Pour des raisons de pure distribution, la sortie est repouss&#233;e au 27 janvier.
&lt;br /&gt;Nous savons alors que, gr&#226;ce &#224; ce d&#233;lai suppl&#233;mentaire, nous allons pouvoir retravailler la s&#233;quence de la Plan&#232;te hologramme. Jacques nous le demande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derni&#232;re ligne droite, automne 2009&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Je propose qu'on travaille sur une terre s&#233;par&#233;e, hors contexte (sans le d&#233;cor, ni les personnages), pour voir si l'on peut produire une image de terre, avec les autres contraintes (cadre, angle, lumi&#232;re) qui r&#233;ponde mieux aux attentes de Jacques. &lt;br /&gt;Ensuite, si c'est le cas, on la confrontera &#224; son environnement.
&lt;br /&gt;Cette proc&#233;dure me semble intuitivement p&#233;dagogique et j'esp&#232;re y trouver une r&#233;ponse.
Nous allons partir sur cette id&#233;e, mais Buf demande deux semaines d'interruption d&#233;but ao&#251;t. Tout le monde va r&#233;fl&#233;chir s&#233;par&#233;ment et on convient de se retrouver &quot; &#224; la rentr&#233;e &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pars une semaine en mer. Au retour, je montre la s&#233;quence &#224; quelques personnes de confiance, eux-m&#234;mes truqueurs. Tous ont la m&#234;me r&#233;action : la terre pourrait certes &#234;tre diff&#233;rente, on pourrait en imaginer de nombreuses autres, mais celle-ci est plut&#244;t belle.
&lt;br /&gt;Puisque malaise il y a, cela peut aussi venir du rapport entre la terre et son environnement.
Olli m'apprend que Jacques et Jacques sont arriv&#233;s d'une certaine fa&#231;on &#224; la m&#234;me conclusion. Force &#233;tait de constater que le concept avait &#233;volu&#233; et qu'il y avait une sorte de hiatus entre les deux &#233;l&#233;ments principaux de l'image. L'environnement souterrain, s'il correspondait bien au concept initial (un tunnel sous la mer, en continuit&#233; avec l'aquarium), finissait par &#234;tre contradictoire avec cette envie de terre magnifi&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la s&#233;quence de la Galerie des esp&#232;ces disparues, nous avions insensiblement fait &#233;voluer, sous la direction de Jean Rabasse, le rendu vers moins de noirceur, et c'&#233;tait possible parce que le d&#233;cor &#233;tait fait en synth&#232;se.
&lt;br /&gt;Pour la Plan&#232;te hologramme nous &#233;tions rest&#233;s mentalement enferm&#233;s dans une sorte de tabou. Il y avait au d&#233;part des pr&#233;suppos&#233;s : &#233;clairage frontal de la terre, pas de mouvement du soleil, pr&#233;sence justificative du d&#233;cor. Nous n'avons pas remis en cause ces pr&#233;suppos&#233;s alors que nous ne parvenions pas &#224; aboutir en les respectant. Une forme d'ent&#234;tement. Un refus de constater l'impasse. Une volont&#233; d'y arriver quand m&#234;me, contre toute &#233;vidence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallait maintenant se rendre &#224; la raison : nous avions essay&#233; de respecter nos propres contraintes sans parvenir &#224; l'harmonie recherch&#233;e. Il fallait maintenant remettre tout &#224; plat et se lib&#233;rer l'esprit.
&lt;br /&gt;Jacques Cluzaud nous permet de repartir, en introduisant l'id&#233;e du plan&#233;tarium, une simulation de l'espace, un lieu &#224; fond perdu, peupl&#233; d'&#233;toiles lointaines. Au del&#224; de ce concept, quelle que soit la cr&#233;dibilit&#233; mus&#233;ographique qu'il induit, on cherche une image forte. Jacques Perrin veut aussi recentrer la s&#233;quence sur Lancelot. Le film va subir encore quelques modifications de montage et cette s&#233;quence est maintenant encore plus proche de la fin. Le moment fort doit tourner autour du gros plan de l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous partons d'un plan large de ciel &#233;toil&#233;. La terre &#233;merge de l'obscurit&#233; par le jeu d'un &quot; lever de soleil &quot; qui l'illumine progressivement jusqu'&#224; nous &#233;blouir. Jacques et Lancelot sont dans le plan, tr&#232;s large. Ils s'avancent vers la terre sur la passerelle qui appara&#238;t suspendue dans l'espace. Pas de cadre, pas de d&#233;cor. Seulement une image. &lt;br /&gt;Dans le gros plan qui suit, sur Lancelot, tout est dans son regard. &lt;br /&gt;La suite est reprise de l'ancienne version, mais elle coule soudain de source. &lt;br /&gt;Nous tenons enfin cette s&#233;quence. Elle est &#233;mouvante et prend tout son sens dans le film.
En quatre semaines, sans allers retours, cette nouvelle version s'impose, in extremis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'importe lequel d'entre nous aurait pu faire cette proposition beaucoup plus t&#244;t. Sans doute l'avions-nous tous, dans l'&#233;quipe, en gestation dans l'esprit, pr&#234;te &#224; surgir. Mais il fallait combattre ses propres pr&#233;jug&#233;s, affronter l'id&#233;e de l'abandon de la s&#233;quence, remettre en cause la prescription. &lt;br /&gt;Il fallait que Jacques Perrin lui-m&#234;me nous en lib&#232;re. &lt;br /&gt;Il a fallu aussi que Jacques Cluzaud formule simplement un nouveau concept, suivant sa m&#233;thode qui est efficace : avancer une id&#233;e, une option, dont il sait qu'elle ne sera pas n&#233;cessairement retenue en l'&#233;tat, mais dont il pense qu'elle fera &#233;tape vers l'objectif.
Il fallait un peu de temps aussi pour ouvrir des yeux neufs sur notre propre travail. &lt;br /&gt;Nous avons eu de la chance.
&lt;br /&gt;Une chance incroyable de travailler sur ce film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Lire ou relire les pr&#233;c&#233;dentes chroniques :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;- &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets.html' class='spip_in'&gt;Episode 1&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;- &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6094.html' class='spip_in'&gt;Episode 2&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;- &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6161.html' class='spip_in'&gt;Episode 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'EST a eu en charge les effets visuels d' &quot;Oc&#233;ans&quot; (&#233;pisode 3)</title>
		<link>http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6161.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6161.html</guid>
		<dc:date>2010-04-07T07:43:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'EST</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>L'EST</dc:subject>
		<dc:subject>197</dc:subject>

		<description>Boulevard Ney, Levallois, d&#233;but 2009 Nous avons demand&#233; &#224; Buf Compagnie de travailler sur une autre s&#233;quence, pour un plan &quot; full 3D &quot; (enti&#232;rement en images de synth&#232;se). Il y a une magnifique s&#233;quence de temp&#234;te, tourn&#233;e en Atlantique par Luc Drion. Des plans stup&#233;fiants, sur un navire de la marine nationale, l'Abeille-Bourdon, dans une mer d&#233;cha&#238;n&#233;e. Jacques et Jacques voudraient que, en un seul plan-s&#233;quence, la cam&#233;ra parte de cette mer, en &quot; top-shot &quot; assez serr&#233;, et monte jusque dans l'espace, &#224; (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-L-EST,282-+.html" rel="tag"&gt;L'EST&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-197-+.html" rel="tag"&gt;197&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Boulevard Ney, Levallois, d&#233;but 2009
&lt;br /&gt;Nous avons demand&#233; &#224; Buf Compagnie de travailler sur une autre s&#233;quence, pour un plan &quot; full 3D &quot; (enti&#232;rement en images de synth&#232;se). Il y a une magnifique s&#233;quence de temp&#234;te, tourn&#233;e en Atlantique par Luc Drion. Des plans stup&#233;fiants, sur un navire de la marine nationale, l'Abeille-Bourdon, dans une mer d&#233;cha&#238;n&#233;e. Jacques et Jacques voudraient que, en un seul plan-s&#233;quence, la cam&#233;ra parte de cette mer, en &quot; top-shot &quot; assez serr&#233;, et monte jusque dans l'espace, &#224; travers les couches nuageuses et l'atmosph&#232;re, pour rejoindre un satellite.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, il devait s'agir d'un satellite qui surveille les mouvements des grands animaux marins dans les oc&#233;ans, par le biais des balises que les plongeurs scientifiques parviennent &#224; leur accrocher aux flans.
&lt;br /&gt;Juste derri&#232;re ce plan, nous devions mat&#233;rialiser cette surveillance, en cr&#233;ant une mappemonde sur laquelle se seraient dessin&#233;es les trajectoires des animaux marins porteurs de balises. L'id&#233;e &#233;tait que l'ensemble des oc&#233;ans constitue pour eux un territoire unique, sans fronti&#232;re, sans limite, autres que les zones de p&#234;ches intensives. Jean embauche une de nos graphistes, Mathilde Germi, et propose une imagerie qui pla&#238;t &#224; la mise en sc&#232;ne, entre graphisme et r&#233;alisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans tous les cas, ce grand travelling arri&#232;re &quot; impossible &quot; est le type de plan qu'on nous demande souvent, mais qu'on fait rarement. Sur un film de fiction classique, il s'agit d'un effet de style, une demande du metteur en sc&#232;ne, qui n'est prescrite ni par la narration, ni par aucune n&#233;cessit&#233; di&#233;g&#233;tique. La n&#233;gociation avec la production finit en g&#233;n&#233;ral par en avoir raison. Ici c'est compl&#232;tement diff&#233;rent. Chaque plan d'&lt;i&gt;Oc&#233;ans&lt;/i&gt; est un film en soi. Chaque plan doit raconter une histoire, porter sa propre &#233;motion, cr&#233;er son hors-champ, son univers. Ce plan se justifie comme une transition, une prise de recul, un moment o&#249; on abandonne la pure contemplation de la force et de la beaut&#233; pour d&#233;crypter un instant le dessous des cartes, gr&#226;ce &#224; l'intervention humaine.
&lt;br /&gt;Mais ce plan doit &#234;tre, lui aussi, porteur d'une &#233;motion forte. Le mouvement de cam&#233;ra, objectivement impossible, d&#233;nonce l'artifice. Et par l&#224; m&#234;me assume totalement cet artifice.
&lt;br /&gt;L'&#233;motion sera amen&#233;e par l'association de cette artificialit&#233;, avec le photor&#233;alisme du rendu, absolument n&#233;cessaire, de la terre, des couches de nuages, du satellite, et de tous les &#233;l&#233;ments constituant l'image, dont nous avons en t&#234;te les r&#233;f&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6532 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH421/LEST_Oceans_JCluzaud_550-e8e9d.jpg' width='520' height='421' alt='JPEG - 250.6 ko' style='height:421px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6532 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;De gauche &#224; droite, Luc Drion, &#224; la cam&#233;ra, St&#233;phane Aupetit, assistant op&#233;rateur, et Jacques Cluzaud&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6532 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo Mathieu Simonet&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au premier rang des enjeux du photor&#233;alisme se trouve la mer, au d&#233;but du plan. Cette mer doit &#234;tre raccord avec celle des plans de prise de vues r&#233;elle, mont&#233;s cut juste avant. &lt;br /&gt;Mais pour pouvoir assurer la continuit&#233; du plan-s&#233;quence, cette mer sera faite en full synth&#232;se. C'est un challenge : non seulement la mer &quot; virtuelle &quot; doit &#234;tre parfaitement cr&#233;dible (on n'en a pas beaucoup vu jusqu'&#224; pr&#233;sent), mais en plus elle doit &#234;tre raccord plan sur plan avec la vraie mer de la s&#233;quence qui pr&#233;c&#232;de.
&lt;br /&gt;Cette fois Olli est inquiet. Nous sommes en janvier, et en f&#233;vrier la postproduction aura commenc&#233;. Mais le montage n'&#233;tant pas &quot; lock&#233; &quot;, il n'est pas raisonnable de passer commande de trucages complexes et chers, tant qu'on n'est pas absolument certain qu'ils seront dans le film. C'est une question qui se pose sur tous les films.
&lt;br /&gt;C&#244;t&#233; Buf, il faut du temps, il y a une phase pr&#233;alable de R&amp;D (&lt;i&gt;recherche et d&#233;veloppement, NDLR)&lt;/i&gt;. Pierre Buffin est confiant et il a pr&#233;vu de donner &#224; son &#233;quipe les moyens de parvenir au r&#233;sultat recherch&#233;.
&lt;br /&gt;Il nous faut la commande du plan avant de l'engager dans ce travail.
&lt;br /&gt;J'ai mis en place un principe de commande partielle par plan, ou par s&#233;quence, comme sur tous nos films depuis quelques ann&#233;es. Cela permet &#224; la production de lancer certains trucages, le plus en amont possible, sans s'engager sur l'ensemble des travaux.
&lt;br /&gt;Olli est conscient des enjeux et il nous commande le plan. &lt;br /&gt;Il prend un gros risque : que le montage en abandonne l'utilit&#233;.
