L’iris de François-Jacques Ossang

La Lettre AFC n°285

Chaque semaine, M Le magazine du Monde met à l’honneur, dans sa page "Le totem", l’objet fétiche d’une personnalité connue d’un large public. Il en fut ainsi, entre autres outils qui nous sont familiers, du verre de contraste de David Lynch ou du rouleau de gaffer de Pierrick Sorin. Dans son numéro du 17 mars 2018, M a proposé à ses lecteurs l’iris de F.-J. Ossang, « cet accessoire mécanique qui résume sa vision du cinéma ».

« Le plus important au cinéma, c’est le noir. Voilà pourquoi je tiens à cette lentille qui peut se rétrécir jusqu’à fermer complètement le champ. C’est un élément de machinerie au maniement délicat, qui permet de focaliser le regard du spectateur - on l’a longtemps utilisé dans le cinéma muet. [...]
Je m’intéresse beaucoup à la technique, même si je fais un cinéma primitif. Dans 9 doigts, il y a des mouvements de machinerie très importants, des plans tournés à l’iris. Celui-ci m’a été offert par des amis russes en 2007, pendant le tournage - en Super 8 - d’un court métrage, Vladivostok. C’est devenu une sorte de porte-bonheur. »

(Propos recueillis par Clémence de Blasi, M Le magazine du Monde, 17 mars 2018)

Signalons que 9 doigts, de F.-J. Ossang, photographié par Simon Roca, est en salles depuis le 21 mars 2018.

Dans le portfolio ci-dessous, quelques captures d’écran de plans de 9 doigts avec effet d’iris et des photos de deux iris de TSF Caméra, le premier étant celui utilisé sur le tournage par l’équipe prise de vues.

Page "Le totem" consacrée à l’iris de F.-J. Ossang