Maurice Pialat

par Emmanuel Machuel

par Emmanuel Machuel La Lettre AFC n°118

Il est très difficile de parler de Maurice Pialat, personnalité particulièrement complexe.
Mon expérience se " limite " à quatre mois de tournage du Van Gogh. Un an avant le début des prises de vues, nous avons eu une conversation de deux heures dans le train nous ramenant de repérages dans la Loire. (...)
J’ai pensé, comme d’autres avant moi, que le tournage s’annonçait relativement...
De toute façon, mon admiration pour Loulou et A nos amours me donnait le courage voulu.
Le tournage s’est révélé difficile, mais j’ai toujours apprécié et admiré son inlassable énergie à reprendre, alors que nous pensions la séquence en boîte, la même scène encore sous un autre angle : sa façon de tirer le meilleur de nous tous, acteurs et techniciens, avec parfois une certaine " violence ".
Mais il reste cette phrase dont je me souviens souvent, combien appréciable pour un chef opérateur : « Les belles lumières ne durent jamais. »