Accueil de l'AFC > Films, Festivals, Rencontres, Projections et Prix > Festivals, Rencontres, Projections et Prix > Les Cinémathèques > Conservatoire des techniques cinématographiques > "Cinéma d’animation : l’histoire des studios Idéfix"

"Cinéma d’animation : l’histoire des studios Idéfix"

Conférence de Pierre Lambert

Vendredi 12 janvier à 14h30 - Cinémathèque française - Paris

mardi 26 décembre 2017 - Modifié le 15/01

Pour le premier rendez-vous, en 2018, de son cycle de conférences, le Conservatoire de techniques cinématographiques de la Cinémathèque française fera la lumière sur le temple du cinéma d’animation qui prêta vie à deux de nos ancêtres les Gaulois le plus connus - Astérix et Obélix - fondé, au début des années 1970, par Georges Dargaud, René Goscinny et Albert Uderzo, les studios Idéfix.
Albert Uderzo et René Goscinny devant l'entrée des studios Idéfix
Albert Uderzo et René Goscinny devant l’entrée des studios Idéfix

En 1973, René Goscinny, Albert Uderzo et leur éditeur Georges Dargaud s’associent pour créer leur propre studio de dessin animé, les studios Idéfix. Entourée d’anciens collaborateurs de Paul Grimault et de jeunes animateurs, l’équipe s’installe dans des locaux situés à Paris. René Goscinny décide d’écrire un scénario original d’Astérix adapté à la narration cinématographique.
L’idée du sujet est trouvée par Albert Uderzo : « En prospectant les légendes classiques de l’Antiquité, je m’étais arrêté aux douze travaux d’Hercule. René a saisi l’idée au vol, car il y voyait la possibilité de douze sketches greffés sur un thème central. »
Pierre Tchernia participe à l’élaboration du scénario et des dialogues. Uderzo dessine le story-board ainsi que de nombreuses planches de modèles, représentant anciens et nouveaux personnages. La production des Douze travaux d’Astérix débute le 1er avril 1974. Un an plus tard, les locaux étant devenus trop exigus pour les cinquante techniciens et artistes, les studios déménagent à Neuilly-sur-Seine, dans un immeuble neuf occupé par l’agence de publicité Publiart, propriété de Dargaud.
Le film sort en 1976 et cumule plus de 9 millions de spectateurs. Les studios entreprennent alors la production d’un second long métrage autour du personnage de Lucky Luke, La Ballade des Dalton, sur un scénario original de Goscinny. La disparition brutale de ce dernier, le 5 novembre 1977, entraîne quelques mois plus tard la fermeture définitive des studios Idéfix.

Pierre Lambert a publié de nombreux ouvrages consacrés au dessin animé. Il est l’un des commissaires de l’exposition Goscinny et le Cinéma : Astérix, Lucky Luke & Cie.

"Cinéma d’animation : l’histoire des studios Idéfix"
Avec la participation de Patrick Cohen, l’un de ses principaux animateurs, et d’anciens collaborateurs. Projection de documents rares.
Vendredi 12 janvier 2018 à 14h30
Salle Georges Franju
Cinémathèque française
51, rue de Bercy - Paris 12e

Prochaine conférence
"André Coutant, le bon génie technique de la Nouvelle Vague et du cinéma-vérité" - Conférence de Laurent Mannoni et Bruno Coutant
Vendredi 2 février 2018 à 14h30


Tout l'univers AFC