François Reumont

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Articles (30)

Sylvain Verdet explique ses choix pour mettre en images "Mi bestia", de Camila Beltrán
"Mila au bal du diable", par François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Parcouru à la fois par le cinéma expérimental, le documentaire et le récit fantastique, Mi bestia, de Camila Beltrán, propose le portrait d’une jeune fille au sortir de l’enfance dans le Bogotá des années 1990. Sylvain Verdet signe les images de ce premier long métrage original, après avoir déjà tourné Pacifico Obscuro, un court de la même réalisatrice, il y a quatre ans. Mi Bestia est en sélection à l’ACID.

Aymerick Pilarski, AFC, parle de son travail sur "Rendez-vous avec Pol Pot", de Rithy Panh
"Big Brother", par François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Après plusieurs documentaires sur le génocide cambodgien, le cinéaste Rithy Panh a décidé de se lancer dans une fiction recréant l’histoire authentique des journalistes ayant décroché l’unique interview du leader Khmers Rouges en 1978... Une œuvre ambitieuse qui mêle à la fois des scènes portées par un casting prestigieux, plans de coupe provenant d’images d’archives et longs travelings sur maquettes enfantines qui peuvent faire penser au style de Michel Gondry. Le résultat est un film étrange où la naïveté se mêle à la reconstitution historique et où les personnages semblent parfois sur une autre planète. C’est Aymerick Pilarski, AFC, qui s’est chargé de filmer cette œuvre à part présentée dans la sélection officielle Cannes Première. (FR)

Nadim Carlsen, DFF, nous parle du tournage de "Locust", de Keff
Par François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Proposant une vision hors des sentiers battus de la capitale taïwanaise, Locust, de Keff, est aussi un film politique, doublé d’un portrait très sensible d’un jeune délinquant muet qui s’enfonce irrémédiablement dans le mensonge. Un mélange entre le cinéma de Edward Yang et un thriller brutal dont certaines scènes évoquent le Scarface de Brian De Palma.
Pour mettre en image ce premier film, le jeune réalisateur taïwanais a fait appel au directeur de la photo danois Nadim Carlsen, DFF, dont le travail avait déjà été remarqué sur la Croisette (notamment avec le Holy Spider, de Ali Abbasi en 2022, pour lequel la comédienne iranienne Zar Amir Ebrahimi avait remporté le trophée de la meilleure interprétation féminine). Locust est sélectionné en compétition à la Semaine de la Critique 2024. (FR)

Olivier Boonjing, SBC, évoque le tournage du film de Jonathan Millet, "Les Fantômes"
"Fantômes contre fantômes", par François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Pour son premier long métrage de fiction, le réalisateur Jonathan Millet propose une plongée plus vraie que nature dans la traque contemporaine d’un criminel de guerre syrien. Un film qui parle d’espions malgré eux, mais surtout une galerie de personnages aux regards abîmés par l’exil et par les atrocités de la guerre. C’est le directeur de la photographie belge Olivier Boonjing, SBC (déja interviewé il y a trois ans avec Rien à foutre, de Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, également à la Semaine de la Critique) qui est derrière la caméra pour mettre en image ce thriller entre Strasbourg et le Moyen-Orient. Ce film est présenté en séance d’ouverture et également un sérieux prétendant pour la Caméra d’or. (FR)

Interview with Aymerick Pilarski, AFC, about Abderrahmane Sissako’s "Black Tea"
"Teatime in Abidjan", by François Reumont for the AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

With Black Tea, the Franco-Mauritanian filmmaker Abderrahmane Sissako (awarded a César in 2015 for his film Timbuktu) tells a story that is both romantic and dreamlike, exploring the encounter between African and East Asian cultures. The main character is a young woman who refused to say “I do” to her future husband at the last minute. She leaves straight for China to live a very different life than the one promised to her in Abidjan. Aymerick Pilarski, AFC, is the cinematographer who crafted the images for this filmic tale that spans Africa and Taiwan, and he was able to offer the director a significant asset in his knowledge of Mandarin, the language in which the film is almost entirely performed. The film is in the running for the Golden Bear. (FR)

