Les Entretiens AFC

David Cailley
Yves Cape

Entretien avec le directeur de la photographie Yves Cape, AFC, SBC, à propos de son travail sur "Les Filles d’Avril", de Michel Franco

Yves Cape, AFC, SBC, a commencé sa carrière avec Bruno Dumont puis il a collaboré avec Claire Denis, Patrice Chéreau, Cédric Khan, Guillaume Nicloux et dernièrement avec Arnaud des Pallières. En 2014, il rencontre le réalisateur mexicain Michel Franco avec lequel il tourne à Los Angeles Chronic, qui remporte le Prix du scénario à Cannes en 2015. Pour ce 70e Festival, le réalisateur revient à Cannes avec Las hijas de Abril (Les Filles d’Avril) en sélection à Un certain regard.
Yves Cape

Le directeur de la photographie Yves Cape, AFC, SBC, parle de son travail sur "Chronic", de Michel Franco

Yves Cape, AFC, SBC, s’est fait connaître comme directeur de la photographie en signant l’image de L’Humanité, réalisé par Bruno Dumont. Il a ensuite accompagné le réalisateur jusqu’à Hors Satan. Il a aussi collaboré avec Claire Denis, Martin Provost, Cédric Khan, Guillaume Nicloux et a éclairé le dernier film de Patrice Chéreau, Persécution(BB)
Yves Cape

Entretien avec le directeur de la photographie Yves Cape, AFC, SBC, à propos du film "Hors Satan" de Bruno Dumont

Yves Cape, AFC, SBC, est issu de l’école de cinéma bruxelloise l’INSAS.
Après avoir débuté en tant qu’assistant opérateur, il fait ses débuts de directeur photo sur des courts métrages dans les années 1990.
Sa rencontre avec Alain Berliner (le court métrage Rose en 1993) le mène par la suite à signer les images du long métrage à succès Ma vie en rose.
Depuis, sa filmographie inclut des longs métrages en France (Persécution de Patrice Chéreau, White Material de Claire Denis) et à l’étranger (Le Gardien de buffles au Vietnam, L’amore inperfetto en Italie, ou In God Hands aux USA).
Fidèle collaborateur du cinéaste Bruno Dumont, il est présent à Cannes à ses côtés pour la 4e fois avec Hors Satan. (F.R.)
Yves Cape

Entretien avec Yves Cape, AFC, SBC
A propos de son travail sur "Persécution" de Patrice Chéreau et "White Material" de Claire Denis

Eric Guichard : Yves Cape, bonjour. Deux films que tu as photographiés sont en compétition au festival de Venise. Alors si tu veux bien, on va parler de ces deux films et en premier peut-être de celui de Patrice Chéreau, puisque tu m’avais appelé un jour pour me demander ce que je pensais de faire des essais en RED, et finalement tu as tourné en 35 mm. On peut peut-être commencer par cette question-là : à quel moment avez-vous décidé de faire ces essais en RED et pourquoi finalement le choix du 35 mm ?

Yves Cape : Lors d’une de mes premières rencontres avec Patrice, il a évoqué la possibilité de faire le film en HD, sans précision. Il voulait savoir si même dans ces conditions, j’étais partant. Sans hésitation, ma réponse a été oui.

Yves Cape

Les film " AFC " vus par leurs directeurs de la photographie
" Flandres " de Bruno Dumont, photographié par Yves Cape

avec Adelaïde Leroux, Samuel Boidin, Henti Cretel, Jean-Marie Bruveart

A la fois film d’amour et de guerre, Bruno Dumont nous emmène à nouveau dans son univers d’une grande sensibilité avec Flandres. Pour son deuxième film, L’Humanité, il avait obtenu le Grand prix du Jury à Cannes en 1999 ; en 2006, son quatrième film, Flandres est en compétition de nouveau sur la Croisette.
Yves Cape, son directeur de la photographie, a partagé cette nouvelle expérience avec lui et parle avec émotion de cette aventure...

