Disparition du directeur de la photographie Gordon Willis, ASC

La Lettre AFC n°243

Francis Ford Coppola a dit un jour de Gordon Willis : « Il a un sens inné de la composition et de la beauté, à l’égal des artistes de la Renaissance. » Le directeur de la photographie new-yorkais s’est éteint des suites d’un cancer, dimanche 18 mai 2014, à Falmouth, Massachusetts (Etats-Unis). Il était âgé de quatre-vingt-deux ans.

Né le 28 mai 1931 dans le Queens, à New York, d’un père qui fut maquilleur à la Warner Brothers, Gordon Willis fait ses " premières armes " à l’image en étant affecté à la section prise de vues de l’US Air Force pendant les trois années que dura la guerre de Corée. En 1956, de retour à New York, il travaille dans les domaines de la publicité et du documentaire avant de " cinématographier " son premier long métrage, End of the Road, d’Aram Avakian, en 1970. Suivront immédiatement, entre autres, Klute, d’Alan J. Pakula (1971), et le premier Parrain, de Francis Ford Coppola, en 1972.

Pour l’apport esthétique et visuel de Gordon Willis au cinéma américain des années 1970 et pour les images particulièrement marquantes, et osées, des films auxquels il a collaboré, on retiendra également Le Parrain, 2e partie (1974), La Toile d’araignée, de Stuart Roseberg (1975), Les Hommes du président, d’Alan J. Pakula (1976), Manatthan (1977), entre autres films de Woddy Allen. Par ailleurs, il a lui-même réalisé un long métrage, Windows, en 1979.

Nommé aux Oscars en 1983 pour Zelig, de Woody Allen, et en 1990 pour Le Parrain, 3e partie, de Francis Ford Coppola, Gordon Willis reçoit un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2009.

  • Lire un article, doublé d’un entretien, de Jon Fauer, ASC, sur le site Internet de Film and Digital Times