Chris Marker

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Hommage à Chris Marker
Par Pierre Lhomme, AFC

Chris Marker

Un homme exceptionnel vient de nous quitter, Chris Marker. Il est mort le jour de ses 91 ans à sa table de travail. Ma rencontre avec lui, en 1962, et notre collaboration depuis ont été déterminantes dans mon parcours d’homme et de cinéaste. Chacune de nos rencontres me confortait. Je l’estimais profondément.
Pierre Lhomme

"Le Joli mai", de Chris Marker et Pierre Lhomme, projeté à Cannes Classics

festival de Cannes 2013

Le Joli mai de Chris Marker et Pierre Lhomme (1963), photographié par Pierre Lhomme, AFC, sera projeté à Cannes Classics dans une version d’une nouvelle durée de 2h25. Lorsque le projet de restaurer Le Joli mai a été lancé, Chris Marker était là. Disparu le 29 juillet 2012, la projection à Cannes de ce film devenu très rare sera l’hommage au cinéaste par le Festival de Cannes et par ses amis, dont Pierre Lhomme, co-réalisateur du film et qui en a supervisé la restauration.

L’héritage de Chris, de la chouette et du chat Guillaume
Par Jimmy Glasberg, AFC

Chris Marker

Chris Marker a choisi le jour de son 91e anniversaire pour nous quitter discrètement sans faire de bruit comme à l’habitude.
J’ai eu la chance de le croiser dans ma vie privée et professionnelle. J’ai ensuite voyagé avec lui au Japon et au Cap-Vert pour filmer L’héritage de la chouette. Chris adorait le Japon, les Japonais et les Japonaises, les chats et les nouvelles technologies. Il nous faisait des grandes théories philosophiques sur les valeurs de cette civilisation et bien sûr le mythe des chats.

Retour des états généraux du documentaire à Lussas : Pierre Lhomme et la caméra prototype KTM
Par Jimmy Glasberg, AFC

Moyens métrages et films documentaires

Le village de Lussas reste égal à lui-même malgré la crise de la production de documentaires. Bistrots remplis, casting hétéroclite, diversifié mais passionné. Les séminaires, ateliers, projections et discussions sont toujours aussi fréquentés et animés. 
Bravo pour cette belle réussite qui doit continuer à être soutenue par le gouvernement.

Chris Marker left us What do you mean, you never know ?
By Gérard de Battista, AFC

Chris Marker

May 1985, filming Level Five on Okinawa, Japan’s southernmost island. Extremely small team : Marker and me, him with a Walkman-style tape recorder modified by Antoine Bonfanti, and me with an Arri 16 SR, a Zeiss 11-110mm zoom lens, a backpack containing a magazine, film, and changing bag.

Comment çà, on ne sait jamais ?
Par Gérard de Battista, AFC

Chris Marker

Mai 1985, tournage de Level Five, à Okinawa, l’île la plus au sud du Japon. Equipe ultra réduite : Marker et moi, lui avec un magnéto à cassettes façon Walkman, modifié par Antoine Bonfanti, et moi avec une Arri 16 SR, un zoom Zeiss 11-110 mm, un sac à dos avec magasin, pellicule et changing bag.

Plus Camerimage : Master Class de Pierre Lhomme, avec la participation de Bruno Delbonnel
par Benjamin B

Camerimage

Je reste fidèle au festival Plus Camerimage, ayant fait le voyage en Pologne une douzaine de fois, et notamment la première année à Torun. Malgré quelques problèmes de fonctionnement, ce festival est devenu incontournable, pour les rencontres qu’on y fait, pour ses projections et aussi pour ses ateliers (Workshops) et ses cours magistraux (Master Class) avec un public d’une centaine d’étudiants du monde entier.
Cette année, j’ai eu la chance de modérer deux Master Class et de participer au Workshop AFC. Rémy Chevrin m’a demandé si je voulais bien faire un compte-rendu de mon expérience. Le voici.

Antoine Bonfanti
par Chris Marker

Antoine Bonfanti

On ne résume pas en quelques phrases la complicité de toute une vie. Du moins, le fait d’adresser ces phrases à la Cinémathèque de Corse me permet-il en quelque sorte de boucler une boucle : le tout premier projet dont nous avons parlé, nous deux, quand Antoine était encore assistant aux studios de Boulogne et qu’il était évident, sans que nous ayons eu besoin de l’énoncer, que nous étions faits pour travailler ensemble, était un film sur la Corse. Projet jamais accompli, qui peut modestement figurer à côté d’autres fantômes de films, le Christophe (...)