François Catonné

François Catonné parle de son travail sur "Boxes" de Jane Birkin
Sélection officielle, hors compétition

Une histoire de boîtes. Les boîtes dans lesquelles nous rangeons nos souvenirs, les boîtes pour les transporter, les boîtes qui restent au milieu du salon attendant d’être, enfin, déballées. Toutes ces boîtes à souvenirs sont mises en scène par Jane Birkin. Une foule d’acteurs pour l’accompagner dans ce voyage, dans le passé, dans le présent. Un lieu unique en Bretagne, une maison de famille, Jane interprétant son propre rôle, dans sa propre maison.
François Catonné l’a également accompagnée dans ce voyage si personnel, si atemporel.
Benoît Chamaillard

Milh Hadha Al-bahr (Le Sel de la mer)
d’Annemarie Jacir, photographié par Benoît Chamaillard, AFC

Benoît Chamaillard a longtemps été associé à Patrick Blossier au poste de pointeur. Il a débuté sa carrière de directeur de la photographie sur Little Senegal de Rachid Bouchareb.
Depuis, il a signé l’image de plusieurs longs métrages, en travaillant aux côtés de réalisateurs dont c’est souvent le premier film (comme Barrage de Raphaël Jacoulot ou One Dollar Curry de Vinjay Singh…). Le Sel de la mer, présent à Un certain regard, est un autre premier film, celui d’une ancienne monteuse, Annemarie Jacir.
David Chambille

Entretien avec le directeur de la photographie David Chambille à propos de son travail sur "En attendant les hirondelles", de Karim Moussaoui
Les Hirondelles ne font pas le printemps

En attendant les hirondelles est le premier long métrage du réalisateur algérien Karim Moussaoui, remarqué en 2015 pour son moyen métrage Les Jours d’avant. Sélectionné en Compétition officielle à Un Certain Regard, ce film dresse un tableau impressionniste de la société algérienne de 2016. Il raconte l’histoire de trois personnages, celle d’un riche promoteur immobilier, dont le passé et le présent s’entrechoquent, d’un neurologue ambitieux rattrapé par son passé et d’une jeune femme tiraillée entre la voie de la raison et ses sentiments. Un triptyque qui nous plongent dans "l’âme humaine de la société arabe contemporaine". C’est David Chambille qui signe les images de ce film tourné entièrement en Algérie. (FR)
David Chambille

Le directeur de la photographie David Chambille parle de son travail sur "La Forêt de Quinconces", de Grégoire Leprince-Ringuet

David Chambille est issu des rangs de l’ENS Louis-Lumière (Ciné promo 2005). Après un passage en tant qu’assistant (avec Patrick Blossier, Pascal Caubère...), il se dirige rapidement vers la lumière en filmant plus d’une quinzaine de courts métrages. Depuis 2012, il a notamment signé les images des longs métrages Mon amie Victoria, de Jean-Paul Civeyrac ou Discount, de Louis-Julien Petit. La Forêt de Quinconces est le premier du comédien et réalisateur Grégoire Leprince-Ringuet avec qui il avait déjà fait deux courts métrages. (FR)
Caroline Champetier

Où la directrice de la photographie Caroline Champetier, AFC, parle de son travail sur "Napalm", de Claude Lanzmann
Sur la route de Pyongyang

Après une introduction qui brouille les cartes, le nouveau documentaire de Claude Lanzmann est en réalité le journal intime d’un homme à l’hiver de sa vie qui raconte au spectateur son idylle secrète avec une infirmière nord-coréenne, il y a de cela 58 ans. Histoire d’amour impossible, aussi courte que passionnée, qui aurait pu donner lieu à une adaptation fictionnelle comme Clint Eastwood le fit jadis avec le roman Sur la route de Madison. Caroline Champetier, AFC, a accompagné le cinéaste lors de ce retour au pays de la dynastie Kim. (FR)
Caroline Champetier

Où la directrice de la photographie Caroline Champetier, AFC, parle de son travail sur "Les Innocentes", d’Anne Fontaine
Par François Reumont pour l’AFC

Les Innocentes, d’Anne Fontaine, évoque la rencontre d’une jeune volontaire de la Croix-Rouge avec un groupe de religieuses dans la campagne polonaise de l’immédiat après-guerre. Victimes de viols de la part de l’armée rouge lors de la libération du pays, les pensionnaires du couvent doivent peu à peu faire face à une série de grossesses qu’elles ne veulent sous aucun prétexte voir ébruiter. Partagées entre devoir religieux et instinct maternel, le destin de ces femmes vouées initialement au célibat va être bouleversé...
Caroline Champetier

Où Caroline Champetier, AFC, parle de "Nuytten/Film", qu’elle a réalisé sur Bruno Nuytten et son travail
Documentaire projeté en avant-première le 5 juillet 2015 au FID de Marseille

Sélectionné au festival FID de Marseille, le documentaire réalisé par Caroline Champetier sur Bruno Nuytten sera projeté le 5 juillet en avant-première. La réalisatrice et directrice de la photographie Caroline Champetier, AFC, nous parle de ce portrait sensible d’une légende de l’image de film qui a brutalement décidé de mettre un terme à sa carrière après douze années continues de travail sur les plus grands films français des années 1980. (FR)
Caroline Champetier
Caroline Champetier