&lt;br /&gt;Nous savons de notre c&#244;t&#233; que, pour &#233;viter cet &#233;ventuel abandon, la mer devra &#234;tre convaincante, et il faudra la montrer le plus vite possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant ce temps, chez Mikros, pour la galerie des esp&#232;ces disparues, il y a aussi n&#233;cessit&#233; de passer commande avant d'avoir le montage d&#233;finitif&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;Le choix des prises peut encore bouger, mais sans s'engager d&#232;s &#224; pr&#233;sent dans la r&#233;alisation des trucages plan par plan, on peut commencer par les mod&#233;lisations du d&#233;cor et des animaux. Olli nous donne le feu vert. Fran&#231;ois Sarrano, le conseiller scientifique du film, nous a fourni une abondante documentation. Pour chaque animal, il y a parfois des &#233;l&#233;ments tr&#232;s diff&#233;rents.
&lt;br /&gt;On comprend vite qu'il y a certes les esp&#232;ces, mais aussi les individus. Nous apprenons ce qui caract&#233;rise une esp&#232;ce, et ce qui fait qu'elle est consid&#233;r&#233;e comme disparue. Fran&#231;ois Sarrano connait la th&#233;orie et la pratique : il plonge avec les requins (c'est souvent lui qu'on voit dans le film les rares fois o&#249; il y a un plongeur dans le champ), mais il conna&#238;t leur biologie, leur sociologie, les d&#233;bats qui divisent les scientifiques, et c'est un p&#233;dagogue passionnant. Nous avons de la chance de faire ce boulot, en d&#233;pit des angoisses, des charrettes, et de nos limites. Dans le pire des cas, nous ne faisons de tort &#224; personne. Dans le meilleur des cas, nous partageons un regard d'enfant curieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, nous sommes libres de cr&#233;er des animaux comme des &quot; individus &quot;, pourvu simplement qu'ils aient les caract&#233;ristiques de leur esp&#232;ce. Jean intervient alors, et avec lui nous nous posons d'autres questions encore. Les animaux sont-ils mouill&#233;s et luisants comme s'ils &#233;taient dans leur &#233;l&#233;ment, ou bien secs, voire un peu tristes et pel&#233;s, comme les animaux de mus&#233;e ? Quelles r&#233;f&#233;rences de textures (un point sur lequel la documentation est pauvre) pouvons-nous utiliser, chez d'autres esp&#232;ces existantes, proches, cousines, des r&#233;f&#233;rences de peau, d'&#233;cailles, de poils m&#234;me ? Portent-ils des traces d'accident, de combats, ou de leur confrontation avec l'homme : des morsures, des cicatrices ?
&lt;br /&gt;Sauf &#224; fabriquer des personnages &quot; animables &quot;, ce qui n'est ni pr&#233;vu ni n&#233;cessaire, les poses des animaux doivent &#234;tre fix&#233;es et valid&#233;es avant d'entamer le travail d&#233;finitif de mod&#233;lisation. Sont-ils dans une position dynamique, en pleine action, ou bien au repos, dans une posture neutre ? Jean nous est d'un grand secours en assumant ces choix. C'est de son ressort.
&lt;br /&gt;Les animaux seront secs, globalement dans un esprit de textures raccord avec ceux de la d&#233;co. Les postures sont choisies sur les mod&#232;les sommaires, et nous savons qu'il y aura des traces de morsures, des cicatrices de combats, des stigmates de p&#234;che avort&#233;e, etc. L'&#233;quipe des modeleurs chez Mikros se met au travail. L&#224; aussi il faut du temps.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6524 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH346/Cluzaud_perrin_c_Mathieu_Simonet-6a6a7.jpg' width='520' height='346' alt='JPEG - 183.6 ko' style='height:346px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6524 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jeu de mains entre Jacques et Jacques (Cluzaud et Perrin)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6524 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo Mathieu Simonet&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En mars nous pr&#233;sentons &#224; Jacques et Jacques, pour chaque esp&#232;ce, une &quot; tournette &quot; qui montre l'animal sous tous les angles sur un fond uni, avec les bonnes textures et une lumi&#232;re neutre. C'est une &#233;tape cruciale, qui doit convaincre l'&#339;il sur la cr&#233;dibilit&#233; du &quot; personnage &quot;. Le personnage doit &quot; tourner &quot; comme on le dit d'une sculpture. La lumi&#232;re, fixe, fait jouer les formes et les contrastes. Jacques et Jacques sont rassur&#233;s sur la qualit&#233; photo r&#233;aliste de nos bestioles. Nous pouvons attaquer le reste, le d&#233;cor d'abord, puis le travail sur les plans eux-m&#234;mes qui sont maintenant mont&#233;s quasi d&#233;finitif : tracking, extraction des fonds verts, rotoscopie additionnelle, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A L'EST, en parall&#232;le du travail de supervision principalement conduit par Arnaud, il est temps de mettre en route le dispositif maison de gestion des flux d'images, de contr&#244;les techniques et de suivis financiers.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Bereng&#232;re Dominguez rentre tous les plans dans notre base de donn&#233;es, apr&#232;s les avoir identifi&#233;s et renomm&#233;s suivant notre nomenclature, qui sera commune aux soci&#233;t&#233;s de trucages et au laboratoire. Au fur et &#224; mesure que les s&#233;quences sont consid&#233;r&#233;es comme &quot; lock&#233;es &quot; au montage, elle lance les commande de d&#233;doublages, scanns ou grabs (le film a &#233;t&#233; tourn&#233; dans plusieurs formats, argentique et num&#233;rique). Elle les r&#233;partit vers les divers truqueurs, puis elle fait suivre en permanence les modifications de montage.
&lt;br /&gt;Toutes les images sont v&#233;rifi&#233;es chez nous, en 4K, avant d'&#234;tre transmises aux graphistes. Bereng&#232;re r&#233;dige, pour chaque plan, un r&#233;sum&#233; du brief de la mise en sc&#232;ne et du montage, qu'elle fait &#233;voluer dans la base de donn&#233;es au fil des pr&#233;sentations, modifications et changements. Chaque pr&#233;sentation fera l'objet d'un compte rendu d&#233;taill&#233;, clair (et sans faute d'orthographe). Elle sera la m&#233;moire du film.
&lt;br /&gt;Arnaud et Bereng&#232;re ont l'habitude de travailler ensemble depuis quelques dizaines de films. Ils sont comme Starsky et Hutch, ne cessent de se houspiller mais se comprennent sans se parler. Depuis quelques ann&#233;es, la r&#233;putation de rigueur et de professionnalisme de B&#233;reng&#232;re a largement d&#233;pass&#233; les fronti&#232;res de L'EST et nombre de nos concurrents (et n&#233;anmoins amis) nous l'envient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Audrey Kleinclaus, productrice VFX &#224; L'EST, a construit un &#233;norme devis, plan par plan, t&#226;che par t&#226;che, qu'elle va faire &#233;voluer, lui aussi, en permanence, au fil des &#233;volutions du travail.
&lt;br /&gt;Les prix de fabrication chez nos partenaires sont report&#233;s &#224; l'identique des devis qu'ils nous ont envoy&#233;s. Notre travail de supervision est indiqu&#233; s&#233;par&#233;ment. C'est tr&#232;s clair et totalement transparent. Les commandes se font au fur et &#224; mesure, plan par plan, suivant les &quot; lancements &quot; d&#233;cid&#233;s par Olli. Rien n'est engag&#233; sans qu'il en ait pass&#233; une &quot; commande partielle &quot; &#233;crite et pr&#233;cise. Des plans pr&#233;vus sont annul&#233;s, ils ne co&#251;tent rien. Une jauge permet de savoir en permanence o&#249; on en est des sommes command&#233;es.
&lt;br /&gt;S'il y a bient&#244;t un C&#233;sar du devis (on m'a dit que c'&#233;tait aussi probable que le C&#233;sar des effets sp&#233;ciaux, donc c'est s&#251;rement pour bient&#244;t), avec Audrey nous voulons concourir.
&lt;br /&gt;Au d&#233;part, nous avons mis dans ce devis des provisions pour des plans que nous ne connaissions pas mais dont nous pensions bien qu'ils allaient arriver. &lt;br /&gt;Au fil des d&#233;couvertes, les prix des nouveaux trucages se soustraient des provisions. Notre estimation tient compte du haut niveau d'exigence annonc&#233; par Olli et des sifflements encourageants, mouvements de main en &#233;ventail et lev&#233;s d'yeux au ciel, de tous les bons augures &#224; qui j'annon&#231;ais tout content et na&#239;vement notre implication sur ce film.
&lt;br /&gt;(Au final, nous serons largement &quot; dans les clous &quot;, le montant total reste dans la fourchette annonc&#233;e, plus pr&#232;s de la fourchette basse.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Rabasse est tr&#232;s pr&#233;sent chez Mikros. On peaufine les textures des bas-reliefs qu'il a fait dessiner, dans le style art d&#233;co, et dont nous devons rendre le volume.
&lt;br /&gt;Il faut les faire jouer avec la lumi&#232;re et inventer une texture &quot; bronze &quot; dans un fragile &#233;quilibre entre brillance et matit&#233;. Ces bas-reliefs seront toujours en arri&#232;re-plan derri&#232;re les animaux et les deux personnages, ils seront souvent flous, mais ils illuminent le d&#233;cor et rev&#234;tent pour Jean une importance particuli&#232;re. Leurs sujets illustrent la th&#233;matique du film. Il faut transformer des dessins &#224; la mine qui comportent d&#233;j&#224; une structure d'ombres bien d&#233;termin&#233;es, en une s&#233;rie de volumes capables d'accepter des sources de lumi&#232;re orient&#233;es diff&#233;remment. Sans rentrer dans une logique purement 3D de mod&#233;lisation pure et dure, ce sera un challenge que Mikros r&#233;ussit &#224; relever. Le sol est un autre enjeu. Les faux marbres sont somptueux, mais n'ont &#233;t&#233; fabriqu&#233;s que sur la trajectoire des com&#233;diens. Il faut les &#233;tendre sur tout le sol du mus&#233;e. Grimp&#233;s sur des &#233;chelles, ou mont&#233;s dans les cintres du studio, nous avions fait force clich&#233;s de ces textures sur le tournage. Le raccord reste d&#233;licat, tant les couleurs sont nuanc&#233;es et fragiles. Luciano, &#224; qui nous pr&#233;sentons des tests &#224; l'&#233;talonnage, nous demande des modifications : simuler l'effet d'un petit volet ou d'un mamma &#224; l'arri&#232;re-plan, salir un peu un coin de mur, rendre une ombre plus logique.
&lt;br /&gt;Olli m'avait pr&#233;venu : la barre est tr&#232;s haute. Les demandes sont bien l&#224;, et je suis content d'avoir anticip&#233;. On cherche tous ensemble quelque chose d'intangible, sur chaque plan : une &#233;motion, de la beaut&#233;, simplement.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6531 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH368/LEST_Oceans_J_LPerrin_Cluzaud_550-18f88.jpg' width='520' height='368' alt='JPEG - 207.9 ko' style='height:368px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6531 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jacques Perrin, son fils Lancelot, et Jacques Cluzaud ; en arri&#232;re plan, Luciano Tovoli&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6531 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo Mathieu Simonet&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres choix seront bient&#244;t &#224; faire, pour lesquels l'interrogation avait &#233;t&#233; pos&#233;e tout au d&#233;but, mais que nous savions ne pouvoir r&#233;soudre que sur pi&#232;ce. Les animaux doivent-ils tous avoir un support ? Ils sont nombreux, remplissent le cadre. Leur mettre &#224; tous un socle, ou des c&#226;bles de soutien, va remplir l'image de lignes verticales et brouiller la lisibilit&#233;. Un test rapide nous le confirme. Pourtant la cr&#233;dibilit&#233;, la logique, le r&#233;alisme l'exigeraient. Nous pr&#233;sentons une gamme de possibilit&#233;s, et finalement optons d'un commun accord pour un compromis non r&#233;aliste, totalement arbitraire, et m&#251; par une logique purement visuelle : certains animaux auront un support, d'autres non.
&lt;br /&gt;Nous faisons le pari que le spectateur n'y attachera pas d'importance.