Death of Roger Cuvillier, father of the Pan Cinor zoom lens
By Marc Salomon, consulting member of the AFC

Roger Cuvillier

Roger Cuvillier had revolutionized the professional cinematography lens by releasing a variable-focus lens in 1956, the Pan Cinor, manufactured in Dijon in the SOM Berthiot factories. This was a 38.5-154mm lens at f/3.8, which was designed according to the principles of optical compensation and which followed a series of small zoom lenses designed in the early 50s for amateur 8 and 16mm formats.

Disparition de Roger Cuvillier, père du zoom Pan Cinor
Par Marc Salomon, membre consultant de l’AFC

Roger Cuvillier

Roger Cuvillier avait révolutionné l’optique cinématographique professionnelle en commercialisant, dès 1956, un objectif à focale variable baptisé Pan Cinor et fabriqué à Dijon dans les usines SOM Berthiot. Il s’agissait alors d’un 38,5-154 mm ouvrant à f3,8, développé selon le principe de la compensation optique et qui faisait suite à une série de petits zooms mis au point dès le début des années 1950 pour les formats amateurs 8 et 16 mm.

The AFC present at the IDIFF 2005
by Jean-Noël Ferragut (with the help of Gérard de Battista, Eric Gautier, Willy Kurant, Philippe Ros)

Salons, expositions et conférences techniques

No need, for once, to rush up the steps of the Cannes Festival Palais, dressed like a penguin and adjusting one’s bow tie, in order to attend the 3rd edition of the IDIFF (International Digital Film Forum) which took place from the 2nd to the 4th of February, 2005. All that was needed was an interest, however small, in anything that borders on what has come to be known as « digital cinema ». For this is what IDIFF is about.

Le point sur la caméra au poing de Jimmy Glasberg
par Diane Baratier

Les Entretiens AFC

Nous sommes fin 2005, Jimmy Glasberg vient de nous présenter son film 9m2 pour deux (sortie le 1er février).
Ce film co-réalisé avec José Césarini est tourné en prison. Il a été mis en scène dans un décor de cellule reconstitué en studio à l’intérieur de la prison des Baumettes à Marseille. Jimmy Glasberg et José Césarini ont donné la caméra aux détenus.

Rétro, photo, boulots et autres aventures
Par Willy Kurant, AFC, ASC

Les Cinémathèques

A l’occasion de la rétrospective organisée, en partenariat avec l’AFC, par la Cinémathèque française du 2 mai au 3 juin 2013, Willy Kurant retrace dans cet article ses débuts, une période d’une dizaine d’années qui, pour beaucoup de directeurs de la photographie en général, est propice à bien des d’expériences.

Salut Claude
par Jimmy Glasberg

Claude Ruellan

Évoquer la mémoire de Claude Ruellan est lié pour moi au début de la caméra auto silencieuse Eclair Coutant. Je me souviens de lui à mes tous débuts à l’époque où Alga était situé au fond d’une cour rue Saint-Maur et puis plus tard à Vincennes.

Héritiers de Jean Rouch
par Gérard de Battista

In memoriam

Jean Rouch est mort le 18 février, il y a plus d’un mois maintenant. J’aurais dû écrire quelque chose dans la Lettre du mois de mars, tout de suite après, encore sous le choc.
J’écris rarement. J’ai du mal à poser quatre mots sur un papier pour vous présenter les films au moment de leur sortie, alors là...

Arthur Cloquet souhaite être des nôtres
par Pierre Lhomme

Nouveaux venus à l’AFC

Je l’ai connu lors de ses premiers pas dans les jambes de Ghislain, son père, dont j’étais l’assistant. Son parcours a été difficile dans le sillage exigeant du papa !
Comme il l’exprime très bien, sa place est maintenant chez nous et non plus chez les cadreurs.
Sa maturité professionnelle, il en fait profiter Louis-Lumière, où il est enseignant contractuel, et les élèves ont, je crois, une vraie chance. Comme Ghislain il a la fibre enseignante ; dans le brouhaha ambiant nous avons beaucoup à transmettre…
Qu’il soit le bienvenu à l’AFC !

