Les cols empesés de Georges Méliès

Péril en sa dernière demeure, par Jean-Noël Ferragut, AFC
Alors que l’on sait quasiment tout de l’œuvre et de la vie de Georges Méliès - dont nous sommes, cinéastes, les enfants spirituels -, vouloir s’intéresser aux cols de ses chemises et tenter de savoir s’ils étaient ou non amidonnés est non seulement une gageure mais encore, du point de vue de l’histoire du cinéma avouons-le, absolument dénué d’intérêt ! A ceci près...
Georges Méliès

Depuis quelques semaines, la presse se fait l’écho du triste état dans lequel se trouve la tombe de Georges Méliès au cimetière du Père Lachaise, à Paris, et de la décision de sa famille de lancer une campagne de financement participatif afin d’en assurer la restauration et l’entretien. Le Parisien du samedi 20 avril nous informe que le montant de la somme espérée est en passe d’être atteint.

La tombe de Georges Méliès au cimetière du Père Lachaise, 64e division
Photo JN Ferragut

Les traces du dernier de ses studios de Montreuil ayant disparu au début des années 1920, sa sépulture, pour qui voudrait de visu honorer sa mémoire, demeure l’ultime vestige d’un passé et d’un art auquel nous devons trucages et autres effets spéciaux. Et cette campagne de dons lui étant destinée rappelle à notre bon souvenir une de ces boutades dont l’ami Francis Blanche avait le réjouissant secret : « Pour que l’école dure, amis donnez ! »

Dans le portfolio ci-dessous, entre autres, la tombe de Georges Méliès au cimetière du Père Lachaise - Photos JN Ferragut