Gainsbourg (vie héroïque)

Comme me l’a bien dit Joann Sfar à notre première rencontre, il était question de faire un conte, une évocation de la vie de Gainsbourg, de l’enfance sous l’occupation à la naissance de son fils Lucien... Bref 50 ans de vie, rien que cela... Et puis, il y aurait des chansons de Gainsbourg réorchestrées et réenregistrées par les acteurs, une direction artistique s’affranchissant du réalisme, des " créatures " sortant tout droit de l’univers de Joann, puis Greco, Bardot, Birkin, Bambou, Les Frères Jacques, Vian, France Gall...
Il en fallait bien une...
Il en fallait bien une...
Eric Elmosnino et Guillaume Schiffman

Une pure folie, un non biopic en quelque sorte... Je dois dire que bien plus que de m’effrayer cela m’excitait terriblement. Ma seule inquiétude était le choix des acteurs pour incarner tout ce beau monde (je fais ce métier presque essentiellement pour cela). J’ai donc suivi de très près le casting avant de dire un oui définitif.
Quand Joann m’as annoncé que ce serait Eric Elmosnino qui jouerait Gainsbourg, je n’ai plus hésité du tout. C’est un acteur que j’admire depuis plus de quinze ans au théâtre et j’étais sûr qu’il serait à la hauteur de ce challenge… Il ne m’a pas déçu, me surprenant à chaque scène et à chaque époque (il incarne quand même Gainsbourg de 30 à 50 ans).

Pour le reste, je dois avouer que j’ai eu la chance de travailler avec une production qui comprend la nécessité d’une longue préparation pour ce genre de projets et j’ai pu avoir le temps – avec Christian Marti à la décoration, Pascaline Chavanne aux costumes, L’équipe de DDT pour les créatures, et Gill Robillard aux maquillages, de faire les recherches et les essais nécessaires pour trouver (je l’espère !) le ton juste pour retranscrire en images les rêves et les désirs de Joann Sfar. Restituer l’esprit des différentes époques sans s’y référer littéralement, inventer des images qui soient ancrées dans une réalité mais laissent la porte ouverte au fantastique, et surtout prendre garde à ce que l’imagerie ne prenne jamais le pas sur l’émotion, mais la soutienne...

Un premier film auquel je suis fier d’avoir participé car il me semble, par ses ambitions, son originalité, et les moyens donnés pour sa réalisation, (malheureusement) extraordinaire dans la production française… »

Equipe image
Assistants opérateurs : Guillaume Genini, David Cicodicola
Chef électricien : Simon Bérard
Chef machiniste : Laurent Menoury

Portfolio

Technique

Pellicules : Kodak Vision2 5205 et 5217, Vision3 5219
Matériel caméra : TSF Caméra, Arricam Studio et Arricam Lite, série Cooke S4, zoom Angénieux 24-290 et 28-76 mm Optimo
Etalonnage numérique chez Eclair : Aude Humblet