Indigènes

Le tournage d’Indigènes a commencé a Ouarzazate au Maroc début 2005. Pendant ce temps à Paris, l’Assemblée nationale votait un texte de loi reconnaissant les " bienfaits " du colonialisme. Le film est une réponse à cette loi indigne.

En 1942 la France manquait de soldats, elle est allé en chercher 200 000 au Maghreb et en Afrique noire. Les " Tirailleurs " ont été placés en première ligne, et n’avaient pas les mêmes droits que les métropolitains. La moitié d’entre eux sont morts au combat. Pour les survivants, la question des pensions militaires n’a jamais été réglée.

Atlas
Photo Roger Arpajou

Indigènes n’est pas un film militant, mais une chronique qui raconte simplement, sans effets, l’épopée de ces tirailleurs. Sami Bouajila, Jamel Debbouze, Sami Nacéri et Roschdy Zem sont les petits-enfants de ces " Indigènes ". La motivation de Jamel a rendu le financement possible, mais il a fallu cinq ans pour boucler un budget revu à la baisse.
Pour Rachid, le film était nécessaire, indispensable. Un devoir de mémoire qui nous rappelle qu’on n’a pas su faire une place assez belle a ces hommes qui libérèrent la " Mère patrie " en chantant La Marseillaise. Le film de Rachid nous suggère de ne pas refaire la même erreur aujourd’hui avec notre politique d’intégration inadaptée.

Pente des Goumiers
Photo Roger Arpajou

Ni Rachid ni moi n’avions d’expérience dans le genre " film de guerre ". En préparation, Rachid m’a fait découvrir une série américaine sur la dernière guerre Band of Brothers, série très efficace, qui fonctionne bien en feuilleton. On a analysé les scènes de combat plan par plan. Peu de temps avant le tournage, je lui ai montré La Ligne rouge de Terence Malik qui est l’opposé de Band of Brothers. La Ligne rouge est un film qui prend son temps, un film de guerre intimiste plus proche de l’univers de Rachid. Je crois que le film de Térence Malik nous a donné une direction.
Le film a été tourné en Scope anamorphique comme tous les autres films de Rachid avec les objectifs Hawks d’Iris Caméra. L’étalonnage numérique a été supervisé par Raymond Terrentin chez Eclair. Les effets spéciaux numériques par Christian Guillon et Kevin Berger chez L’Est et les effets spéciaux mécaniques par Les Versaillais. Le film est tourné en Kodak et éclairé par les fluos de Soft Lights.

Vous pouvez également lire ou relire l’entretien accordé à Brigitte Barbier par Patrick Blossier et paru sur le site dans le cadre de la sélection du film au dernier Festival de Cannes.

Consultez le site officiel du film Indigènes

Producteur : Jean Bréhat, 3B
1er assistant réalisateur : Mathieu Schiffman
Scripte : Virginie Barbet
Son : Olivier Hespel
Montage : Yannick Kergoat
Déco : Dominique Douret
Costumes : Michèle Richer

Équipe

2éme caméra : Jérôme Alméras
Assistants caméra : Eric Blanckaert, Simon Blanchard, Pierre Hugues Galien, Virginie Leloup
Chef éléctro : Rachid Madaoui
Chef machino : Yves Van der Smissen

Technique

Pellicule : Kodak
Matériel caméra : Iris Caméra, objectifs Hawks
Matériel électrique : éclairages fluorescents de Soft Lights
Labortoires : Eclair
Etalonnage numérique : Raymond Terrentin
Effets spéciaux numériques : L’EST, effectués par Christian Guillon et Kevin Berger