Sommaire de La Lettre de l'AFC Nº 125

2003-10

Films (9)

Carnet d’adresses

Digimage
coordonnées

135, avenue Jean-Baptiste Clément
92100 Boulogne-Billancourt

Tél. : 01 55 38 02 10
Fax : 01 55 38 02 11

Nos contacts :
Angelo Cosimano, directeur technico-commercial
Courriel : a.cosimano chez digimage-france.com

Juan Martin Eveno, directeur d’exploitation
Courriel : juan chez digimage-france.com

Tommaso Vergallo, directeur des productions
Courriel : tommaso chez digimage-france.com

Actualités AFC

Les déplacements étaient terribles sur Himalaya, l’enfance d’un chef

E. G. : Eric (Valli) se balade avec son appareil photo, alors il sent bien la lumière, par contre il ne pouvait pas imaginer ce que représentait une structure de fiction. Le temps de se retourner, il était déjà à 200 mètres. Or ces deux cents mètres, je mets longtemps à les atteindre, donc c’était tout ça qui n’avait pas été pensé en termes de préparation. Si Eric refaisait un film dans des conditions aussi difficiles, il aurait une vision beaucoup plus juste du tournage. Les déplacements étaient terribles sur Himalaya, certains duraient une semaine à (...)

Tourner dans des conditions extrêmes...
entretien entre Pierre Lhomme, Eric Guichard et Robert Alazraki sur la lumière en extérieur

Tourner dans l’Himalaya implique-t-il une contrainte physique particulière ? Eric Guichard : C’est sûr que par rapport à des extérieurs classiques, la contrainte de l’Himalaya, c’est une contrainte physique. C’est-à-dire que faire un plan c’est déjà une difficulté en soi. Mais ça, ça fait aussi un peu partie du jeu. D’ailleurs toute l’équipe a passé un test d’altitude et certains membres ne sont pas partis à cause de ce test. Mon assistante Sylvie Carcedo, qui était quand même limite au niveau du test, a fait plusieurs fois du caisson de décompression. Mais (...)

On projette la dernière séquence de Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau

On projette la dernière séquence de Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau P. L. : Là c’est donc le décor où va se passer toutes la fin du film. Ce qui est rééclairé ici c’est les visages. Mais rééclairer dans un lieu comme ça c’est souvent enlever de la lumière et non pas en mettre. J\’étais équipé d’autant de toiles noires que de toiles blanches. C’est vrai que sachant que j’allais avoir toute la fin de la scène dans ce décor, en allant du jour à la nuit, j’étais complètement angoissé, plusieurs jours à l’avance. E. G. : Par exemple la fumée que l’on (...)

le passage des extérieurs aux intérieurs...

Projection d’un extrait de Born Romantic de David Kane R. A. : Le travail de repérage, c’était de choisir les trajets de nuit, les lieux pour lesquels on aurait des autorisations. Et finalement c’est pour ça aussi que j’avais décidé de faire beaucoup moins de voiture-travelling. Car quand j’étais dans la voiture, on pouvait se passer d’autorisation puisqu’on n’avait pas de lumière extérieure et on n’avait rien qui dépassait de la voiture donc on n’avait aucune autorisation à demander. On pouvait aller n’importe où. On savait aussi à quelle heure les (...)

On ne peut pas filmer de la même manière Isabelle Adjani et un Dolpopa
(suite de l’entretien sur la lumière en extérieurs)

E. G. : Je voudrais juste revenir sur une chose ; ce qui est différent par rapport au film que Pierre a éclairé et Himalaya, c’est que je n’ai pas eu les mêmes moyens que lui, mais c’est aussi vrai que j’ai pu faire sur Himalaya des choses difficiles parce que j’avais des comédiens qui se prêtaient à des lumières difficiles. Il faut aussi se dire : « Qui va-t-on filmer ? ». On ne peut pas filmer de la même manière Isabelle Adjani et un Dolpopa. Ce sont des questions qu’on se pose forcément quand on prépare un film, on peut imaginer qu’on travaille dans des (...)