&lt;br /&gt;Entre le brief de d&#233;part et les images finales, la sc&#232;ne a beaucoup &#233;volu&#233;. &lt;br /&gt;Non pas dans le montage ou l'action, mais dans l'imagerie. Le d&#233;cor, la lumi&#232;re, ont perdu en romantisme s&#233;pulcral pour se m&#226;tiner d'espoir. A la fin du parcours, la cam&#233;ra vole parmi les raies Manta pour aller vers le soleil. &lt;br /&gt;La pr&#233;sence constante de Jean Rabasse, et le fait que le d&#233;cor soit encore potentiellement &quot; work in progress &quot; pendant cette longue p&#233;riode de montage et d'&#233;talonnage, nous a &#233;t&#233;, de ce point de vue, tr&#232;s utile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez Buf, pour le plan dit &quot; du satellite &quot; (long travelling arri&#232;re depuis la mer de synth&#232;se plein cadre jusqu'&#224; l'orbite dudit satellite), Olli aimerait rassurer Jacques Perrin sur la cr&#233;dibilit&#233; de la mer virtuelle. Il nous demande si nous avons une mer &#224; montrer, qui soit meilleure que tout ce qu'on a vu jusqu'&#224; pr&#233;sent, et qui soit faite par ceux qui vont faire la n&#244;tre. Pierre Buffin ne doute pas d'y parvenir. Mais nous sommes dans la phase de R&amp;D, et tant que ce ne sera pas achev&#233;, il n'y aura pas d'images. Je pourrais montrer des mers produites ailleurs, en Allemagne notamment, o&#249; avaient &#233;t&#233; faites, via Duboi, quelques mers sur &lt;i&gt;Ast&#233;rix&lt;/i&gt;. Mais outre que je ne suis pas certain qu'elles seront convaincantes, je ne peux pas faire &#231;a. Truqueur certes, mais point tricheur. Illusion n'est pas contrefa&#231;on. &lt;br /&gt;Nous ne pouvons pas rassurer la production, il n'y a dans les archives r&#233;centes de Buf aucune mer d&#233;mont&#233;e. Et il n'existe d'ailleurs aucune mer de synth&#232;se dont nous serions absolument certains qu'elle tienne la route au regard ac&#233;r&#233; de Jacques Perrin. Nous ne pouvons pas prendre le risque de le d&#233;cevoir. Il faut attendre.
&lt;br /&gt;Mais au fur et &#224; mesure que le montage &#233;volue, la s&#233;quence de la surveillance des animaux par les scientifiques ne trouve plus sa place. Elle menace de dispara&#238;tre du film. Va-t-on abandonner ce plan, cher, command&#233;, en cours, et dont nous n'avons encore rien montr&#233; ?
&lt;br /&gt;Je crains que l'hypoth&#232;se d'un tel abandon ne soit, inconsciemment, d&#251; &#224; sa provisoire invisibilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la &quot; Plan&#232;te hologramme &quot;, nous avions montr&#233; assez vite des premi&#232;res propositions, Il y avait eu d&#233;ception de Jacques Perrin. Il avait esp&#233;r&#233; une terre magnifique, enthousiasmante, qui donne envie de s'y plonger. Et l&#224; l'&#233;motion manquait. Tout d'abord, j'ai pens&#233; qu'il s'agissait d'une affaire de pr&#233;sentation. Nous avions montr&#233; les premi&#232;res images, sans doute un peu trop t&#244;t, pour la m&#233;canique g&#233;n&#233;rale, sans le rendu d&#233;finitif, et surtout &#224; la salle de montage, dans l'Avid, compress&#233;es, sur ces &#233;crans, certes de bonne qualit&#233;, mais dont la calibration avec le reste de la fili&#232;re restera toujours probl&#233;matique. &lt;br /&gt;Cependant, d&#232;s les retakes suivantes, le manque d'enthousiasme avait persist&#233;. &lt;br /&gt;Force avait donc &#233;t&#233; de reconna&#238;tre que nous &#233;tions partis sur une fausse piste, une id&#233;e d'ambiance un peu &quot; catastrophe &quot;, un souterrain en b&#233;ton reli&#233; &#224; un tunnel sous un aquarium g&#233;ant, seul endroit o&#249; auraient subsist&#233; les animaux marins. Ce n'&#233;tait pas &#231;a que voulait la mise en sc&#232;ne. Le lien entre l'aquarium et la plan&#232;te hologramme avait &#233;t&#233; finalement abandonn&#233;. &lt;br /&gt;L'aquarium lui-m&#234;me &#233;tait pr&#233;serv&#233; de la tristesse de la situation par la majest&#233; des animaux. L'approche de la terre devait, en tous les cas, nous redonner espoir. Ce n'&#233;tait pas le cas. L'ambiance g&#233;n&#233;rale restait sombre, la terre &#171; manquait de vie &#187;, le b&#233;ton rose de Jean &#233;tait devenu gris-bleu. Il fallait d'urgence rectifier le tir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour le plan du satellite, nous avons enfin une premi&#232;re version de mer de synth&#232;se, sortie d'usine chez Buf.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Ce n'est pas encore fini, mais c'est tr&#232;s prometteur. Nous sommes maintenant, entre nous, convaincus que &#231;a va &#234;tre beau. De toute fa&#231;on, on ne peut plus attendre. Nous la montrons aux Jacques, avec le sentiment de jouer notre super banco. Les Jacques la trouvent magnifique et&#8230; tr&#232;s r&#233;aliste. &lt;br /&gt;Sonnez trompettes. Cela nous laisse un peu de temps pour finaliser le plan. Quelques semaines plus tard, nous projetons le plan complet chez Digimage : presque une minute de full synth&#232;se : la mer, plusieurs couches nuageuses successives, l'orage, la terre vue du ciel, l'espace, une esp&#232;ce de lever de terre, un satellite (provisoire) qui rentre dans le champ majestueusement ?
&lt;br /&gt;C'est somptueux. &lt;br /&gt;La mer du d&#233;but raccorde parfaitement avec le dernier plan de mer r&#233;elle. C'est en 4K. Toute l'&#233;quipe sourit. Les Jacques sont s&#233;duits. &lt;br /&gt;Quelques jours plus t&#244;t, chez Mikros, devant le d&#233;cor virtuel de la galerie, Jean Rabasse avait juste dit : &#171; &#199;a ne fait pas du tout 3D &#187;. C'&#233;tait un compliment et cela nous avait touch&#233;s.
&lt;br /&gt;L&#224;, pour Alain et Nicolas, de Buf, comme pour mon &#233;quipe et moi, le plaisir des Jacques, tangible, est une r&#233;compense aussi.
&lt;br /&gt;Le montage gardera donc ce plan mais pour une autre partie du film : le satellite sera cens&#233; servir &#224; l'observation des pollutions. &lt;br /&gt;Ce ne sera pas le m&#234;me type de satellite. &lt;br /&gt;Fort heureusement nous avions diff&#233;r&#233;, chez Buf, la mod&#233;lisation de l'engin.
&lt;br /&gt;La production est aid&#233;e par l'ESA, l'agence spatiale europ&#233;enne. Notre nouveau satellite devra venir de chez eux, et ce devra &#234;tre une reproduction fid&#232;le. Bereng&#232;re se charge de trouver un mod&#232;le qui soit &#171; cr&#233;dible &#187; dans cette fonction : un satellite d'observation. Parmi plusieurs propositions (l'occasion de fabriquer un &#171; book &#187; de satellites), Jacques et Jacques choisissent un tout nouveau satellite qui doit &#234;tre lanc&#233; fin 2009. Pourvu qu'Ariane n'explose pas !&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6525 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L501xH265/envisat_c_ESA_500-b667b.jpg' width='501' height='265' alt='JPEG - 91.3 ko' style='height:265px;width:501px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6525 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Satellite Envisat&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6525 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&#169;ESA&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Nous supposons que l'ESA dispose de plans de construction 3D, et m&#234;me probablement de simulations en rendu, dont nous pourrions tirer quelque chose. C'est exact mais s'av&#232;re tr&#232;s difficile &#224; obtenir. Au final, Audrey partira avec une &#233;quipe de Buf faire simplement des photos du vrai satellite, quelque part dans un lieu tenu secret, le Saint des Saints. Nous lui donnons chacun un cheveu pour qu'elle d&#233;pose un peu de notre ADN sur l'engin, &#224; l'intention des extra-terrestres. Nous voulons avoir nos propres clones mutants verts avec des oreilles en entonnoir. Malheureusement pour le renouv&#232;lement g&#233;n&#233;tique Alien, Audrey n'aura pas pu approcher d'assez pr&#232;s pour confier nos g&#232;nes &#224; la post&#233;rit&#233; sid&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6094.html' class='spip_out'&gt;Episode 2&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets.html' class='spip_out'&gt;Episode 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Le making-of du film &lt;i&gt;Oc&#233;ans&lt;/i&gt; intitul&#233; &lt;i&gt;Dans le sillage d'Oc&#233;ans&lt;/i&gt;, sera diffus&#233; le dimanche 4 avril &#224; 16h25 sur France 2, dans le cadre de la case &lt;i&gt;documentaire Grandeur nature.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'EST a eu en charge les effets visuels d' &quot;Oc&#233;ans&quot; (&#233;pisode 2)</title>
		<link>http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6094.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6094.html</guid>
		<dc:date>2010-03-04T15:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'EST</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>L'EST</dc:subject>
		<dc:subject>196</dc:subject>

		<description>&#199;a va mieux en le disant ! Il y a une ligne rouge que Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont d&#233;fini d&#232;s le d&#233;part et que nous n'avons jamais franchie : Pas question d'avoir recours aux trucages pour des plans naturalistes, si cela doit nous conduire &#224; modifier ou remplacer les actions des animaux, ou les animaux eux-m&#234;mes. Tout ce qui montre la vie animale sous-marine devait &#234;tre parfaitement r&#233;el. Un seul trucage, qui aurait d&#233;rog&#233; &#224; cette r&#232;gle, pouvait jeter le soup&#231;on sur tout le film, et (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-L-EST,282-+.html" rel="tag"&gt;L'EST&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Lettre-196-mars-2010-+.html" rel="tag"&gt;196&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&#199;a va mieux en le disant !
&lt;br /&gt;Il y a une ligne rouge que Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont d&#233;fini d&#232;s le d&#233;part et que nous n'avons jamais franchie : Pas question d'avoir recours aux trucages pour des plans naturalistes, si cela doit nous conduire &#224; modifier ou remplacer les actions des animaux, ou les animaux eux-m&#234;mes. Tout ce qui montre la vie animale sous-marine devait &#234;tre parfaitement r&#233;el. Un seul trucage, qui aurait d&#233;rog&#233; &#224; cette r&#232;gle, pouvait jeter le soup&#231;on sur tout le film, et d&#233;cr&#233;dibiliser des ann&#233;es d'efforts pour obtenir ces sc&#232;nes incroyables tourn&#233;es dans des conditions extraordinaires.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Si nous nous sommes autoris&#233;s le recours &#224; l'image de synth&#232;se dans les sc&#232;nes de la Galerie des Esp&#232;ces Disparues, de la Plan&#232;te Hologramme, ou du Satellite, c'est parce que ces s&#233;quences rel&#232;vent de la partie &quot; fiction &quot; du film.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Atlanta, Aubervilliers, et l'espace intersid&#233;ral, novembre 2008&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Jacques Perrin et son fils Lancelot doivent continuer leur d&#233;ambulation dans le mus&#233;e imaginaire. &lt;br /&gt;Ils passeront d'abord par un aquarium gigantesque. &#171; Cette prison sera-elle bient&#244;t le dernier lieu o&#249; l'on pourra voir la faune marine ? &#187;, dira en substance Jacques dans la voix off.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_6368 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH223/Galerie-550-a2144.jpg' width='520' height='223' alt='JPEG - 136.4 ko' style='height:223px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6368 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La Galerie des Esp&#232;ces Disparues&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6368 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&#169; Galat&#233;e Films&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les scouts de la production se mettent &#224; chercher dans le monde entier. C'est finalement l'aquarium d'Atlanta aux Etats-Unis qui r&#233;pond le mieux aux objectifs de la mise en sc&#232;ne. Il y a l&#224; une vitre de 40 m&#232;tres de large par presque 20 de haut, d'un seul tenant, &#233;paisse de 70 centim&#232;tres, &#224; travers laquelle on peut observer des milliers d'esp&#232;ce marines, dont une baleine &#224; bosse, majestueuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luciano est parti en rep&#233;rages. Le bassin, immense, est partiellement soumis &#224; la lumi&#232;re du jour, &#224; travers une verri&#232;re, et les jours de soleil sont magnifiques. Mais nous devons tourner en novembre, le soleil va se faire d&#233;sirer, et les disponibilit&#233;s de Jacques Perrin sont faibles. &lt;br /&gt;Le temps de tournage possible dans l'aquarium est tr&#232;s limit&#233;, conditionn&#233; aux &#233;normes enjeux financiers de ce type de lieu touristique surdimensionn&#233;. Il est pratiquement impossible d'&#233;clairer, encore moins de placer des plongeurs ou des objets dans le bassin, les contraintes biologiques sont drastiques.
&lt;br /&gt;Olli n'est pas tr&#232;s chaud pour organiser un tournage avec si peu de marge de man&#339;uvre. &lt;br /&gt;Est-il possible de tourner les com&#233;diens s&#233;par&#233;ment, &#224; Paris, sur fond vert, et de les incruster ensuite devant la vitre de l'aquarium ?