AFC Interviews at Lille’s "Series Mania" Festival Martin Roux, AFC, discusses his cinematographic choices on the series "Machine" by Fred Grivois
"Can Kung Fu save the proletariat ?", by François Reumont

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Fred Grivois’ "Machine", co-written with Thomas Bidegain and Valentine Monteil, is a bit of a baroque concept. An intimate mixture of the kung-fu movie (with its codes and combat scenes) and a pure social drama, this series shows us a fugitive ex-solider who returns to her ancestors’ small town to escape the GIGN police forces that are hunting her down… When she gets a job as a temporary factory worker, she meets a charismatic Marxist foreman — and former heroin addict — who is facing a takeover by a large Korean firm. Played by Margot Brancilhon and Joey Starr, the project takes on an unexpected plot and visual journey under the guidance of Martin Roux, AFC. He shares with us his experience on this 6 48-minute episode series (soon to be broadcast on Arte) whose two first episodes were presented in the official competition at Series Mania*. (FR)

AFC Interviews at Lille’s "Series Mania" Festival Alistair Little reviews the shooting of the first three episodes of "True Love", by Chloe Wicks
By François Reumont for the AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

"True Love" is one of the series screened in Lille as part of the International Panorama. Co-created by actress and writer Charlie Covell (known for "The End of the Fuck*ing World" on Netflix, 2017-2019) and Iain Weatherby, it deals with euthanasia with both suspense and a sharp British humor. Leading this project is actress Lindsay Duncan, who delivers a lively and deeply moving performance next to her four other septuagenarian co-stars. Cinematographer Alistair Little captures the visuals of the first three out of six episodes, directed by Chloe Wicks whose credits include the recent "The Flatshare" for Paramount Plus."True Love" was aired on Channel 4 in the UK from January 2024 and can be streamed on their VOD platform. (FR)

Les entretiens AFC au festival "Séries Mania", de Lille Alistair Little revient sur le tournage des trois premiers épisodes de "True Love", de Chloe Wicks
"Le pacte des (vieux) loups", par François Reumont

Entretiens avec des directeurs de la photographie

"True Love" est une des séries présentées en avant première à Lille dans le cadre du Panorama international. Co-créé par la comédienne et scénariste Charlie Covell ("The End of the Fucking World", sur Netflix) et Iain Weatherby, elle traite de l’euthanasie avec à la fois un suspens et un humour tranchant so British. A la tête de ce projet, la comédienne Lindsay Duncan donne une interprétation pleine de vie et très touchante aux côtés de ses quatre autres partenaires, tous septuagénaires. C’est le directeur de la photographie Alistair Little qui signe les images des trois premiers épisodes sur six, réalisés par Chloë Wicks, venue du court métrage, dont c’est la deuxième participation à une série après "Flatshare" pour la plateforme Paramount Plus. "True Love" a été produit pour la chaîne britannique Channel 4. (FR)

Les entretiens AFC au festival "Séries Mania", de Lille Virginie Saint-Martin, SBC, revient sur ses choix pour la mise en images de "Une amitié dangereuse", d’Alain Tasma
"Toutes pour une et une pour toutes", par François Reumont

Entretiens avec des directeurs de la photographie

Alain Tasma (plus de trente ans de productions TV à son actif) s’est lancé dans l’adaptation de deux romans historiques de Juliette Benzoni (Marie des intrigues et Marie des passions). Une transposition moderne et féminine du début de règne de Louis XIII, soit quelques années avant la célèbre saga d’Alexandre Dumas... On y retrouve notamment la reine Anne d’Autriche et on y découvre surtout sa meilleure amie Marie de Rohan-Montbazon. Porté par la fraîcheur et l’audace d’un jeune casting international avec à sa tête la pétillante Kelly Depeault, cette série France Télévision est en compétition française à Séries Mania 2024. La directrice de la photographie belge Virginie Saint-Martin, SBC, en signe les images.

