Rencontre avec Nathalie Durand, AFC, à propos du moniteur Transvideo Starlite

par Transvideo La Lettre AFC n°300

Nathalie Durand, AFC, nous parle de son parcours et de ce qui l’a amenée à devenir directrice de la photographie. Propriétaire d’un moniteur Starlite de Transvideo, elle nous explique comment elle utilise cet outil en tournage.

Comment êtes-vous devenue directrice de la photographie ?

Nathalie Durand : J’ai commencé classiquement en faisant une école de cinéma, l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière. A la sortie, j’ai travaillé comme assistante pendant quinze ans, notamment avec le directeur de la photographie Patrick Blossier, AFC. Puis l’expérience aidant, j’ai estimé que je pouvais passer à autre chose et assurer à mon tour la mise en images de projets que l’on me proposait.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire le métier de chef opératrice ?

ND : C’est un peu compliqué. Bizarrement, c’est passé par la musique, car j’ai fait des études musicales dans mon cursus scolaire. J’allais à l’école le matin et au conservatoire l’après-midi, des classes primaires jusqu’au collège. Puis nous avons déménagé pour Caen où ces horaires aménagés n’existaient pas, mais j’ai continué à faire de la musique. A Caen, il y avait un cinéma d’art et d’essai, Le Lux, qui était formidable. C’est finalement une découverte du cinéma assez tardive. Nous n’avions pas la télé à la maison. C’était vraiment une démarche d’aller au cinéma vers treize ans et j ‘ai commencé à y passer pas mal de temps. Je faisais aussi de la photo, et je me suis dit « le cinéma, pourquoi pas ? » Affirmer que je voulais en faire mon métier m’a permis de justifier auprès de mes parents le fait d’y aller souvent !
De par mes études musicales, je me suis posé la question de faire du son mais ça me paraissait trop technique, presque trop mathématique, alors que l’image, j’en avais aussi une pratique, et le langage par l’image, c’est quelque chose qui m’attirait. J’ai décidé de me présenter au concours de Louis-Lumière en section cinéma.

Nathalie Durand sur le tournage de "Bulle", réalisé par Anne Deluz
Photo Nicolas Zen-Ruffinen

Comment en êtes-vous venue à acheter un moniteur ? Vous avez déjà du matériel de tournage ?

ND : Je n’ai pas de caméra. Je me sers du moniteur comme une cellule. Je travaille toujours avec une Spectra mais j’utilise moins le spotmètre. Finalement le Starlite de Transvideo me permet de voir l’image et de l’analyser avec des outils simples comme le waveform, et aussi de pouvoir passer en Log. J’aime pouvoir zoomer sur l’écran avec le waveform et aller me balader dans l’image, et voir où se situe le signal. Je ne m’en sers pas pour poser l’image mais je m’en sers comme d’un outil de mesure, pour voir. J’aime bien car il est petit et léger. La dalle est de bonne qualité et les nouveaux modèles ont une image encore améliorée. Ça fait plaisir de voir l’image comme ça car dans les viseurs des caméras, c’est inégal, mais c’est souvent terrible. Avec le moniteur Starlite je connais l’image, c’est une référence pour moi.

D’autre part il me sert à faire des photos, à enregistrer parfois des prises, à faire des "snaps" que je garde. C’est ludique et simple d’utilisation. C’est petit, ça ne prend pas de place, c’est efficace. L’essayer c’est l’adopter !

Aaton Digital-Transvideo à IBC 2019