&lt;br /&gt;Bien pr&#233;par&#233; ce type de trucage n'est pas tellement on&#233;reux en postproduction (extractions des fonds verts et incrustations en 2D). En outre il n'y a pas beaucoup de plans &#224; faire, c'est une s&#233;quence courte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier plan de la s&#233;quence m&#233;rite toutefois qu'on y r&#233;fl&#233;chisse. Il d&#233;marre serr&#233; sur la baleine, puis le cadre s'&#233;largit et nous fait d&#233;couvrir qu'il s'agit d'un aquarium, avec nos deux observateurs. &lt;br /&gt;Si nous tournons en deux fois (Atlanta pour l'aquarium, Paris pour les com&#233;diens) nous avons besoin d'un &lt;i&gt;motion control&lt;/i&gt; pour ce mouvement d'appareil. On fait le choix du Revolver de Loumasystems. C'est un principe de &lt;i&gt;field recording&lt;/i&gt; qui permet d'op&#233;rer manuellement le mouvement pour l'enregistrer. Il est r&#233;put&#233; fiable, et je sais que l'&#233;quipe de chez Louma poss&#232;de la culture &quot; plateau &quot; qui manque trop souvent &#224; nos petits camarades sp&#233;cialis&#233;s du &lt;i&gt;motion control&lt;/i&gt;. J'ai suffisamment souffert par le pass&#233; de ce manque d'adaptation pour ne pas y &#234;tre fortement sensible. En long m&#233;trage, avec les contraintes connues de temps, faire venir un &lt;i&gt;motion control&lt;/i&gt;, f&#251;t-il britannique, qui n&#233;cessite une programmation du mouvement comme sur un banc-titre, avec deux techniciens autistes le nez dans la caisse &#224; outils, me semble toujours quasiment suicidaire. Le seul souvenir de certains tournages me donne la chair de poule. Arnaud, qui a beaucoup pratiqu&#233; en publicit&#233;, milieu bien plus favorable, me rassure : &#171; &#199;a va bien se passer ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'utilisation que nous voulons en faire est un peu atypique dans la mesure o&#249; il nous faudra le d&#233;ployer sur deux sites diff&#233;rents. &lt;br /&gt;Nous nous posons une premi&#232;re question : doit-on utiliser physiquement le m&#234;me appareil &#224; Paris et Atlanta, ou pouvons-nous prendre un appareil aux USA et un autre &#224; Paris, m&#234;me si c'est le m&#234;me mod&#232;le ? &lt;br /&gt;Par prudence, nous optons pour le m&#234;me engin, qui n'est pas tr&#232;s compliqu&#233; &#224; transporter.
&lt;br /&gt;Un technicien de chez Louma partira donc avec Luciano Tovoli, Jean-Claude Lebras et Arnaud Fouquet &#224; Atlanta pour tourner les &lt;i&gt;plates&lt;/i&gt; (fonds seuls).
&lt;br /&gt;M&#234;me question pour la cam&#233;ra et les optiques. &lt;br /&gt;D'apr&#232;s nos calculs, et compte tenu du relatif manque de profondeur de la salle qui longe l'aquarium (nous pr&#233;parons sur plans), il faut une focale variable de grande amplitude pour aller chercher un gros plan de la baleine au d&#233;but, et arriver au plan large au 24 mm. &lt;br /&gt;Cette fois, nous optons pour deux exemplaires du m&#234;me zoom Ang&#233;nieux 24-240 mm.
&lt;br /&gt;On verra par la suite que, malgr&#233; toutes nos pr&#233;cautions et anticipations, un probl&#232;me na&#238;tra de cette d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, nous nous retrouvons &#224; Aubervilliers, dans les studios TSF.
&lt;br /&gt;L'&#233;quipe de Jean Rabasse a install&#233; un grand fond vert et une moquette qui sera le sol d&#233;finitif de la s&#233;quence. Il s'agit d'abord de r&#233;installer Le Revolver par rapport au fond vert conform&#233;ment &#224; la position qu'il occupait &#224; Atlanta par rapport &#224; la vitre de l'aquarium.
&lt;br /&gt;L'op&#233;rateur Louma qui &#233;tait &#224; Atlanta, a utilis&#233; sa machine pour prendre des rep&#232;res. Des &lt;i&gt;offsets&lt;/i&gt; sur les &#233;l&#233;ments de d&#233;cor. En th&#233;orie c'est hyper pr&#233;cis. En pratique, le doute m'&#233;treint. Par s&#233;curit&#233;, Arnaud sort les notes qu'il a prises l&#224;-bas, &#224; tout hasard, &#233;crites au bic sur un cahier &#224; spirales, encore humide et sal&#233; d'avoir trop s&#233;journ&#233; sur un navire scientifique en Australie pour une autre s&#233;quence du film. Deux mesures nous suffisent : les distances de la cam&#233;ra aux deux extr&#233;mit&#233;s de la vitre. De ce c&#244;t&#233;-ci du fond vert, il n'existe qu'une seule position cam&#233;ra qui corresponde &#224; ces deux mesures. Il suffit ensuite de tirer deux d&#233;cam&#232;tres comme des compas et de chercher l'intersection. V&#233;rification n'est pas d&#233;fiance. Les processus les plus simples me rassurent toujours. Les &lt;i&gt;offsets&lt;/i&gt; du Revolver par contre sont irrempla&#231;ables pour retrouver les positions d'initialisation du mouvement. La mixette nous montre un m&#233;lange : c'est cal&#233;. La postprod devrait &#234;tre extr&#234;mement simple.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_6370 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH225/jacques_lancelot_rythine_550-8ab34.jpg' width='520' height='225' alt='JPEG - 120.8 ko' style='height:225px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6370 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lancelot et Jacques Perrin&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6370 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&#169; Galat&#233;e Films&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Jacques Perrin et son fils Lancelot doivent suivre des yeux la baleine qui &#233;volue dans l'aquarium. Christophe leur donne un rep&#232;re visuel, avec un pointeur laser, qu'il d&#233;place manuellement sur le fond vert en suivant sur la mixette le m&#233;lange avec la prise tourn&#233;e &#224; Atlanta et choisie par le montage. &lt;br /&gt;Ce n'est ni tr&#232;s confortable, ni hyper technologique, mais cela fonctionne. Sauf qu'&#224; la deuxi&#232;me prise, le Revolver se met &#224; brouter et nous perdons le mouvement. &lt;br /&gt;Branle-bas de combat chez Louma. On change les moteurs, les composants, la t&#234;te, etc. Rien n'y fait. Je sens Jacques Perrin et Jacques Cluzaud inquiets, mais personne n'&#233;l&#232;ve le ton. Avec Arnaud, nous envisageons des solutions de postproduction (tourner cette passe fixe, &lt;i&gt;tracker&lt;/i&gt;, etc.), il y a toujours des solutions. Mais nous avions fait le choix, sur cette s&#233;quence, de mettre les moyens au tournage plut&#244;t que sur la postproduction, et ce serait &quot; changer de cheval au milieu du gu&#233; &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y a-t-il une mal&#233;diction sur l'utilisation du &lt;i&gt;motion control&lt;/i&gt; dans les longs m&#233;trages fran&#231;ais ? &lt;br /&gt;Finalement non. Le probl&#232;me sera r&#233;solu avant la fin de journ&#233;e, et en quelques prises le plan sera tourn&#233;, parfaitement truquable. Mais, pendant quelques heures, je me suis senti maudit.
&lt;br /&gt;Au final, il semble que tout soit venu de la diff&#233;rence entre le zoom am&#233;ricain et le zoom fran&#231;ais. Question de taux de change peut-&#234;tre. Lors de l'enregistrement du mouvement &#224; Atlanta, la totalit&#233; de son amplitude avait &#233;t&#233; utilis&#233;e : en but&#233;e au 240 mm au d&#233;but du plan, et en but&#233;e au 24 mm &#224; la fin. Un tel usage exhaustif d'une optique variable est assez rare, mais rien ne semblait alors le d&#233;conseiller. &lt;br /&gt;Sauf que le zoom fran&#231;ais &#233;tait m&#233;caniquement l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent, un peu plus &quot; serr&#233; &quot;, ce qui n'a rien d'anormal non plus. Du coup, &#224; Paris, le Revolver se heurtait &#224; une but&#233;e m&#233;canique qui bloquait le mouvement avant la fin de son amorti. Il ne pouvait pas ex&#233;cuter son programme jusqu'au bout et se mettait &#224; paniquer. Une bonne chose &#224; savoir.
&lt;br /&gt;Dans l'attente de la r&#233;paration, l'&#233;quipe est pass&#233;e sur les gros plans. Plusieurs dispositifs nous attendent dans le studio. Une vitre &#224; travers laquelle on fait des plans de face des com&#233;diens. Un bassin avec des particules en suspension dans l'eau, &#224; tourner seules sur fond noir en vue de surimpressions. Des bacs remplis d'eau au fond desquels sont dispos&#233;s de morceaux de miroirs bris&#233;, et sur lesquels on dirige les faisceaux des projecteurs. Je crois bien avoir vu Thierry Arbogast se servir de &#231;a, et il y a plus longtemps encore Sacha Vierny.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain, l'&#233;quipe passe sur une autre partie du studio, o&#249; nous attend un autre d&#233;cor, celui dit de la &quot; Plan&#232;te Hologramme &quot;.
Il s'agit d'une autre partie de ce mus&#233;e imaginaire, une gigantesque salle tr&#232;s sombre, o&#249; &quot; notre bonne vieille plan&#232;te terre &quot; doit se trouver en suspension, vivante, fr&#233;missante. Elle irradie, &#233;norme, et on ne sait plus trop s'il s'agit d'un artifice mus&#233;ographique de type hologramme g&#233;ant, ou bien si nous nous trouvons bel et bien dans l'espace comme au balcon d'une station orbitale. &lt;br /&gt;Jacques et Lancelot doivent venir observer la plan&#232;te de pr&#232;s, depuis l'extr&#233;mit&#233; d'une passerelle.
&lt;br /&gt;Jean Rabasse a construit cette passerelle sur le plateau, rendu b&#233;ton et m&#233;tal, ainsi qu'une petite partie du reste du d&#233;cor. Nous devons &#233;tendre le d&#233;cor en postproduction et surtout fabriquer la plan&#232;te terre. C'est Buf Compagnie que nous avons sollicit&#233; pour ce travail, et ils ont fait une pr&#233;visualisation de la s&#233;quence, d'apr&#232;s les plans de Jean. L&#224; aussi, les choix importants ont &#233;t&#233; faits gr&#226;ce &#224; cette pr&#233;visualisation. Pierre Buffin n'est pas chaud pour les fonds d'extractions, bleus ou verts, dont il craint les retours sur le d&#233;cor existant et surtout sur les personnages. Tant qu'&#224; faire, il pr&#233;f&#232;re la rotoscopie (d&#233;tourage manuel image par image). Les truqueurs sont partag&#233;s, comme partout : ceux qui sont en charge des masques sont plut&#244;t pour les fonds d'extraction, ceux qui vont faire le compositing pr&#233;f&#232;rent &#233;viter les retours de couleur intempestifs, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la rotoscopie, c'est une t&#226;che fastidieuse qui convient aux esprits monacaux, et qu'on confie en g&#233;n&#233;ral &#224; des jeunes graphistes enthousiastes pour leur apprendre un peu &#224; vivre. Sur &lt;i&gt;Ast&#233;rix&lt;/i&gt;, la quasi totalit&#233; des 450 plans dans le stade avait fait l'objet d'une rotoscopie pour les personnages d'avant-plan. Nous n'avions pas le choix, vu la dimension du stade et la nature des plans. Certains graphistes affect&#233;s &#224; cette t&#226;che avaient beaucoup souffert, d'autres ont abandonn&#233; le m&#233;tier et ouvert une buvette &#224; Lourdes. Autant de vocations &#233;touff&#233;es dans l'&#339;uf.
&lt;br /&gt;Pour &lt;i&gt;Oc&#233;ans&lt;/i&gt;, Olli nous a fait signer un engagement : aucun animal ne doit &#234;tre maltrait&#233; (la production a respect&#233; cet engagement, parfois au prix de gros efforts), nous ne pouvons infliger aux hommes un traitement que nous &#233;pargnons aux hippocampes.
&lt;br /&gt;Avec Arnaud, nous penchons donc pour le fond d'extraction (les personnages ont des cheveux, plut&#244;t longs) et nous penchons pour le bleu (nous savons &#233;liminer les retours, mais s'il en subsiste quelques uns, ils seront justifi&#233;s). Toutefois le fond vert est possible aussi, et Pierre n'y est pas radicalement hostile. L'immense toile verte install&#233;e &#224; Cherbourg a &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e, et elle est r&#233;utilisable. J'ai scrupule &#224; demander &#224; la production de la mettre &#224; la poubelle et d'acheter la m&#234;me en bleu. Cela repr&#233;sente un investissement. Je me sentirai un peu starlette. La prescription &quot; bleu &quot; n'est pas totalement imp&#233;rative, on saura faire avec du vert. Tout se fera donc sur fond vert. Finalement, il n'y aura pas de &quot; retours de vert &quot; probl&#233;matiques (les distances sont suffisantes), mais un peu de fil &#224; retordre avec la chevelure blonde de Lancelot, plus proche du vert qu'il ne l'aurait fallu. Rien de r&#233;dhibitoire toutefois. D'apr&#232;s Nicolas Chevalier, le superviseur chez Buf, a posteriori, cette difficult&#233; est venue de l'exposition des fonds verts, un poil trop denses. Cela confirme l'exposition id&#233;ale des fonds verts : un tiers de diaph au dessus du Key light. C'est t&#233;nu, &#233;videmment, et l'&#233;quilibre est fragile, car bien entendu nous n'aimons pas non plus le grain, craignons la mollesse du point, etc. Probl&#233;matique bien connue complexe et r&#233;currente : kilowatts/ISO/diaph. &lt;br /&gt;Il faut faire sans cesse des choix. Dans les bonus DVD, le &lt;i&gt;making of&lt;/i&gt; des effets explique toujours tout a post&#233;riori et les choix op&#233;r&#233;s semblent couler de source, comme des &#233;vidences. En r&#233;alit&#233;, nous pesons les options dans plusieurs balances &#224; la fois, dont certaines sont triviales, hasardeuses, ou simplement psychologiques, et nous n'avons jamais toutes les cartes en main au moment de la d&#233;cision.