Articles (30)

Drew Daniels nous parle du tournage de "Anora", de Sean Baker
"L’aventurier de l’ombre", par François Reumont pour l’AFC

Cannes vu par...

Porté par un casting éblouissant, avec en tête la jeune Mikey Madison dans le rôle d’une strip-teaseuse, Anora, de Sean Baker, est un film captivant. Avec une écriture à la fois simple et millimétrée qui place l’intrigue dans une direction pour ensuite mieux prendre le spectateur à contre-pied... Et enfin le cueillir dans une scène finale d’une grande force qui va sans doute rester dans l’histoire du Festival. Tourné avec les mêmes techniques qu’affectionnaient les grands directeurs de la photographie américains des années 1970 – pellicule Kodak, Scope 4 perf, zooms et flashage négatif à la prise de vues –, ce tour de force cinématographique est vraiment l’un des événements majeurs de la 77e édition du Festival, où le film était en Compétition officielle. C’est Drew Daniels qui en signe les images, et qui vient nous expliquer que rien ne remplace les frissons qu’on peut avoir sur un tel film en tant que directeur de la photo en prenant les décisions créatives en direct sur le plateau, et non pas en s’en remettant aux seuls outils de postproduction numériques. (FR)

Entretien avec Kadri Koop, "Encouragement Spécial Pierre Angénieux" 2024
"Koop de grâce", par François Reumont pour l’AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

La lauréate 2024 du prix Encouragement Spécial Pierre Angénieux est d’origine estonienne, basée depuis déjà douze ans aux USA, après être passée juste après son bac par la Chine. Une première expatriation où elle a étudié, appris un peu la langue et tourné ses premiers films documentaires. Kadri Koop est donc une jeune femme curieuse de tout qui a multiplié les expériences à travers la planète et qui travaille désormais entre l’Europe et Hollywood. Lieu où elle réside et entretient un très beau potager sous le soleil californien. Elle est venue à Cannes nous parler d’images, de visages et de zooms ! (FR)

Rémy Chevrin, AFC, revient sur ses choix pour le film de Christophe Honoré, "Marcello Mio"
Par François Reumont pour l’AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Film de famille où chacun joue son propre rôle, Marcello Mio, de Christophe Honoré, se présente comme un biopic d’évocation très libre dans la lignée du I’m Not There, de 2007, consacré par Todd Haynes à Bob Dylan. Lancé dès sa scène d’ouverture sur le ton d’une farce, le film navigue de façon très étrange entre la comédie, les hommages aux grands films mythiques du comédien, et les références familiales très personnelles, que seuls les cinéphiles pourront déchiffrer. Rémy Chevrin, AFC, nous parle de ce projet extrêmement libre du cinéaste français avec qui il travaille depuis vingt-cinq ans... (FR)

Paul Guilhaume, AFC, revient sur les défis techniques du tournage de "Emilia Pérez", de Jacques Audiard
"Les passantes ", par François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Réussir en un film à mêler le drame familial, le thriller de narcotrafiquants, et la comédie musicale qui s’achève sur un air de Georges Brassens n’est pas forcément chose la plus aisée. C’est le défi inouï que s’est lancé Jacques Audiard avec Emilia Perez, l’ovni de la 77e sélection cannoise, et depuis ses 12 minutes d’ovation dans le Grand Théâtre Lumière, un des plus sérieux prétendants à la Palme d’or. Paul Guilhaume, AFC, déjà présent pour Les Olympiades, son dernier film en date vient nous raconter les coulisses de ce projet hors norme qui a nécessité près de trois années de préparation avant de voir le jour. Il évoque entre autres la recréation du Mexique en studio à Paris, et le travail sur le rythme qui a influencé sa mise en image du film. (FR)

