Il n’y a pas d’ombre dans le désert

J’ai rencontré Yossi Aviram, le réalisateur d’Il n’y a pas d’ombre dans le désert, par l’intermédiaire des Films du Poisson et de Keren Ben Rafael.

Le lien est bien-sûr Israël, j’y travaille régulièrement et Yossi et moi nous sommes vite compris sur l’importance de la préparation pour son film qui en termes de décor était exigeant notamment sur les séquences de jour et de nuit dans le grand désert israélien, le Negev. Nous avons beaucoup repéré et aussi insisté pour tourner dans des endroits du désert qui demandaient un challenge technique et logistique.

Véhicule technique pour atteindre certains décors après 1h30 à travers le désert - Photo Damien Dufresne
Véhicule technique pour atteindre certains décors après 1h30 à travers le désert
Photo Damien Dufresne

Le désert est un décor splendide, exigeant et aussi imprévisible en termes de lumière naturelle ou d’obscurité. L’équipe technique qui m’a accompagné a su répondre aux contraintes en les sublimant. C’est en grande partie ce que je préfère dans le métier de chef opérateur, chercher à déceler dans la contrainte qui s’oppose, la créativité.

Équipe

Premierères assistantes opérateurtrices : Céleste Ougier, Pauline Rey, Marc Leyval
Deuxièmes assistants opérateurs : Damien Cabries, Cyprien Poyet, Adam Amitay, Ofit Roth
Cadreur caméra B : Benjamin Cohenca
Renforts caméra : Joséphine Doruin Viallard, Baptiste Cornu, Mathilde Schaffer
Chef électricien : Jean Riou
Électriciennes : Marek Berger, Maelle Le Saux, Ilya Tribelsky
Chef machiniste : Victor Dubois
Machinistes : Margaux Chabert, Gal Altshuler, Elise MIssonnier
Prises de vues Drone : Dror Aviram
Etalonnage : Isabelle Julien

Technique

Matériel caméra : Loca Images, France, et Movie Mobile, Israël (Sony FX6 et série Zeiss CP3)
Matériel lumière : Panalux (France) et Movie Mobile (Israël)
Postproduction : Malakoff Images

synopsis

Tel Aviv, de nos jours. En allant rendre visite à son frère, Hanoch le trouve inconscient dans son lit. Il le sauve de justesse en l’aspergeant d’eau avec le tuyau d’arrosage du jardin à travers la fenêtre grillagée, jusqu’à ce qu’il se réveille. Ori a à nouveau tenté de se suicider. Il a la quarantaine, peut-être un peu plus, deux enfants, une femme qu’il n’aime plus et une mère dominatrice, rescapée de la Shoah, qui habite au-dessus d’eux, trop près. Il est pris au piège. Il sent que le temps s’enfuit et qu’il a raté sa vie. Le désert est pour lui un refuge, de même que l’écriture, à tel point que la réalité et l’imaginaire commencent à se confondre.