&lt;br /&gt;Le mauvais temps est arriv&#233; &#224; Aubervilliers mais l'&#233;quipe est &#224; l'abri. Buf nous a envoy&#233; Nicolas Chevalier, qui restera superviseur sur le projet et sera rejoint plus tard par Alain Lalanne, producteur VFX. Arnaud a la confiance de Christophe Cheysson, qui a concoct&#233; un plan de travail solide et tient ses journ&#233;es. Je le laisse &#224; la face. Il n'y aura pas un mot plus haut que l'autre.
&lt;br /&gt;Calme et s&#233;r&#233;nit&#233;. Je suis frapp&#233; par la capacit&#233; de Jacques Cluzaud &#224; conserver en toutes circonstance une grande lucidit&#233; sur les objectifs du film, avec douceur et d&#233;termination, ainsi qu'&#224; mettre toujours en avant l'intelligence des choses, tout en pr&#233;servant l'essence &#233;motionnelle du projet.
&lt;br /&gt;Quelques animaux rapatri&#233;s de Cherbourg font de la figuration dans les couloirs du studio. Lorsque nous les croisons, nous sommes d&#233;j&#224; nostalgiques de Cherbourg. &lt;br /&gt;Mais la cantine est l&#224;, toujours aussi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6161.html' class='spip_out'&gt;Episode 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets.html' class='spip_in'&gt;Lire ou relire le 1er &#233;pisode&lt;/a&gt; de la chronique de Christian Guillon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Mikros image et la Galerie des esp&#232;ces disparues </title>
		<link>http://www.afcinema.com/Mikros-image-et-la-galerie-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/Mikros-image-et-la-galerie-des.html</guid>
		<dc:date>2010-03-04T15:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mikros image</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>Mikros image</dc:subject>
		<dc:subject>196</dc:subject>

		<description>Oc&#233;ans, film &#233;v&#232;nement de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, produit par Galat&#233;e Films, en salle le mercredi 27 janvier dernier, offre une plong&#233;e &#233;blouissante dans les profondeurs sous-marines. Dans ce conte oc&#233;anique, une s&#233;quence pr&#233;sente les esp&#232;ces marines disparues ou en voie d'extinction dans un gigantesque mus&#233;e. Renouvelant leur collaboration avec le chef d&#233;corateur, Jean Rabasse (Faubourg 36 de Christophe Barratier), les &#233;quipes de Mikros image ont travaill&#233;, sous la supervision de l'EST, &#224; (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Mikros-Image,242-+.html" rel="tag"&gt;Mikros image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Lettre-196-mars-2010-+.html" rel="tag"&gt;196&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;i&gt;Oc&#233;ans&lt;/i&gt;, film &#233;v&#232;nement de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, produit par Galat&#233;e Films, en salle le mercredi 27 janvier dernier, offre une plong&#233;e &#233;blouissante dans les profondeurs sous-marines.
&lt;br /&gt;Dans ce conte oc&#233;anique, une s&#233;quence pr&#233;sente les esp&#232;ces marines disparues ou en voie d'extinction dans un gigantesque mus&#233;e. Renouvelant leur collaboration avec le chef d&#233;corateur, Jean Rabasse (&lt;i&gt;Faubourg 36&lt;/i&gt; de Christophe Barratier), les &#233;quipes de Mikros image ont travaill&#233;, sous la supervision de l'EST, &#224; cr&#233;er ce d&#233;cor en partie num&#233;rique.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Galerie des esp&#232;ces disparues : complexit&#233; d'une s&#233;quence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_6330 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH232/oceans_web_550-0f44a.jpg' width='520' height='232' alt='JPEG - 137.7 ko' style='height:232px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6330 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La galerie des esp&#232;ces disparues&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6330 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&#169; Mikros image, Galat&#233;e Films&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Jacques Perrin parcourt avec son fils ce mus&#233;e dont la sc&#233;nographie s'inspire de la Grande Galerie de l'Evolution (Mus&#233;um national d'histoire naturelle, Paris). La s&#233;quence story-board&#233;e durait 2 minutes et comportait 25 plans. Pour que le tournage se d&#233;roule parfaitement, de nuit avec un enfant, cela a exig&#233; une pr&#233;paration m&#233;ticuleuse. Mikros image a collabor&#233; &#233;troitement avec les deux r&#233;alisateurs, le chef d&#233;corateur, Jean Rabasse, et le chef op&#233;rateur, Luciano Tovoli pour mettre au point une pr&#233;visualisation en 3D de chaque plan.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6331 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH189/previz-postviz_550-74167.jpg' width='520' height='189' alt='JPEG - 103.2 ko' style='height:189px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6331 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Previz-Postviz&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6331 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&#169; Mikros image, Galat&#233;e Films&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le travail en amont a permis d'anticiper les d&#233;placements des acteurs, les mouvements de cam&#233;ras et les placements de fonds verts destin&#233;s &#224; &#234;tre remplac&#233;s par les extensions de d&#233;cor num&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;cor num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_6334 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L180xH300/animaux_planche-300-3ef75.jpg' width='180' height='300' alt='JPEG - 70.3 ko' style='height:300px;width:180px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-6334 spip_doc_titre' style='width:180px;'&gt;&lt;strong&gt;Les animaux 3D&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-6334 spip_doc_descriptif' style='width:180px;'&gt;&#169; Mikros image, Galat&#233;e Films&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le lieu de tournage est une vaste halle sous verri&#232;re, appartenant &#224; la Cit&#233; de la mer &#224; Cherbourg. Cette halle fournit une base monumentale qui sera ensuite ornement&#233;e par des bas reliefs d'inspiration art d&#233;co design&#233;s par Jean Rabasse.
&lt;br /&gt;Il a fallu &#233;galement &#233;laborer la sc&#233;nographie des animaux 3D plac&#233;s en prolongation des animaux r&#233;els ou construits par la d&#233;coration en d&#233;but de parcours. Mikros image a ainsi recr&#233;&#233; plusieurs requins et raies mobulas ainsi que trois gigantesques baleines, suspendues au plafond : la baleine bleue (33 m), la baleine bor&#233;ale, la baleine des basques. Afin de reproduire fid&#232;lement les animaux, de nombreuses s&#233;ances de travail ont eu lieu Fran&#231;ois Sarano, le conseiller scientifique du film.
&lt;br /&gt;Tourn&#233; en 35 mm et en HD, les effets visuels ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s en 4K.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Equipe Mikros image &lt;br /&gt;Directrice d'affaires : Chryst&#232;le Barbarat
&lt;br /&gt;Chef de projet : Malica Benjemia, B&#233;atrice Bauwens
&lt;br /&gt;Superviseur VFX : Hugues Namur
&lt;br /&gt;Superviseur Matte Painting : Christophe Courgeau
&lt;br /&gt;Matte painters : Alexandre Rouil, J&#233;r&#233;mie Touzerie
&lt;br /&gt;Superviseur Tracking : Tim Mendler
&lt;br /&gt;Track 3D : Yvan Galtie
&lt;br /&gt;Equipe 3D : Fabien Yorgandjian, L&#233;andre Lagrange, Nicolas Bruchet, Jordane M&#233;nard, Manuel Souillac, Benjamin Lenfant, Jerome Martinez, Antoine Carlon, Jean-Fran&#231;ois Roulon, Malik Nahassia
&lt;br /&gt;Equipe Compositing : Pierre Michel, Olivier Veau, Laurent Harambillet, Caroline Mistral, Nicolas Borens, S&#233;bastien Podsiadlo, Micha&#235;l Moercant
&lt;br /&gt;Equipe rotoscopie : Philippe Manuel, Jean-Baptiste Poeuf, Dany Lacarelle, Etienne Bolo, Gwena&#235;l Habert, Sylvette Lavergne
&lt;br /&gt;Entr&#233;es / Sorties : Fran&#231;ois Duboux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bande annonce &#224; d&#233;couvrir sur le &lt;a href='http://www.mikrosimage.eu/' class='spip_out' rel='external'&gt;site de Mikros image&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;ou sur le &lt;a href='http://www.oceans-lefilm.com/' class='spip_out' rel='external'&gt;site du film&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Oc&#233;ans&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'EST a eu en charge les effets visuels d' &quot;Oc&#233;ans&quot;, le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (&#233;pisode 1)</title>
		<link>http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets.html</guid>
		<dc:date>2010-02-12T22:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'EST</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>L'EST</dc:subject>
		<dc:subject>195</dc:subject>

		<description>Printemps 2008, rep&#233;rages Les rep&#233;rages ont toujours &#233;t&#233; pour moi un moment privil&#233;gi&#233;. Une pr&#233;figuration du tournage. En petit, et avec moins d'enjeu. Chacun y prend ses rep&#232;res, teste ses potentiels. Il y a des inconv&#233;nients parfois : &#234;tre coinc&#233; dans un minibus pendant une semaine, et devoir demander pour faire pipi. Cette fois ce sont des rendez-vous dans Paris. Des lieux qu'on ne verrait jamais sans cela. Une galerie priv&#233;e du Petit Palais, un hangar &#224; dirigeables construit par Gustave Eiffel &#224; (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-L-EST,282-+.html" rel="tag"&gt;L'EST&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-195-+.html" rel="tag"&gt;195&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;strong&gt;Printemps 2008, rep&#233;rages&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Les rep&#233;rages ont toujours &#233;t&#233; pour moi un moment privil&#233;gi&#233;. Une pr&#233;figuration du tournage. En petit, et avec moins d'enjeu. Chacun y prend ses rep&#232;res, teste ses potentiels. Il y a des inconv&#233;nients parfois : &#234;tre coinc&#233; dans un minibus pendant une semaine, et devoir demander pour faire pipi.&lt;br /&gt;
Cette fois ce sont des rendez-vous dans Paris. Des lieux qu'on ne verrait jamais sans cela. Une galerie priv&#233;e du Petit Palais, un hangar &#224; dirigeables construit par Gustave Eiffel &#224; Meudon, une soufflerie banc d'essai pour l'a&#233;ronautique des trente glorieuses, ou le Palais Brongniart &#233;trangement silencieux, vide, sinistre, que personne n'a jamais revu depuis les ann&#233;es 1970.&lt;br /&gt;
On cherche un lieu pour y installer un mus&#233;e imaginaire, le mus&#233;e des esp&#232;ces disparues.&lt;br /&gt;
Une sorte de galerie de l'&#233;volution, mais &#224; l'envers : la galerie de la r&#233;gression.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une galerie imaginaire o&#249; seraient expos&#233;es, &quot; naturalis&#233;es &quot;, les esp&#232;ces an&#233;anties par l'exploitation des oc&#233;ans et la pollution. Dans cette sc&#232;ne, Jacques Perrin, dont nous entendons la voix off depuis le d&#233;but du film et dont nous d&#233;couvrons ici le visage, fait visiter la galerie &#224; son jeune fils, Lancelot. Avec eux, nous d&#233;couvrons des esp&#232;ces que nous ne connaissions pas : la rythine de Steller, disparue, le dugong, disparu, le requin-chagrin Bilim&#233;l&#233;, en voie d'extinction, d'autres esp&#232;ces dont nous ne mesurions pas &#224; quel point elles sont d&#233;j&#224; menac&#233;es : d'autres requins, bleus, marteaux, les raies, manta, mobula, eagle, le saumon sauvage, des tortues, et tous les autres, les thons, les phoques, les baleines. Des dizaines d'esp&#232;ces an&#233;anties ou en voie de l'&#234;tre.&lt;br /&gt;
Beaucoup de ces animaux n'ont m&#234;me pas laiss&#233; de traces. S'il en existe un exemplaire dans un mus&#233;e oc&#233;anographique quelque part dans le monde, il est intransportable. &lt;br /&gt;
La d&#233;co peut les fabriquer. C'est une t&#226;che titanesque, et dispendieuse. Les images de synth&#232;se sont une alternative. La production entend bien explorer cette piste, a minima pour les animaux qui resteront en plan large. C'est la raison de ma pr&#233;sence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Rabasse, le chef d&#233;corateur, en fabriquera &quot; pour de vrai &quot; quelques-uns, ceux que nous voulons plut&#244;t voir en gros plans, ceux &#224; proximit&#233; imm&#233;diate desquels passeront les com&#233;diens. Et nous, en postprod, nous ferons les autres animaux. Tous les autres. &lt;br /&gt;
