Bluesbreaker

L’univers d’un jeune apprenti s’écroule après le départ en retraite de son chef magasinier, d’autant que son amour pour la petite comptable tourne au vinaigre. Persécuté par son nouveau chef, René Martin s’enferme dans un rêve obsessionnel : être un grand guitariste de Blues.

Il prend le style de son Idole et s’identifie à sa mission... Silver Head Martin, le " Croisé du Blues ", renaît.
Le son chaud et envoûtant de sa guitare, ses longs cheveux d’argent et son allure christique font de lui une star du blues électrique des 70’s , pour un public imaginé.
Silver Head emporte René dans son rêve inéluctable…

Un mot du réalisateur
René Martin est hanté par le blues électrique, qu’il ne peut écouter sans avoir « la chair de poule ».
Bluesbreaker s’installe dans l’intimité de ce jeune apprenti, orphelin et solitaire, pour restituer par petites touches sensibles l’étrangeté du regard de René et son isolement.
Le Noir & Blanc est un choix esthétique qui souligne cette étrangeté, hors du temps.
Sur un mode visuel et sonore résolument subjectif, Bluesbreaker soutient le rêve juvénile de René.
Jouer le Blues comme son Idole, atteindre l’âme du Blues pour en user comme d’un autre langage, universel.
Bluesbreaker tente de distiller ces fragiles ressentis qui parfois se traduisent par la « chair de poule »…

Ce film a pu être tourné grâce (entre autres) au concours généreux de Transpalux, Cinécam et Car Grip.
A l’exception du dernier plan traité en numérique, tous les effets spéciaux ont été faits au tournage par doubles passes, transparences et split focus.

Richard Bohringer
Robinson Stévenin
Robinson Stévenin
Robinson Stévenin

Un mot du directeur de la photo de Bluesbreaker, Thomas Letellier
Dominique Brenguier m’a proposé d’éclairer son film, en me laissant une grande liberté... Il a voulu cadrer lui-même pour être très proche de ses comédiens et de sa mise en scène.
Le challenge était vraiment excitant, il s’agissait de faire un film " old school " en Scope noir et blanc très contrasté avec des trucages à la prise de vues et un montage traditionnel. Au moment où arrivait en force la HD, j’ai eu la chance d’utiliser des techniques qui impriment une magie inégalable sur le négatif et tout ça au service d’une très belle histoire…

Nous avons vécu de beaux moments avec ce film pendant plusieurs années en tournant quelques séquences dès que Boogie Movie récupérait quelques fonds. Les raccords n’étaient pas une mince affaire, au départ nous pensions faire un moyen métrage et ce fut un long métrage de 75 minutes.
Au fil du temps, Dominique est devenu un ami avec qui j’ai partagé des moments forts en tournage mais aussi en faisant de la musique. Le film sort enfin et j’espère que vous serez nombreux à le voir. Si vous aimez le Blues et le noir et blanc vous ne pourrez pas être insensible à ce film.
Un grand merci à toutes les personnes qui ont cru en ce film et nous ont aidés. Merci Dominique, ce film est un beau cadeau.

Technique

Caméra : Panavision anamorphique
Pellicule : Kodak Plus X 5231
Laboratoires : Neyrac Films
Etalonneur argentique : Leszek Niebylski
Transparence : Excalibur