Interview with Hiroshi Hokuyama, director and DoP of "My Sunshine"
"Hockey in Hokkaido" by François Reumont for the AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Set in the snowy landscapes of northern Japan, filmmaker Hiroshi Okuyama delivers a figure skating film bathed in pastel colours and timeless charm. A trio of characters ; a former skating star turned coach in this very rural village, a highly promising student, and a clumsy, dreamy young hockey player whose eyes light up for the latter. Filmed by the director himself, this delicate fable about adolescence, unspoken feelings and transmission is presented in the Un Certain Regard selection of the Cannes competition. (FR)

Sverre Sørdal, FNF, talks about the shooting of "Sister Midnight", by Karan Kandhari
"Is she weird ?", by François Reumont for AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

A unique blend of Buster Keaton-style silent comedy and vampire film invoking Expressionism, "Sister Midnight" by Karan Kandhari is above all an original female portrait set in the slums of Bombay. Although the director is of Indian origin, he lives and works in England, and his directing style and use of music reveal his distinctly British sense of humor. Here are the secrets behind the making of this strange comedy, whose style alternates between the frenetic and the very calm, reminiscent of the rhythm of a Pixies song. The cinematography is by British-Norwegian director of photography Sverre Sørdal, and the film was shot on Kodak and Panavision.

Sverre Sørdal, FNF, évoque le tournage de "Sister Midnight", de Karan Kandhari
"Is she weird ?", par François Reumont pour l’AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Mélange inédit entre burlesque muet à la Buster Keaton et film de vampire qui convoque l’expressionnisme, Sister Midnight, de Karan Kandhari, est surtout un portrait féminin original dans le contexte des quartiers pauvres de Bombay. Si le réalisateur est d’origine indienne, il vit et travaille en Angleterre et son style de mise en scène, son utilisation de la musique trahissent tout à fait son sens de l’humour "so British". Voici les secrets de fabrication de cette étrange comédie dont le style alterne tout du long entre le trépidant et le très calme, évoquant le rythme d’une chanson des Pixies. C’est le directeur de la photo britannico-norvégien Sverre Sørdal, FNF, qui en signe les images, tournées en Kodak et Panavision. (FR)

Jean-François Hensgens, AFC, SBC, nous parle de sa collaboration avec Daniel Auteuil sur "Le Fil"
Par François Reumont pour l’AFC

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

Avec Le Fil, Daniel Auteuil se livre à un exercice devenu un classique de la narration cinématographique, le film de procès. Un genre de film déja présent à Cannes l’année passée avec Anatomie d’une chute (qui décrocha la Palme d’or) et Le Procès Goldman, à la Quinzaine des Cinéastes. Ici, Daniel Auteuil et Jean François Hensgens, AFC, SBC, optent pour une narration alternée entre le présent de l’intrigue et les témoignages à la barre tentant de reconstituer le meurtre d’une mère par son époux. Avec des références qui sont à aller chercher du côté de Sydney Lumet, avec notamment Le Verdict et Paul Newman dont Daniel Auteuil s’est inspiré pour son interprétation. Un film sur les certitudes et le doute présenté Hors compétition dans le Grand Théâtre Lumière. (FR)

Benjamin Kračun, BSC, talks about his work on "The Substance", by Coralie Fargeat
"Two Palm Trees and a Pink Wall", by François Reumont

Les entretiens au Festival de Cannes 2024

A steroid-enhanced variation on a classic piece of fantastic literature (Wilde’s The Picture of Dorian Gray or Balzac’s La Peau de chagrin), The Substance offers director Coralie Fargeat the opportunity to bring two 1980s superstars back into the limelight—and to pour thousands of blood gallons onto the Grand Théâtre Lumière screen. While homages to Stanley Kubrick’s The Shining and Alfred Hitchcock’s Vertigo are instantly recognizable, British cinematographer Benjamin Kračun also cites Roman Polanski’s Repulsion and Paul Verhoeven’s Total Recall, two other major studio films. He further explains how this strange film, which every single shot smells California , was entirely made in France, between Paris and Nice. The Substance is in competition for the 77th Palme d’Or. (FR)

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