Ce ne sera pas rien non plus, mais c'est le meilleur compromis. &lt;br /&gt;
On est parti sur cette id&#233;e : le virtuel pour le plan large, le r&#233;el pour le plan serr&#233;.&lt;br /&gt;
Reste &#224; trouver l'&#233;crin. Le d&#233;cor.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous connaissez surement mieux que moi ce moment des rep&#233;rages o&#249;, apr&#232;s avoir vu tant de lieux extraordinaires, magnifiques, trop petits, trop grands, trop vitr&#233;s, trop loin, trop inaccessibles aux camions r&#233;gie, trop bruyants, trop &quot; Je sais pas mais&#8230; &quot;, on sent tout &#224; coup que c'est l&#224;. Une qualit&#233; sp&#233;ciale de silence, des raclements de gorge, une h&#233;sitation g&#233;n&#233;rale &#224; s'exprimer en premier.&lt;br /&gt;
Ce f&#251;t la gare maritime transatlantique de Cherbourg. Immense. Elle emporte l'adh&#233;sion. &lt;br /&gt;
C'est un b&#226;timent d'esprit art d&#233;co, inaugur&#233; en 1933, d&#251; &#224; l'architecte Levavasseur. &lt;br /&gt;
L'&#233;difice poss&#232;de la bonne dimension (on n'en utilisera qu'une petite moiti&#233; : 100 m x 40 m (un bon 4 000) sur 25 m de hauteur) et surtout une &#226;me. &lt;br /&gt;
Pour le reste, il faudra tout refaire. Les murs, le sol, le plafond, sont &#224; repenser.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Rabasse en construira une partie, de taille non n&#233;gligeable mais proportionnellement petite (les dimensions du lieu sont effrayantes), et nous ferons le reste en extension num&#233;rique.&lt;br /&gt;
Avec lui, et avec Mikros, nous avions fait d'importantes extensions num&#233;riques de d&#233;cor sur &lt;i&gt;Faubourg 36&lt;/i&gt;, le film de Christophe Barratier d&#233;j&#224; produit par Jacques Perrin.&lt;br /&gt;
Fort de cette exp&#233;rience, Jean, &#224; l'origine un peu sur sa r&#233;serve (sa derni&#232;re exp&#233;rience &#224; l'&#233;poque dans ce domaine datait de &lt;i&gt;Vidocq&lt;/i&gt;), est d&#233;sormais convaincu de la qualit&#233; potentielle du raccord entre d&#233;cor r&#233;el et d&#233;cor virtuel. &lt;br /&gt;
Il se sent plus en confiance et souhaite de plus en plus utiliser nos outils, d&#232;s lors que cela sert le film. Il y aura donc des animaux r&#233;els, des parties de d&#233;cor construites, un vrai sol l&#224; o&#249; doivent marcher les com&#233;diens, et&#8230; beaucoup de fonds verts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le TGV du retour, je dis une grossi&#232;ret&#233; : &#171; Quitte &#224; tout refaire, le d&#233;cor, la lumi&#232;re, tout, on pourrait tout aussi bien tourner en studio sur un cyclo vert &#187;.&lt;br /&gt;
Cela jette un froid. Quatre ans qu'ils tournent ensemble. Moi je d&#233;barque sur le film. M&#234;me si j'avais d&#233;j&#224; travaill&#233; sur &lt;i&gt;Microcosmos&lt;/i&gt;, et malgr&#233; mon &#226;ge avanc&#233;. Pour cette remarque, j'aurais pu me faire virer ce jour-l&#224;. Je m'en serai voulu. &lt;br /&gt;
Comme tout le cin&#233;ma fran&#231;ais, j'ai un &#233;norme respect pour Jacques Perrin. Grande int&#233;grit&#233;, respect des autres et du travail. Intelligence et honn&#234;tet&#233; intellectuelle. &lt;br /&gt;
Plus tard, bien apr&#232;s le tournage, alors que nous pr&#233;sentions les premi&#232;res versions du d&#233;cor virtuel con&#231;u par Jean et fabriqu&#233; par Mikros, j'entends la m&#234;me r&#233;flexion, presque comme un reproche : &#171; Vous auriez pu le tourner en studio&#8230; ! &#187; &lt;br /&gt;
Mais j'ai depuis chang&#233; d'avis : non, je ne crois pas que nous aurions mieux fait de tourner en studio fond vert. Cette gare maritime de Cherbourg, m&#234;me s'il n'en reste plus grand-chose dans l'image finale, avait une &#226;me en effet. Et cette &#226;me a inspir&#233; tout le monde. Luciano Tovoli, chef op' sur les s&#233;quences de fiction du film, a construit sa lumi&#232;re en utilisant l'architecture existante. Jean a repris certains d&#233;tails du vrai d&#233;cor, en a respect&#233; les rythmes, la respiration. Jacques et Jacques &#233;taient dans leur &#233;l&#233;ment. Les fonds verts, pour &#234;tre appuy&#233;s sur de vrais murs, ne leur ont pas fait perdre leurs rep&#232;res. La s&#233;quence va vivre une vie de film, &#233;voluer, subir des influences, &#224; commencer par celle de ce b&#226;timent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;part, il y avait cette id&#233;e de &quot; mausol&#233;e &quot;&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Le d&#233;but du parcours est celui des animaux d&#233;finitivement disparus. Ce devrait &#234;tre un v&#233;ritable tombeau. Le d&#233;cor serait de bas-reliefs en bronze, d'escaliers de pierre monumentaux, et de marbre froid. La lumi&#232;re z&#233;nithale devrait rendre fantomatiques les animaux, install&#233;s sur leur st&#232;le de marbre noir comme des figures de commandeurs venus d'outre-tombe, d'o&#249; ils nous jugent.&lt;br /&gt;
Nous r&#233;cup&#233;rons les plans cot&#233;s du b&#226;timent et les plans de la d&#233;co, et nous commen&#231;ons la mod&#233;lisation en synth&#232;se du futur mus&#233;e. Olli Barb&#233;, le directeur de production, est d'accord pour que nous fassions une pr&#233;visualisation compl&#232;te de la s&#233;quence. C'est un outil que Jacques et Jacques n'ont pas tellement pratiqu&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous ignorons s'ils y trouveront leur compte, mais cela vaut le coup d'essayer. Le &lt;i&gt;set-up&lt;/i&gt; est soigneusement pr&#233;par&#233; avec Jean Rabasse et Luciano Tovoli vient chez Mikros pour caler des propositions de cadrage et de mouvements de cam&#233;ra. Jean est familier du dispositif.
&lt;br /&gt;Quant &#224; Luciano, en quelques minutes seulement, il s'approprie le plateau virtuel sans aucune g&#234;ne. Jacques et Jacques, &#224; leur tour, comprennent tr&#232;s vite l'usage qu'ils peuvent faire de cette technique. De modifications en peaufinages, de versions en versions, avant m&#234;me d'avoir engag&#233; des travaux dispendieux, nous arrivons &#224; une version mont&#233;e de la s&#233;quence qui satisfait la r&#233;alisation. Apr&#232;s validation, et revalidation, nous sortons plusieurs versions de la s&#233;quence : &quot; ce qu'on voit&quot;, &quot; comment c'est install&#233; &quot;, &quot; o&#249; sont les cam&#233;ras ? &quot;, &quot; o&#249; sont les fonds verts ? &quot; etc.&lt;br /&gt; Chacun pourra commencer &#224; travailler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques jours avant le tournage, on visionne une ultime version de la pr&#233;visualisation. Avec Arnaud Fouquet, superviseur , qui est en charge du film &#224; L'EST, nous avons demand&#233; &#224; Mikros d'installer dans le d&#233;cor, jusqu'&#224; pr&#233;sent tr&#232;s sommaire, un peu de rendu, des placements de couleurs, suivant les plans de la d&#233;co. C'est &#224; la fois plus abouti, et en m&#234;me temps cela reste un document technique peu flatteur, qui n'est pas destin&#233; a restituer l'ambiance du d&#233;cor, comme le ferait une illustration, une vue d'artiste, ce que la d&#233;co sait faire bien mieux que nous. &lt;br /&gt;
Jacques Perrin, sur la foi de ces images, demande des changements : les st&#232;les de marbre noir vont devenir gris clair, et moins massives ; le sol sera moins triste aussi, plus clair. &lt;br /&gt;
Dans l'urgence, la d&#233;co doit faire des retouches des parties r&#233;elles du d&#233;cor. Sur le moment, avec Jean, nous nous interrogeons sur l'opportunit&#233; d'avoir int&#233;gr&#233; des &#233;l&#233;ments &quot; d&#233;co &quot; dans la &quot; pr&#233;viz trucages &quot; : c'&#233;tait trop ou trop peu. L'ambigu&#239;t&#233; du rendu &quot; maquette &quot; est parfois contre-productive. Nous pensons avoir touch&#233; ici la limite de l'exercice. Nous aurions d&#251; nous en tenir &#224; un rendu vraiment sommaire. &lt;br /&gt;
Avec le recul, je finis par penser qu'il s'agissait en r&#233;alit&#233; de la premi&#232;re &#233;tape d'une &#233;volution que la s&#233;quence allait subir tout au long de la postproduction, pour nous &#233;loigner de l'ambiance trop s&#233;pulcrale du &quot; brief &quot; initial. Je crois maintenant que la mise en sc&#232;ne ne pouvait se r&#233;soudre &#224; la noirceur, et que la pr&#233;visualisation nous a permis de rectifier le tir une premi&#232;re fois. Il m'a fallu mieux le conna&#238;tre pour comprendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cherbourg, octobre 2008&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;La s&#233;quence est en effet jour, le b&#226;timent est ouvert de partout, on ne veut pas &#234;tre tributaire des al&#233;as de la m&#233;t&#233;o. Etant donn&#233;e les dimensions du lieu, il est impossible de bornioler pour ma&#238;triser la lumi&#232;re. On tourne donc de nuit.&lt;br /&gt;
L'ext&#233;rieur du b&#226;timent a &#233;t&#233; enti&#232;rement &#233;chafaud&#233;, chaque fen&#234;tre a &#233;t&#233; &#233;quip&#233;e d'un 18 kW (ce qui devait faire une bonne vingtaine). A une des extr&#233;mit&#233;s, Jean-Claude Le Bras a plac&#233; un nombre incalculable de maxi-brutes, et &#224; l'autre bout, Jean Rabasse a tendu un fond vert de 40 x 25 m&#232;tres. J'ai travaill&#233; sur beaucoup de films, dont certains m&#233;morables par leur ampleur, mais ce tournage-l&#224; m'impressionne. D'autres fonds verts mobiles sont g&#233;r&#233;s par une &#233;quipe de deux &#233;lectros d&#233;di&#233;s, deux grues sont sur le plateau (une Louma et une Super Techno) en plus de la dolly et du Steadicam, etc. Tout cela con&#231;u, dispos&#233;, pr&#233;par&#233;, pr&#233;install&#233; sur les indications donn&#233;es par la pr&#233;visualisation en images de synth&#232;se que nous avions faite quelques semaines auparavant.&lt;br /&gt;
Un tournage bien pr&#233;par&#233; !&lt;br /&gt;
Sur le plateau d'abord, puis aux rushes, la lumi&#232;re nous surprend un peu, tous : c'est bien plus gai que nous ne le pensions. Luciano a anticip&#233; l'infl&#233;chissement progressif du discours. Jacques Perrin est un marin, il aime le ciel, les ciels, la lumi&#232;re et ses symphonies. Luciano Tovoli est un de ses vieux complices. Il faut &#234;tre un peu optimiste pour partir &#224; la d&#233;couverte des Am&#233;riques. Il y a aussi l'enfant, on ne peut pas lui laisser en cadeau cette sc&#232;ne sans un peu d'espoir.&lt;br /&gt;
Par la suite, petit &#224; petit, au fur et &#224; mesure des pr&#233;sentations et du travail en postproduction, la s&#233;quence perdra de sa froideur annonc&#233;e et gagnera en &#233;motion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux VFX, nous sommes cinq.&lt;br /&gt;
Martin Blaizot, de Cinesoft, est l&#224; avec sa mixette, branch&#233;e d'un c&#244;t&#233; sur la sortie vid&#233;o des cam&#233;ras et de l'autre sur la station de travail de Hugues Namur et Christophe Rouill (Mikros) dans laquelle le futur d&#233;cor est sommairement mod&#233;lis&#233;.&lt;br /&gt;
On peut ainsi se faire une id&#233;e du m&#233;lange. (En diff&#233;r&#233; pour les mouvements, car le &quot; tracking &quot; en temps r&#233;el n'est pas possible. Pas encore, nulle part, on y travaille.)&lt;br /&gt;
C'est Arnaud Fouquet qui est &#224; la face : c'est lui l'interlocuteur pour le plateau. Et il fait &#231;a bien, depuis longtemps. Il sait quand demander quelque chose et &#224; qui. Et il sait quand il vaut mieux l&#226;cher prise. Il n'en aura gu&#232;re besoin ici car on l'&#233;coute. Christophe Cheysson, le premier assistant, a parfaitement int&#233;gr&#233; (entre autres) toutes nos contraintes et demandes (m&#234;me celles que nous n'esp&#233;rons gu&#232;re plus voir satisfaites sur les tournages &quot; normaux &quot;). Il a r&#233;gl&#233; une chor&#233;graphie parfaite des changements d'axes, des installations de grues, des mouvements de fonds verts, des contraintes d'horaires pour l'enfant, etc. &lt;br /&gt;
Tout se passe calmement, sans effort apparent, avec efficacit&#233;. Les &#233;lectros et les machinos anticipent, la d&#233;co est toujours sur le coup, Luciano peaufine sans que personne ne semble l'attendre plus que de raison. Le plan de travail tient la route. La courtoisie reste la r&#232;gle.&lt;br /&gt;