La directrice de la photographie Caroline Champetier, AFC, parle de son travail sur "Holy Motors" de Léos Carax

Caroline Champetier, AFC, a collaboré avec Jean-Luc Godard, Claude Lanzmann, Benoît Jacquot, Jacques Doillon, Amos Gitai, Arnaud Desplechin et Xavier Beauvois, entre autres. C’est d’ailleurs à l’occasion du succès de Des hommes et des dieux qu’elle a remporté le César de la Meilleure photographie en 2011.
Habituée des sélections cannoises (La Sentinelle, N’oublie pas que tu vas mourir, L’Ecole de la chair, H/Story, Tokyo, Des hommes et des dieux), elle revient cette année avec Holy Motors, le nouveau long métrage de Léos Carax après onze ans d’absence. Un film qui reprend parmi dix autres personnages celui de leur collaboration en 2008 (le segment Merde du film à sketchs Tokyo, réalisés également par Michel Gondry et Bong Joon Ho).
Caroline Champetier

Entretien avec la directrice de la photographie Caroline Champetier, AFC, à propos du film "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois
En Sélection officielle du Festival de Cannes 2010, Compétition

Caroline Champetier a commencé sa carrière avec les " Dinosaures " du cinéma français – Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Claude Lanzmann –, puis tourné avec la plupart des auteurs de la génération suivante : Benoît Jacquot, Philippe Garrel, Jacques Doillon, Chantal Akerman, André Téchiné, en rencontrant le courant montant avec Arnaud Desplechin, Xavier Beauvois, Laetitia Masson, Nobuhiro Suwa et Noami Kawase au Japon.
Aujourd’hui, Tawfik Abu Wael en Palestine, Valérie Mréjen et d’autres lui ouvrent l’imaginaire d’une quatrième génération de cinéastes. Elle pense que le cinéma est fait pour voyager dans le temps et dans l’espace et rêve d’éclairer une comédie.
Caroline Champetier

Merde
de Leos Carax, un des trois chapitres de "Tokyo !" photographié par Caroline Champetier, AFC

Tokyo ! est une trilogie cinématographique ayant pour décor la ville de Tokyo. Trois réalisateurs évoquent la capitale japonaise par des moyens métrages très personnels : Michel Gondry avec Interior Design, Leos Carax avec Merde et le Coréen Joon-ho Bong avec Shaking Tokyo.
Caroline Champetier – collaboratrice de Jean-Luc Godard, Jacques Doillon, Benoît Jacquot, Xavier Beauvois, Nobuhiro Suwa et, récemment, d’Amos Gitaï et de Naomi Kawase – signe la photo de Merde et nous parle de sa première collaboration avec Leos Carax.
Caroline Champetier

Caroline Champetier parle de son travail sur "L’Avocat de la terreur" de Barbet Schroeder
Sélection officielle, Un Certain Regard

Le tournage de L’Avocat de la terreur s’est déroulé sur plusieurs mois de façon discontinue.
L’enquête n’a jamais cessé, les informations arrivaient, donnant un suspens formidable à chaque rencontre et provoquant d’autres rencontres.
Il y a eu deux entretiens en longueur avec Jacques Vergès distants de quelques mois, mais le moment fort du tournage a été le voyage à Alger. Très vite, il a été clair que tout partait de la guerre d’Algérie, des premiers attentats du FLN répondant à ceux de l’OAS, des condamnés à mort algériens, du collectif d’avocats mis en place par Jacques Vergès et d’autres avocats français et algériens, de la conceptualisation par Vergès de " la défense de rupture ".
André Chemetoff
Rémy Chevrin

"L’hiver en été", par François Reumont pour l’AFC Où il est question du travail du directeur de la photographie Rémy Chevrin, AFC, sur "Plaire, aimer et courir vite", de Christophe Honoré

Plaire, aimer et courir vite signe le retour en Compétition officielle pour le réalisateur Christophe Honoré (après Les Chansons d’amour, en 2007). Ce mélodrame entre deux hommes met en scène la vie parisienne d’un jeune, venu de Bretagne pour ses études. Un film qui se déroule au cœur des années 1990 et qui évoque le sida et l’œuvre d’artistes dans le monde homosexuel de cette époque. Rémy Chevrin, AFC, nous parle de ce tournage de film de passé immédiat. (FR)
Rémy Chevrin

"L’AFC doit davantage faire entendre sa position", un entretien avec Rémy Chevrin
"Le Film français", vendredi 25 mai 2012

