Retour sur la Master Class AFC

Par Richard Andry, AFC

par Richard Andry La Lettre AFC n°270

Soutenue par Panavision Alga et Thales Angénieux, la, maintenant traditionnelle, "Camerimage AFC Master Class", dans sa version 2016, a rencontré un franc succès. Et même si les extraits de films n’étaient pas sur DCP (patience, on y arrivera un jour !) les conditions techniques étaient incomparablement meilleures que l’an dernier et le maestro Benjamin B. a pu compter sur l’installation dédiée aux présentations et ateliers Panavision – une référence en la matière – pour mettre en valeur les travaux de nos trois collègues.

C’est Nathalie Durand, notre présidente, qui débuta avec des images de Sky, réalisé par Fabienne Berthaud, et tout d’abord une première séquence très violente (un viol) suivi en decrescendo de séquences plus sensiblement émouvantes. Elle avait apporté des photographies, matériaux et images utilisées par la réalisatrice pour exprimer ses choix de textures d’image. La réalisatrice cadrant une deuxième caméra, une photo de plateau montrant ses deux femmes à la caméra dans un décor de désert californien et entourée d’une très petite équipe impressionna l’assistance.
Juste avant que Romain Lacourbas, dans le déluge de feu de Marco Polo, prenne le relais avec des images impressionnantes puis un plan d’éclairage d’une bordée de 18 kW en batterie. Romain aurait sûrement préféré être projeté en DCP sur un Barco 4K et le public aurait pu profiter à plein de ses chevaux en feu traversant la nuit.
C’est Michel Abramowicz qui termina le show AFC avec plusieurs plans-séquence de poursuites effrénées et une très belle (et sûrement difficile à tourner) scène d’intérieur nuit, sur 360° par reflet dans une vitre, dans le film de Pierre Morel, Taken. Belle maîtrise.

On n’a réellement pas vu le temps passer, les interventions s’enchaînaient parfaitement et les trois interventions se sont trouvées complémentaires.
La salle était bien pleine. D’après les nombreux retours ("feed-back"), le public a beaucoup apprécié. Un professeur de l’école de cinéma de Moscou et ses élèves sont venus me dire que c’était la Master Class qu’ils avaient le plus appréciée et surtout par sa diversité et complémentarité. Pendant que j’écrivais ces quelques lignes, je recevais un e-mail de mon amie Oona Menges, jeune opératrice anglaise, qui y avait assisté (il y avait de nombreux Anglais présents) ; elle me disait avoir été très émue par les images de Nathalie et, rentrée à Londres, en avoir parlé à son père, le grand Chris Menges, et qu’ils voulaient voir le film.
C’est l’AFC toute entière qui sort gagnante d’une telle démonstration. Notre originalité, notre dynamisme et l’expression des nombreux talents qui la composent sont reconnus par tous ceux que j’ai croisés. Développons encore plus ce genre d’évènements, et remercions encore nos amis d’Angénieux et de Panavision.