Le directeur de la photographie Gérard de Battista, AFC, parle de son travail sur "Thérèse Desqueyroux" de Claude Miller

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Gérard de Battista est le fidèle collaborateur depuis les années 1980 de réalisateurs reconnus. On trouve parmi eux les noms de Gérard Jugnot, Bernard Rapp, Josiane Balasko, Claude Lelouch, Bertrand Blier, Claude Miller pour le cinéma, Bernard Stora et Serge Moati pour la télévision. Sa collaboration avec Claude Miller a débuté avec La Petite Lili, sélectionné au Festival de Cannes en 2003. Le quatrième film que Gérard vient de terminer avec Claude Miller, Thérèse Desqueyroux, est teinté d’une grande tristesse puisque ce grand amoureux du cinéma vient de nous quitter.
Le personnage éponyme de ce roman le plus célèbre de François Mauriac est interprété par Audrey Tautou et c’est Gilles Lellouche qui endosse le rôle de son mari.

Une mer de visages...
par Willy Kurant

Denis Dedise

Une mer de visages, une foule triste au bord d’une route de campagne.
On se serait cru dans un film de Tarkovsky ou de Bergman.
Beaucoup, beaucoup de visages burinés par des années d’extérieurs, et des visages quelquefois pas vus depuis 30 ans...

Décès du directeur de la photographie Bernard Zitzermann

Bernard Zitzermann

Si la carrière d’un opérateur devait se résumer au titre d’un seul film, Molière, par exemple, d’Ariane Mnouchkine, ce ne serait pas faire justice à Bernard Zitzermann, qui vient de nous quitter à l’âge de 75 ans, jeudi 1er février 2018 à Saint-Paulet-de-Caisson (Gard), ni rendre hommage à son travail photographique. Ses images – lumineuses et ombrées, colorées et contrastées, enveloppées et sensibles –, aux côtés de cinéastes aussi divers que variés, auront marqué d’un coup de patte délicat quelque soixante films pendant près de six décennies.

Entretien avec la directrice de la photographie Claire Mathon, AFC, à propos de son travail sur "Une vie violente", de Thierry de Peretti

Les entretiens au Festival de Cannes

Claire Mathon, AFC, porte des films singuliers, éclaire des premiers longs métrages puis accompagne fidèlement des réalisateurs tels que Maïwenn ou Alain Guiraudie. S’engageant avec sa caméra pour escorter la mise en scène, elle signe l’image d’Une vie violente, le 2e film du comédien et réalisateur Thierry de Peretti. Après Les Apaches, apprécié sur la Croisette en 2013, Thierry de Peretti revient à Cannes en sélection à la 56e Semaine de la Critique avec cette chronique corse, inspirée de faits réels et interprétée exclusivement par des comédiens du terroir.

Pierre Lhomme : "J’ai revu 50 fois "Le Joli mai" pour le restaurer"
Par François Forestier

Propos et entretiens

Le Nouvel Observateur, 29 mai 2013
En mai 1962, alors que la guerre d’Algérie vient de s’achever avec la signature des accords d’Evian, Chris Marker et Pierre Lhomme filment les Parisiens en train de goûter à la paix retrouvée. Le Joli Mai ressort aujourd’hui en version restaurée. Pierre Lhomme, coréalisateur et chef opérateur revient sur l’histoire du tournage.

Visite à Louis-Lumière
par Pierre Lhomme

ENS Louis-Lumière

Dans le cadre de la carte blanche à l’AFC, j’ai eu le plaisir de présenter aux élèves la première bonne copie de L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, superbement restaurée par les équipes d’Eclair.

" Shoah "... Pour que justice soit faite !
par Jimmy Glasberg

Billets d’humeur

Janvier1945.
J’ai cinq ans.
Libération du camp d’Auschwitz.
Ma cousine Denise, rescapée de l’holocauste, rentre avec un moignon à la place d’un pied. Il fut gelé par le froid, la neige, la glace de l’hiver au camp d’Auschwitz.
42, boulevard Chave à Marseille. Elle habite au quatrième étage, nous emménageons au premier.