En mars dernier, l’Association française des directeurs de la photographie d’images cinématographiques renouvelait son bureau. Après trois mandats successifs à la tête de l’AFC, Caroline Champetier laissait sa place à un triumvirat composé de Matthieu Poirot-Delpech, Michel Abramowicz et Rémy Chevrin. Rencontre avec l’un des trois présidents, par ailleurs membre du jury de la Caméra d’or cette année au Festival de Cannes.
Rémy Chevrin

Le directeur de la photographie Rémy Chevrin, AFC, parle de son travail sur "Les Biens-aimés" de Christophe Honoré

Cinquième collaboration avec le réalisateur Christophe Honoré, c’est la deuxième fois que nous abordons ensemble le genre de la comédie musicale, entouré de son fidèle compositeur Alex Beaupin.
Mais, à l’inverse des Chansons d’amour, il est question là d’un drame joyeux, comme disent les Anglo-Saxons, d’un " dramedy ", qui s’étale entre les années 1960 et 2010 à Paris et Prague, Londres et Montréal.
Rémy Chevrin

Demain dès l’aube
de Denis Dercourt , photographié par Rémy Chevrin, AFC

Rémy Chevrin démarre sa carrière de directeur de la photo en même temps que les réalisateurs Yvan Attal et Christophe Honoré tournent leurs premiers films (respectivement, Ma femme est une actrice et 17 fois Cécile Cassard). Il continuera à éclairer leurs films suivants...
Il travaille aussi avec François Dupeyron, Yann Moix, et Radu Milhaileanu pour le très beau film Va, vis et deviens. Sa rencontre avec Denis Dercourt, qui réalise avec Demain dès l’aube son sixième long métrage, lui donne l’occasion d’oublier tout ce qu’il a appris auparavant.
David Chizallet

Le directeur de la photographie David Chizallet parle de son travail sur "Je suis un soldat", de Laurent Larivière

C’est en travaillant sur le moyen métrage expérimental de Laurent Larivière, Tous les adultes (ne sont pas méchants), que le directeur de la photographie David Chizallet rencontre le réalisateur de Je suis un soldat. Le scénario de ce premier long métrage en compétition dans la section Un certain regard séduit David, et il va accompagner le parcours de Sandrine, interprétée par Louise Bourgoin, par un subtil mélange chromatique. (BB)
David Chizallet
Jordane Chouzenoux

La directrice de la photographie Jordane Chouzenoux parle de son travail sur "Mercuriales", de Virgil Vernier

Jordane Chouzenoux, sortie de l’école Louis-Lumière en 2003, débute sa carrière de directrice de la photographie sur plusieurs courts métrages puis éclaire le premier film de Marianne Tardieu, Qui vive. Virgil Vernier est documentariste et se fait remarquer dès sa première fiction, Orléans, un moyen métrage de 58 minutes sorti en salles en 2013. Après avoir apprécié le travail de Jordane Chouzenoux sur Snow Canon, court métrage de Mati Diop tourné en 16 mm, il lui propose une première collaboration sur son documentaire Andorre qu’il veut tourner sur ce support. Quelques mois plus tard, ils tournent ensemble le premier long métrage de Virgil, Mercuriales, projeté à la section parallèle de l’ACID à Cannes. Le travail – très différent – de Jordane Chouzenoux sur ses deux premiers longs métrages en tant que directrice de la photo, Qui vive et Mercuriales, est donc visible aux projections de l’ACID cette année à Cannes…
Jordane Chouzenoux

La directrice de la photographie Jordane Chouzenoux parle de son travail sur "Qui vive", de Marianne Tardieu

Jordane Chouzenoux est sortie de l’Ecole Louis-Lumière en 2003 et a notamment été l’assistante de Julie Grunebaum. C’est en éclairant Les Gueules noires, moyen métrage réalisé par Marianne Tardieu avec Rodolphe Bertrand en 2007, que Jordane consolide sa collaboration avec Marianne qui a suivi sa formation à Louis-Lumière dans la même promotion. Avec Qui vive, elles expérimentent ensemble un premier long métrage qui sera projeté sur la Croisette par la section parallèle de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion). (BB)
Manuel Alberto Claro

Sexe, mensonges et cinéma : les dessous de "Nymph()maniac"
Entretien avec le directeur de la photographie Manuel Alberto Claro, DFF

Après Melancholia en 2011, une exclusion cannoise pour des propos polémiques sur Adolphe Hitler et Albert Speer, Lars Von trier revient de plus belle en cette année 2014 avec Nymph()maniac, un ambitieux portrait psychologique de femme sur fond de sexe… très sulfureux. C’est Manuel Alberto Claro, DFF a pris la relève d’Anthony Dodd Mantle, DFF, BSC, aux côtés du maître danois du cinéma déjanté sur ses deux derniers films... (FR)