Les différences étaient énormes, entre les champs-contrechamps...

P. L. : Moi j’ai vécu ce genre d\’angoisse pour Le Sauvage de Jean-Paul Rappeneau car on était au bord de la mer, qui change tout le temps de couleur. Je me suis fait un sang d’encre, mais finalement c’est très lié au rythme du montage et pourtant les différences étaient énormes, entre les champs-contrechamps, on passait d’une mer bleue à une mer grise, d’un plan avec soleil à des plans sans soleil et personne s’en aperçoit. On a le souvenir d’une mer bleu turquoise. E. G : Pour la séquence \" Le sentier des démons \", on a en fait trois décors différents (...)

Digimage, nouvel associé
par Gérard de Battista

Digimage a été créé par Denis Auboyer en 1994. C’est la filiale postproduction du groupe LVT/CMC, spécialisé dans le sous-titrage laser et les travaux de laboratoire vidéo.
Depuis 2000, Digimage s’est doté d’une chaîne de postproduction originale, autour des formats haute définition (HDcam et D5), afin de rendre la filiale numérique et donc l’étalonnage numérique plus accessible.

Le problème de la lumière extérieure...
(suite de l’entretien)

P. L. : Ce qui est formidable, c’est de tourner un film à budget relativement modeste où les comédiens sont toujours à disposition. On peut tourner dans l’ordre, c’est le rêve, mais c’est très rare. E. G. : C’est ce qui s’est passé sur Gadjo Dilo, Tony (Gatlif) ne voulait absolument pas tourner décor par décor. Il s’est arrangé pour avoir ses décors, avoir ses comédiens et l’on a tourné du premier plan au dernier, ce qui est contradictoire aussi pour nous parce que dans sa tête, tourner dans l’ordre, ça voulait aussi dire tourner les plans dans l’ordre. On (...)

Sur les écrans

Bitola
par Willy Kurant

D’abord le " Life Achievement Award " à Raoul Coutard pour l’intégralité de son œuvre photographique. Invité d’honneur, acclamé, interviewé par un public jeune et enthousiaste, Raoul traça un portrait de ses collaborations avec Godard, avec un humour décapant et une humilité assez peu commune. Il y eut à minuit une projection d’A bout de souffle qui dut refuser du monde, je pris un très grand plaisir à nos conversations du petit-déjeuner. Le recul qu’il avait sur sa carrière était passionnant. Palmarès du Festival Manaki Brothers de Bitola dont je fus le (...)

Fuji Tous Courts
mardi 28 octobre prochain à 18 h 00

La prochaine séance de Fuji Tous Courts aura lieu le mardi 28 octobre prochain à 18 h 00 au Cinéma des Cinéastes :
Au programme :

  • La Collection de Judicaël de Corinne Garfin, photographié par Stéphane Patti, produit par Delcor Productions
  • Happy Victor de Carina Borgeaud, photographié par Rémi Mazet, produit par Rat qui rit Films, Maïa Films et Les Films à un Dollar
  • Sans nom du père de Flavia Coste, photographié par Christophe Artus, produit par 3 SM Productions

Kodak partenaire du Festival de Meudon 2003
du 8 octobre au 12 octobre

Venez nous rencontrer à l’occasion de la journée professionnelle du 11 octobre sous l’égide de Kodak. A cette occasion vous pourrez rencontrer les réalisateurs en compétition.

Si vous souhaitez participer au déjeuner du samedi, n’hésitez pas à contacter Anne-Marie Servan au 01 40 01 46 15.