Jacques Perrin et Jacques Cluzaud sont concentr&#233;s sur les probl&#233;matiques du film, enti&#232;rement occup&#233;s par leur sujet, les choix de mise en sc&#232;ne, le sens de chaque cadre, de chaque mouvement d'appareil et de chaque d&#233;placement de com&#233;dien. Ils partagent leurs pr&#233;occupations, entre eux d'abord, avec une complicit&#233; tr&#232;s tangible, puis avec le reste de l'&#233;quipe. Ils &#233;coutent les suggestions de Luc Drion, le cadreur, recommencent jusqu'&#224; avoir obtenu ce qu'ils cherchent. &lt;br /&gt;
C'est un bonheur (parfois un peu oubli&#233;) d'avoir affaire &#224; des gens &#224; la fois intelligents et honn&#234;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a aussi Olli Barb&#233;, le directeur de production, qui organise depuis cinq ans bient&#244;t cette folle chor&#233;graphie de tournages tous singuliers, tous exceptionnels, tous terriblement difficiles, globalement dans l'harmonie et en conservant sa bonne humeur. &lt;br /&gt;
Je vous entends : &#171; Oui, mais l&#224; il y avait les moyens ! &#187;. C'est vrai mais insuffisant : &#224; moyens &#233;gaux, il peut y avoir bonne ou mauvaise &#233;conomie de ces moyens. &lt;br /&gt;
Et du coup, cela peut produire soit harmonie, intelligence et productivit&#233;, soit hyst&#233;rie d&#233;sordre et gaspillage.&lt;br /&gt;
Un directeur de production peut laisser les probl&#232;mes arriver sur le plateau (ignorer les avertissements, rester th&#233;orique et rigide, laisser les gens s'enferrer), et les r&#233;soudre au dernier moment, en manifestant bruyamment son m&#233;contentement. C'est une m&#233;thode. Cela ne r&#232;gle que 50 % des probl&#232;mes (dans le meilleur des cas), mais cela pr&#233;sente (pour lui) un &#233;norme avantage : son travail se voit. &lt;br /&gt;
Olli fait partie d'une toute autre &#233;cole, celle qui anticipe, &#233;coute, pr&#233;pare, cherche, invente, et organise. Le travail se voit moins, beaucoup moins, mais c'est beaucoup plus efficace. On est content de l'avoir avec nous.&lt;br /&gt;
Il est vrai que sur un tel film, je vois mal comment un directeur de production, m&#234;me dot&#233; d'un organe vocal des plus puissants, aurait pu retarder la fonte des glaces en insultant le soleil, ou engueuler (comme poisson pourri) des saumons sauvages pour les emp&#234;cher de remonter l'embouchure d'un fleuve au nord du nord du Qu&#233;bec, en attendant que tout le matos soit bien arriv&#233;. Donc respect.&lt;br /&gt;
Et puis la cantine est vraiment bonne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Prochains &#233;pisodes :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;- &lt;a href='http://www.afcinema.com/L-EST-a-eu-en-charge-les-effets,6094.html' class='spip_in'&gt;Atlanta, Aubervilliers, et l'espace intersid&#233;ral, novembre 2008&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;- Boulevard Ney, Levallois, d&#233;but 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;- Montrouge, la fin r&#233;siste, Printemps 2009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;- Derni&#232;re ligne droite, automne 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>&quot;Le Vilain&quot; d'Albert Dupontel : le dernier succ&#232;s de Mikros image</title>
		<link>http://www.afcinema.com/Le-Vilain-d-Albert-Dupontel-le.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/Le-Vilain-d-Albert-Dupontel-le.html</guid>
		<dc:date>2010-01-03T16:46:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mikros image</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>Mikros image</dc:subject>
		<dc:subject>194</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s Bernie, Le Cr&#233;ateur et Enferm&#233;s dehors, Albert Dupontel continue sur sa lanc&#233;e avec le joli succ&#232;s du Vilain, qui atteint 354 789 entr&#233;es d&#232;s sa premi&#232;re semaine d'exploitation. La collaboration entre Mikros image et Albert Dupontel remonte &#224; plusieurs ann&#233;es car le studio a d&#233;j&#224; travaill&#233; sur les deux pr&#233;c&#233;dents films du r&#233;alisateur. Avec Le Vilain, Mikros a apport&#233; sa p&#226;te sur de nombreuses s&#233;quences : les courses poursuites qui jalonnent le film, les impacts de balles pour rendre l'action plus (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Mikros-Image,242-+.html" rel="tag"&gt;Mikros image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-194-+.html" rel="tag"&gt;194&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;Bernie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Cr&#233;ateur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Enferm&#233;s dehors&lt;/i&gt;, Albert Dupontel continue sur sa lanc&#233;e avec le joli succ&#232;s du &lt;i&gt;Vilain&lt;/i&gt;, qui atteint 354 789 entr&#233;es d&#232;s sa premi&#232;re semaine d'exploitation.
&lt;br /&gt;La collaboration entre Mikros image et Albert Dupontel remonte &#224; plusieurs ann&#233;es car le studio a d&#233;j&#224; travaill&#233; sur les deux pr&#233;c&#233;dents films du r&#233;alisateur.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Le Vilain&lt;/i&gt;, Mikros a apport&#233; sa p&#226;te sur de nombreuses s&#233;quences : les courses poursuites qui jalonnent le film, les impacts de balles pour rendre l'action plus explosive. &lt;br /&gt;Mais le c&#339;ur de l'ouvrage a essentiellement r&#233;sid&#233; dans la cr&#233;ation des animaux en num&#233;rique.
&lt;br /&gt;La tortue, enti&#232;rement cr&#233;&#233;e en 3D a &#233;t&#233; longuement travaill&#233;e pour arriver &#224; rendre le plus r&#233;aliste possible ses mouvements ainsi que la texture de sa carapace.
&lt;br /&gt;M&#234;me d&#233;fi pour les chats qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s pour r&#233;aliser une bataille de chiens et de chats sur un des personnages du film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le souligne Albert Dupontel dans le dossier de presse* : &#171; Les effets sp&#233;ciaux sont con&#231;us par Mikros. C'est un travail tr&#232;s efficace et pr&#233;cis, port&#233; par une &#233;quipe inventive. Leur plus gros travail a &#233;t&#233; la sc&#232;ne des chats. A l'arriv&#233;e, il est impossible de dire o&#249; ils sont intervenus, ce qui fait que dans le doute, la productrice n'a pas voulu les payer... Cela leur apprendra &#224; &#234;tre comp&#233;tents. &#187;
&lt;br /&gt;*Studio Canal&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>L'EST et les effets visuels de &quot;Cineman&quot;</title>
		<link>http://www.afcinema.com/L-EST-et-les-effets-visuels-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/L-EST-et-les-effets-visuels-de.html</guid>
		<dc:date>2009-11-01T17:45:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'EST</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>L'EST</dc:subject>
		<dc:subject>192</dc:subject>

		<description>Pour faire suite &#224; l'article de R&#233;mi Chevrin publi&#233; dans la Lettre d'octobre, voici un mot sur les effets visuels de Cineman r&#233;alis&#233; par Yann Moix (par Alexandre Bon et Audrey Kleinclaus). L'EST a supervis&#233; la fabrication des effets visuels de Cineman depuis les premi&#232;res &#233;tapes de pr&#233;production jusqu'&#224; la finalisation du film. Le fait que le film soit coproduit par un producteur belge, Scope Pictures, impliquait un certain nombre de d&#233;penses wallonnes, dont une bonne part de la postproduction. La (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-L-EST,282-+.html" rel="tag"&gt;L'EST&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-192-+.html" rel="tag"&gt;192&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Pour faire suite &#224; l'article de R&#233;mi Chevrin publi&#233; dans la Lettre d'octobre, voici un mot sur les effets visuels de &lt;i&gt;Cineman&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233; par Yann Moix (par Alexandre Bon et Audrey Kleinclaus).
&lt;br /&gt;L'EST a supervis&#233; la fabrication des effets visuels de &lt;i&gt;Cineman&lt;/i&gt; depuis les premi&#232;res &#233;tapes de pr&#233;production jusqu'&#224; la finalisation du film.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le fait que le film soit coproduit par un producteur belge, Scope Pictures, impliquait un certain nombre de d&#233;penses wallonnes, dont une bonne part de la postproduction. La production fran&#231;aise, SAJ, souhaitait n&#233;anmoins que le montage et le mixage se passent en France. Dans cette configuration, ils ont donc fait appel &#224; L'EST pour encadrer la fabrication en Belgique, tout en ayant une &quot; interface &quot; en France, proche et r&#233;active.
&lt;br /&gt;L'EST a &#233;t&#233;, pour la production fran&#231;aise, le &quot; garant de bonne fin &quot; dans cette fili&#232;re qui est encore &#224; ce jour peu usit&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Cineman&lt;/i&gt; est l'histoire d'un petit professeur de math&#233;matiques, dont le destin bascule le jour o&#249; il est d&#233;sign&#233;, par hasard, pour aller sauver l'h&#233;ro&#239;ne d'un film. Pour accomplir sa mission, il devra traverser l'histoire du cin&#233;ma...
&lt;br /&gt;D&#232;s la pr&#233;paration, il a fallu d&#233;cider quels effets seraient r&#233;alis&#233;s en postproduction. Nous avons soutenu l'id&#233;e d'effectuer &#224; la prise de vues un maximum des reconstitutions de film et des effets li&#233;s, pour des raisons aussi bien esth&#233;tiques qu'&#233;conomiques.
&lt;br /&gt;Les trucages ont &#233;t&#233; envisag&#233;s comme un compl&#233;ment visuel, venant enrichir l'histoire (gags, etc.) et faciliter les transitions de film &#224; film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au tournage, certains effets, dont le r&#233;sultat &#233;tait difficile &#224; pr&#233;voir, ont pu &#234;tre pr&#233;visualis&#233;s sur le plateau via une mixette (tournage fond bleu avec incrustation d'images d'archives). Pour une s&#233;quence, une pr&#233;visualisation avait &#233;t&#233; faite comme r&#233;f&#233;rence pour le tournage.
&lt;br /&gt;Le travail de maquettage et de recherche graphique des effets a accompagn&#233; le montage tout au long de la production. &lt;br /&gt;Pour chaque s&#233;quence o&#249; les trucages venaient renforcer les effets comiques, il s'agissait de d&#233;cliner les id&#233;es du r&#233;alisateur en de multiples variantes. Ainsi, sur la s&#233;quence o&#249; R&#233;gis Deloux est en noir et blanc, il a fallu faire de nombreuses recherches pour &#233;tablir ce qui caract&#233;risait une image en noir et blanc &quot; ann&#233;es 1920-30 &quot; (contraste, rayures, pompage, scintillement, grain, diffusion des optiques, etc.). &lt;br /&gt;On a ensuite appliqu&#233; ces effets sur le personnage, et propos&#233; plusieurs dosages et m&#233;langes, afin d'obtenir un effet qui n'appara&#238;t pas comme un &quot; gadget &quot; (d'o&#249; l'abandon des rayures), ni comme un d&#233;faut de l'image (scintillement et pompage) tout en &#233;tant identifiable au premier coup d'&#339;il : le h&#233;ros est noir et blanc dans un monde en couleur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'effet finalement retenu comprend une augmentation du contraste par zones, du grain et un effet de diffusion douce, appliqu&#233;s diff&#233;remment selon la grosseur des plans.
&lt;br /&gt;La recherche effectu&#233;e sur cet effet de noir et blanc a &#233;galement &quot; balis&#233; &quot; l'homog&#233;n&#233;isation des images de plans tourn&#233;s avec des images d'archives (&lt;i&gt;Tarzan&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Voyage &#224; travers l'impossible&lt;/i&gt; de M&#233;li&#232;s).
&lt;br /&gt;Les maquettes ont notamment permis de tester certains gags dans le montage, et de s&#233;lectionner ceux qui fonctionnaient r&#233;ellement, comme par exemple les sous-titres accroch&#233;s au h&#233;ros et dont il ne peut se d&#233;barrasser. &lt;br /&gt;Des directions &#233;taient d&#233;termin&#233;es et puis &#233;taient affin&#233;es au fur et &#224; mesure de l'avancement et de l'&#233;volution du montage. L'EST conservait l'historique des versions, des discussions et des d&#233;cisions prises, et en faisait une synth&#232;se afin d'optimiser le travail et &#233;viter les retours en arri&#232;re.
