Arnaud Cailloux et les optiques Xenon FF-Prime de Schneider Kreuznach

Arnaud Cailloux, 43 ans, est originaire des Vosges près d’Epinal, et vit actuellement en Allemagne près de Bonn. Il travaille comme réalisateur et chef opérateur pour la télévision, à 95 % dans le sport et à 90 % pour de l’Ultra-Trail Running. Cette discipline, il la suit et la met en images à travers la compétition de l’Ultra-Trail World Tour, diffusée sur l’Équipe TV depuis 2016.

« Je viens du domaine du direct par les retransmissions sportives et différentes captations de théâtre et de musique. Chef opérateur de films institutionnels et quelques pubs au Luxembourg. J’ai eu quelques expériences en cinéma il y a une bonne dizaine d’années, essentiellement en renfort, comme machino ou électro. Il y a longtemps que je t’aime, de Philippe Claudel, fut ma première en cinéma.

Arnaud Cailloux

« Suite à des essais rapides sur des salons, j’ai rencontré l’équipe de Schneider-Kreuznach, fabricant d’optiques photo et cinéma. En 2017, j’ai pris en charge un projet de web documentaire, "#wearemds", sur six participants au Marathon des Sables, épreuve de course à pied à étapes et en autonomie de 250 km dans le désert marocain. Je me suis rapproché de Schneider Kreuznach pour envisager un partenariat sur l’événement et l’utilisation de leur série Xenon FF-Prime. L’idée a plu mais nous n’avons pas eu le temps de la mettre en place.

« Malgré tout, nous avons décidé de collaborer sur le magazine TV que je filme sur les cinq continents. Ainsi, j’ai eu la chance et l’honneur de recevoir trois "primes", les 25 mm, 50 mm et 75 mm T2.1 et je suis parti tourner aux USA, pendant quinze jours.

« Mais avant de parler des optiques, je vais vous expliquer ma façon d’opérer sur le terrain. Les anglais ont un mot pour cela, "One man band", je travaille donc seul. Je réalise des portraits et un suivi de la course pour alimenter le 52 minutes qui est produit.

« Dans mon équipement, j’ai un boîtier hybride plein format Sony A7s2 avec son "grip", un stabilisateur de main avec une Sony RX0, un zoom Sony 28-135 mm pour les suivis de courses de jour, des optiques fixes à grande ouverture pour la nuit, et un drone. Un mini trépied me sert pour les interviews.
Ce kit est minimisé pour le transport. Ce n’est pas toujours évident en action.

« Mais revenons à Schneider.
Je connaissais donc les Xenon FF-Prime, mais la première impression fut comme toute optique de ce niveau, incroyablement solide. Un ajustement hyper précis des bagues, un très haut niveau de qualité, une construction parfaite. Tout ce que l’on doit attendre de cette gamme. De plus, la bague de point est souple et précise à la fois.

« Ce qui m’a impressionné et qui continue de m’impressionner, c’est que sur les trois optiques que j’ai, elles ont toutes la même souplesse de point. Elles ont toutes la même taille physique. Ce qui est très pratique pour travailler avec ou sans accessoires, pare-soleil, follow focus, etc.

« Pour mon travail spécifique sur les coureurs à pied, le problème principal est le point. Eh bien, contre toute attente, je ne m’en sors pas trop mal. Je travaille comme un photographe, ce qui me permet d’être rapide et flexible. Vous allez me dire que cela complique encore plus la chose. Eh bien, oui et non, car l’optique a une partie fixe qui me permet de tenir avec un doigt et deux autres sont sur le point et un dernier sur le diaphragme. Et ca marche entre 1,5 m et 7 m, ce qui est suffisant pour mes besoins.

« Mais parlons de ce qui est vraiment intéressant, le rendu de l’image.
Quand j’ai transmis les premières images au monteur, il m’a appelé directement : « Tu as changé de caméra ? ». Et c’est vraiment cet effet-là que j’ai eu aussi.

« L’image sur mon simple boîtier Sony est devenue définie tout en gardant une douceur, un flou d’arrière-plan doux et beau, qui est dû aux 14 lamelles du diaphragme. On a aussi un beau rendu chromatique très fidèle.

« Je dois dire que ce qui me plaît le plus dans le rendu, c’est les flares. Les FF-Primes créent un beau flare bleu qui reste contenu mais présent, ce qui est important pour moi car je n’ai pas le choix de mes conditions de tournage. Et de plus je suis un grand amateur du contre-jour.

« Il y a plein d’autres optiques cinéma sur le marché mais en plein format, avec une personnalité, je ne suis pas sûr qu’ils soient légion.

« Cela fait maintenant plus d’un an que l’on voyage ensemble. Ils m’accompagnent partout même sur les terrains les plus compliqués. Des tempêtes de sable du Sahara aux pluies drues de Nouvelle-Zélande, en passant par le gel des Alpes, ils ne bougent pas et les bagues restent souples et précises.

« Dans leur gamme, les Xenon FF-Prime sont une valeur sûre avec un style et un caractère présent. C’est ce que chaque chef op’ recherche ! Enfin ce n’est que mon avis, mais le meilleur est encore de les essayer. Et je suis sûr qu’ils seront à la hauteur des attentes de plein d’opérateurs de plein format. »

https://www.youtube.com/watch?v=l-sD7b5CTEo