Biarritz
29 septembre au 5 octobre 2003

Fujifilm sera également présent à Biarritz au Festival consacré aux Cinémas et Cultures de l’Amérique Latine du 29 septembre au 5 octobre 2003

13es Rencontres Cinématographiques de Beaune,
23 au 26 octobre

Gérald Fievet et son équipe vous invitent aux 13es Rencontres Cinématographiques de Beaune, organisées par l’ARP, société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs, qui se dérouleront du 23 au 26 octobre prochain. Au cours de ces rencontres, les thèmes suivants seront débattus : Le cinéma numérique Le DVD L’élargissement de l’Europe La diversité culturelle

Technique

L’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière au SATIS

Pour sa participation au Satis, l’Ecole réalisera des sujets vidéo sur les 3 lauréats des SatisFecits* qui seront tournés lors du salon et postproduits sur le stand de l’Ecole, en partenariat avec Thomson et diffusés sur le site web du Satis.
Le stand de l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière sera situé dans l’espace dédié aux formations (Stand G 19).

Retour numérique gagnant à IBC 2003
Kodak novateur

Après une absence de plusieurs années, Kodak est revenu à IBC en tant qu’exposant. Nous avons présenté une approche résolument novatrice de l’avenir de la pellicule cinéma à travers de nombreuses innovations numériques...

" Grid cloth " de Rosco
dans la gamme Cinegel

Rosco a le plaisir d’annoncer l’introduction d’une nouvelle matière " grid cloth " dans la gamme Cinegel. Ce produit est disponible en feuilles (50 x 61 cm) et en rouleaux (1,52 x 6 m).

GTC
YACS (Yet Another Color management System)

Les enjeux de la postproduction numérique sont maintenant bien connus. Beaucoup de films ont été, lors des deux dernières années, fabriqués à l’aide de la fameuse, mais toujours mystérieuse, chaine numérique, que ces films aient été tournés sur pellicule ou en vidéo.

K5600 au Satis 2003
du 21 au 23 octobre

K5600 Lighting sera, comme tous les ans, présent au Satis du 21 au 23 octobre. De nombreuses nouveautés seront visibles sur le stand.

Lire, voir, entendre

A consulter sur place à l’AFC

un ouvrage, écrit, abondamment illustré et publié par nos amis italiens de l’AIC, qu’Armand a rapporté dans ses valises en revenant d’une réunion Imago à Vienne : La luce e la sceneggiatura ou Il mestriere dello sceneggiatore nel racconto degli autori della photographia (Lumière et scénario - Le métier de scénariste raconté par les auteurs de la photographie).

Rémy Chevrin et Eric Gautier

ont accordé un entretien au technicien du film pour leur travail respectif sur Monsieur Ibrahim de François Dupeyron et Son frère de Patrice Chéreau

Tarak Ben Ammar acquiert Duran Duboi

Le Monde, 21 septembre 2003

Tarak Ben Ammar, président de la société Quinta Communications, s’est porté acquéreur du groupe Duran Duboi, spécialiste de la postproduction cinéma en numérique, en redressement judiciaire depuis le mois d’avril.

De nouveaux statuts pour la Cinémathèque française

D’après Le Monde du 24 septembre 2003

Cette fois-ci a été la bonne : après une première tentative infructueuse le 24 juin, la réforme des statuts de la Cinémathèque française a été votée à 93 %.
Pour continuer à recevoir le soutien financier de l’Etat (qui via le CNC apporte 80 % du budget de la Cinémathèque), l’institution devait s’engager à concentrer ses activités sur le site du 51, rue de Bercy, clarifier ses rapports financiers et moderniser ses statuts.

Côté profession

Alain Choquart, AFC, témoigne

Je ne suis pas " intervenu " lors de la dernière Lettre de l’AFC au sujet de décès de mon assistant Philippe Renaut. En effet, j’ai choisi de proposer une " pleine page " au Technicien du film qui resterait auprès des enfants de Philippe comme une mémoire de la profession vis-à-vis de leur père. Je n’ai pas souhaité écrire deux textes.

Philippe Renaut, premier assistant opérateur
par Alain Choquart

Philippe Renaut, assistant opérateur, vient de nous quitter alors qu’il se trouvait en tournage à l’île de La Réunion.
Ce décès si brutal a suscité parmi ceux qui l’ont côtoyé une émotion à la hauteur des grandes qualités humaines et professionnelles de Philippe.