&lt;br /&gt;Lorsque le montage a &#233;t&#233; achev&#233;, la fabrication des plans d&#233;finitifs s'est faite en deux mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu les d&#233;lais de fabrication courts, les trucages ont finalement &#233;t&#233; r&#233;partis par s&#233;quences, entre deux prestataires belges, Victor Studio et WFX.
&lt;br /&gt;Seule la s&#233;quence du g&#233;n&#233;rique de d&#233;but, qui plonge notre h&#233;ros dans la peau d'Harold Lloyd, a d&#251; &#234;tre partag&#233;e entre les deux truqueurs. Cette s&#233;quence se d&#233;roulait sur deux d&#233;cors, partiellement imbriqu&#233;s, qui n&#233;cessitait chacun un matte-painting : le premier utilisait comme base une photo d'&#233;poque et le second un film d'archive. Pour des raisons d'efficacit&#233;, on a d&#233;cid&#233; de confier chaque partie &#224; l'un des truqueurs.
&lt;br /&gt;La supervision sur cette s&#233;quence a port&#233; sur les possibilit&#233;s d'utiliser des &#233;l&#233;ments anciens en guise de fond (maquettes sommaires pour choisir parmi les &#233;l&#233;ments fournis) et l'am&#233;lioration de l'homog&#233;n&#233;it&#233; des plans de WFX et Victor Studio, &#224; la fois entre eux mais &#233;galement avec les &#233;l&#233;ments anciens utilis&#233;s en fond, ou intercal&#233;s dans le montage.
&lt;br /&gt;Au final, &lt;i&gt;Cineman&lt;/i&gt; comprend 170 plans truqu&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Quinta Industries et les effets visuels, et l'&#233;talonnage, de &quot;Lucky Luke &quot;</title>
		<link>http://www.afcinema.com/Quinta-Industries-et-les-effets.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/Quinta-Industries-et-les-effets.html</guid>
		<dc:date>2009-11-01T17:44:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Quinta Industries</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>LTC Laboratoires</dc:subject>
		<dc:subject>Duboi</dc:subject>
		<dc:subject>Duran Duboi</dc:subject>
		<dc:subject>Quinta Industries</dc:subject>
		<dc:subject>192</dc:subject>

		<description>Ce film a n&#233;cessit&#233; un travail complexe de 3D sur les effets visuels. Nous pouvons notamment citer le travail r&#233;alis&#233; afin de rendre parlant le cheval &quot; Jolly Jumper &quot;. Ce dernier a en effet n&#233;cessit&#233; une mod&#233;lisation en 3D d'une bouche de cheval afin de pouvoir l'animer. On peut &#233;galement souligner le travail important de conception 3D pour le bandit manchot (ville reconstitu&#233;e en 3D) pour lequel seul le rez-de-chauss&#233;e existait en prises de vues r&#233;elles. Une pr&#233;sentation plus en d&#233;tails de ce (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-LTC-Laboratoires-+.html" rel="tag"&gt;LTC Laboratoires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Duboi,317-+.html" rel="tag"&gt;Duboi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Duran-Duboi-+.html" rel="tag"&gt;Duran Duboi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Quinta-Industries-+.html" rel="tag"&gt;Quinta Industries&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-192-+.html" rel="tag"&gt;192&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Ce film a n&#233;cessit&#233; un travail complexe de 3D sur les effets visuels. Nous pouvons notamment citer le travail r&#233;alis&#233; afin de rendre parlant le cheval &quot; Jolly Jumper &quot;. Ce dernier a en effet n&#233;cessit&#233; une mod&#233;lisation en 3D d'une bouche de cheval afin de pouvoir l'animer. &lt;br /&gt;On peut &#233;galement souligner le travail important de conception 3D pour le bandit manchot (ville reconstitu&#233;e en 3D) pour lequel seul le rez-de-chauss&#233;e existait en prises de vues r&#233;elles. Une pr&#233;sentation plus en d&#233;tails de ce travail sur les effets visuels aura lieu &#224; Paris&lt;i&gt;fx&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette quantit&#233; importante d'effets visuels dans le film a impliqu&#233; de nombreuses pr&#233;sentations au Lustre en pr&#233;sence de St&#233;phane Le Parc, James Huth et Fabien Pascal afin de valider les diff&#233;rentes s&#233;quences.
&lt;br /&gt;L'avantage d'avoir sur un m&#234;me site (site de Duboi &#224; Boulogne) les salles de montage, l'auditorium de mixage et la salle d'&#233;talonnage num&#233;rique Lustre a permis &#224; James Huth d'avoir une r&#233;elle r&#233;activit&#233; en mati&#232;re de validation des diff&#233;rents &#233;l&#233;ments de son film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;activit&#233; quant &#224; la validation des effets visuels a &#233;t&#233; favoris&#233;e par la rapidit&#233; des transfert d'images des plans truqu&#233;s gr&#226;ce &#224; la fibre noire qui relie le studio Duran Duboi &#224; Issy-les-Moulineaux et le site de Duboi &#224; Boulogne.
&lt;br /&gt;Le travail de Fabien Pascal sur l'&#233;talonnage, hors plans truqu&#233;s, a &#233;t&#233; de rester tr&#232;s pr&#232;s du n&#233;gatif avec une volont&#233; de mettre en valeur les d&#233;cors naturels du tournage en Argentine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Laboratoire des rushes : LTC
&lt;br /&gt;Travaux d'&#233;talonnage num&#233;rique : Duboi, &#233;talonn&#233; par Fabien Pascal sur Lustre
&lt;br /&gt;Retour au film : Duboi - LTC sur Arrilaser
&lt;br /&gt;Effets visuels : Duran Duboi&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Mikros cr&#233;e les effets visuels du nouveau film de Robert Gu&#233;diguian, &quot;L'Arm&#233;e du crime&quot;</title>
		<link>http://www.afcinema.com/Creation-des-effets-visuels-du.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/Creation-des-effets-visuels-du.html</guid>
		<dc:date>2009-10-03T17:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>Mikros image</dc:subject>
		<dc:subject>191</dc:subject>

		<description>Pr&#233;sent&#233; hors comp&#233;tition &#224; la derni&#232;re &#233;dition du Festival de Cannes, le nouveau film de Robert Gu&#233;diguian L'Arm&#233;e du crime, produit par Agat Films &amp; Cie, retrace la vie et le combat du militant Missak Manouchian et de son groupe de r&#233;sistants, contre l'arm&#233;e allemande et une police fran&#231;aise collabo, dans le Paris occup&#233; de 1941. Dans une ultime op&#233;ration de propagande, ces immigr&#233;s, morts pour la France, entreront dans la l&#233;gende. Les ann&#233;es 2000 ont vu la naissance de l'&#233;troite collaboration (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Mikros-Image,242-+.html" rel="tag"&gt;Mikros image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-191-+.html" rel="tag"&gt;191&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Pr&#233;sent&#233; hors comp&#233;tition &#224; la derni&#232;re &#233;dition du Festival de Cannes, le nouveau film de Robert Gu&#233;diguian &lt;i&gt;L'Arm&#233;e du crime&lt;/i&gt;, produit par Agat Films &amp; Cie, retrace la vie et le combat du militant Missak Manouchian et de son groupe de r&#233;sistants, contre l'arm&#233;e allemande et une police fran&#231;aise collabo, dans le Paris occup&#233; de 1941. Dans une ultime op&#233;ration de propagande, ces immigr&#233;s, morts pour la France, entreront dans la l&#233;gende.
&lt;br /&gt;Les ann&#233;es 2000 ont vu la naissance de l'&#233;troite collaboration artistique entre Robert Gu&#233;diguian et Mikros image. Depuis plus de 8 ans d&#233;j&#224;, Mikros image accompagne chacun des projets du r&#233;alisateur en post production ainsi que dans les effets visuels.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5975 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:262px;'&gt;
&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L262xH190/Mikros_260-a6d5a.jpg' width='262' height='190' alt=&quot;&quot; style='height:190px;width:262px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Effets visuels et &#233;talonnage num&#233;rique&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Avec plus de 130 plans truqu&#233;s, l'expertise du studio s'est exprim&#233;e notamment au travers de plusieurs matte paintings :
&lt;br /&gt;- la Tour Eiffel arborant les banderoles blanches allemandes,
&lt;br /&gt;- la place du Trocad&#233;ro (dans l'une des premi&#232;res s&#233;quences du film),
&lt;br /&gt;- la d&#233;couverte des toits de Paris quand Missak et M&#233;lin&#233;e Manouchian sont &#224; la fen&#234;tre (sc&#232;ne de nuit).
&lt;br /&gt;Quant au rendu r&#233;aliste du Paris de ces ann&#233;es de guerre, le travail a consist&#233; &#224; l'effacement d'antennes, retouches sur fen&#234;tres, ajouts de patine&#8230; pour &#233;carter tout anachronisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux mois de travail ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour finaliser les effets sp&#233;ciaux, avec &#233;galement un travail de compositing lors de deux sc&#232;nes d'explosion :
&lt;br /&gt;- compositing d'un soldat allemand sortant d'un car en flammes
&lt;br /&gt;- compositing lors de la s&#233;quence d'explosion de la librairie.
&lt;br /&gt;Dans l'une des s&#233;quences de torture, Mikros image est intervenue sur la cr&#233;ation des effets num&#233;riques permettant d'animer la blessure sur le ventre d'un des personnages et la flamme sur le bec de gaz.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les travaux d'&#233;talonnage num&#233;rique ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par Jacky Lefresne, en collaboration avec Pierre Milon, chef op&#233;rateur du film.
&lt;br /&gt;Report film sur pellicule, &#233;talonnage, mastering&#8230;, toutes les &#233;tapes de postproduction ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es par Mikros image.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bande-annonce &#224; d&#233;couvrir &lt;a href='http://www.mikrosimage.eu/' class='spip_out' rel='external'&gt;sur le site www.mikrosimage.eu&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href='http://www.larmeeducrime-lefilm.com/' class='spip_out' rel='external'&gt;Site officiel du film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Visages 3D sur le film &quot;Ne te retourne pas&quot;</title>
		<link>http://www.afcinema.com/Visages-3D-sur-le-film-Ne-te.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afcinema.com/Visages-3D-sur-le-film-Ne-te.html</guid>
		<dc:date>2009-06-03T09:29:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mikros image</dc:creator>

<category domain="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html">Effets visuels et Trucages</category>

		<dc:subject>Mikros image</dc:subject>
		<dc:subject>188</dc:subject>

		<description>R&#233;alis&#233; par Marina de Van, Ne te retourne pas est un thriller au cours duquel le personnage jou&#233; par Sophie Marceau se voit prendre les traits d'une autre (Monica Bellucci). L'enjeu pour Mikros Image &#233;tait de superposer les visages des deux com&#233;diennes afin de cr&#233;er un nouveau personnage, un visage hybride qui occupe l'&#233;cran pendant plus de 15 minutes Sophie Marceau et Monica Bellucci Photo Steve Braun En outre, il s'agit pour ce film fran&#231;ais de jouer avec des visages f&#233;minins jeunes et connus (...)

-
&lt;a href="http://www.afcinema.com/-Effets-visuels-et-Trucages-.html" rel="directory"&gt;Effets visuels et Trucages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-Mikros-Image,242-+.html" rel="tag"&gt;Mikros image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afcinema.com/+-188-+.html" rel="tag"&gt;188&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.afcinema.com/IMG/arton5740.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;160&quot; height=&quot;117&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;R&#233;alis&#233; par Marina de Van, &lt;i&gt;Ne te retourne pas&lt;/i&gt; est un thriller au cours duquel le personnage jou&#233; par Sophie Marceau se voit prendre les traits d'une autre (Monica Bellucci).
&lt;br /&gt;L'enjeu pour Mikros Image &#233;tait de superposer les visages des deux com&#233;diennes afin de cr&#233;er un nouveau personnage, un visage hybride qui occupe l'&#233;cran pendant plus de 15 minutes&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_5786 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L520xH380/Mikros_NTRP_550-5e66b.jpg' width='520' height='380' alt='JPEG - 145.4 ko' style='height:380px;width:520px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-5786 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Sophie Marceau et Monica Bellucci&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-5786 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo Steve Braun&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En outre, il s'agit pour ce film fran&#231;ais de jouer avec des visages f&#233;minins jeunes et connus et de juxtaposer l'image de synth&#232;se et la photo dans la m&#234;me image. &lt;br /&gt;Mikros Image a conduit ce projet avec WFX, sa filiale belge, et a r&#233;alis&#233; 130 plans pour cr&#233;er des transformations faciales spectaculaires. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_5842 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.afcinema.com/local/cache-vignettes/L500xH306/Ne_te_retourne_pas1-1bced.jpg' width='500' height='306' alt='JPEG - 80.2 ko' style='height:306px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-5842 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ne_te_retourne_pas1&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-5842 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&quot;Ne te retourne pas&quot; r&#233;alis&#233; par Marina de Van. @droits r&#233;serv&#233;s&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
