Le Dindon

Le Dindon de Feydeau est une pièce en trois actes qui a donc été tournée dans trois décors dont un en studio (l’hôtel Ultimus) et deux en décor naturel au milieu de Paris (Rediop et Vatelin). Jalil Lespert avait envie de resituer la pièce dans les années 1960 et d’en faire un film très stylisé et élégant ce qui est toujours un vrai plaisir pour la déco et la lumière (Ah ! ces années là, la la la).
Monsieur de Pontagnac a eu un coup de foudre pour une jolie jeune femme. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que celle-ci n’est autre que Victoire, la femme d’un de ses amis, Vatelin. Et si le notaire le prend plutôt bien, Victoire, elle n’est pas si simple à manipuler. Surtout, la mésaventure a lancé dans leur société un sujet – et un petit jeu étonnant autour de la fidélité des uns et des autres. Alors quand entrent dans l’arène Rediop, soupirant de Victoire, et Suzy, ancienne flamme de Vatelin, le jeu se corse encore.

Pendant les repérages, j’avoue que mon obsession était plus de me demander comment j’allais faire pour raccorder la lumière d’une séquence de vingt minutes en continuité, tournée à deux caméras, sur dix jours, tout en étant dépendant de la lumière extérieure, qu’à trouver le look du film.
Jusqu’à ce qu’on trouve le décor idéal, orienté plein nord dans sa majorité et bordée d’arbres pour éviter la réflexion des immeubles en face.
Il ne restait plus qu’à Christophe Dural, chef électro, et Philippe Canu, chef machiniste, à réaliser une superbe installation qui nous a permis de tourner de 9h du matin jusqu’à 18h tout en gardant une lumière à peu près constante de 17h qui correspond à l’heure de la scène dans le film, laissant une (presque) totale liberté aux acteurs, ce qui était un vrai plaisir pour tout le monde.


Photogramme

Le décor n’était pas de Roger Harth mais de Monsieur Pierre Quefféléan qui nous a livré de magnifiques décors. Les somptueux costumes sont de Madeline Fontaine, la magicienne des harmonies colorées.

Photogramme

La première caméra et le Steadicam étaient cadrés par Fabrice Sebille, assisté de François Quillard et Ludivine Renard pour la deuxième caméra, cadrée par moi-même. Le tout étant étalonné avec talent par Elie Akoka.
Un vrai plaisir de tourner pour la troisième fois avec Jalil Lespert et un vrai bonheur de voir tous ces acteurs jouer devant nous !

https://youtu.be/IMXoqSRmi5g

Portfolio

Crew

Cadreur caméra A et opérateur Steadicam : Fabrice Sebille
Assistant opérateur : François Quillard
Cadreur caméra B : Pierre-Yves Bastard
Assistante opératrice : Ludivine Renard

Technical

Matériel caméra : Transpacam (2 Arri Alexa Mini, objectifs Zeiss Master Anamorphic)
Matériel électrique : Transpalux
Matériel machinerie : Transpagrip et Next Shot
Laboratoire : Le Labo Paris
Etalonnage : Elie Akola