Robert Bresson

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Pierre Lhomme, de Sidney Bechet à "la lumière du bon Dieu"

Pierre Lhomme

La carrière de Pierre Lhomme traverse près de cinquante ans de cinéma français, passant avec la même aisance et les mêmes exigences d’Alain Cavalier à Chris Marker, de Jean Eustache à James Ivory, de Joris Ivens à René Féret, de Jean-Pierre Melville à Jean-Paul Rappeneau, de Marguerite Duras à Patrice Chéreau, de Robert Bresson à Bruno Nuytten…, collaborations riches par leur diversité qui se nourrissent d’une observation attentive et ininterrompue de la lumière naturelle sous toutes ses formes : « Je fais mon œil partout, dans la rue, au cinéma. Je suis très curieux de regards, d’ambiances, de climats. La réalité est une source d’inspiration prodigieuse ». (P. L.)

Pierre Lhomme, from Sidney Bechet to the "Light of God"

Pierre Lhomme

Pierre Lhomme’s career has traversed nearly fifty years of French cinema, displaying the same ease and rigorousness with directors such as Alain Cavalier, Chris Marker, Jean Eustache, James Ivory, Joris Ivens, René Féret, Jean-Pierre Melville, Jean-Paul Rappeneau, Margurite Duras, Patrice Chéreau, Robert Bresson, Bruno Nuytten, and others. These richly-diverse collaborations were all nourished by an attentive and uninterrupted observation of natural lighting in all of its forms : “I train my eye everywhere, in the street, in the cinema. I am very curious about gazes, ambiences, climates. Reality is a prodigious source of inspiration.” (P.L.)

Arthur Cloquet souhaite être des nôtres
par Pierre Lhomme

Nouveaux venus à l’AFC

Je l’ai connu lors de ses premiers pas dans les jambes de Ghislain, son père, dont j’étais l’assistant. Son parcours a été difficile dans le sillage exigeant du papa !
Comme il l’exprime très bien, sa place est maintenant chez nous et non plus chez les cadreurs.
Sa maturité professionnelle, il en fait profiter Louis-Lumière, où il est enseignant contractuel, et les élèves ont, je crois, une vraie chance. Comme Ghislain il a la fibre enseignante ; dans le brouhaha ambiant nous avons beaucoup à transmettre…
Qu’il soit le bienvenu à l’AFC !

La Frontière de l’aube
de Philippe Garrel, photographié par William Lubtchansky, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

En forme de clin d’œil au genre fantastique, La Frontière de l’aube réunit un jeune photographe qui tombe amoureux d’une star, qui se suicide, et qui réapparaît dans la vie du jeune garçon.
Ce deuxième film avec Philippe Garrel affirme une collaboration efficace et sereine. La manière de travailler de Garrel et l’immense expérience de William Lubtchansky (une centaine de longs métrages en une quarantaine d’années…) s’associent pour une mise en scène libre et efficace. Cette association permet d’atteindre une expression artistique sans effets ni démonstration.

Week-end à la Cinémathèque française
autour de Jean Renoir

Conférences, tables rondes, colloques, séminaires, Leçons de cinéma

La Cinémathèque française organise un week-end autour de Jean Renoir, intitulé " L’Expérience-cinéma ". Plusieurs praticiens du cinéma contemporain sont invités à partager avec le public, à l’occasion d’un stage de trois demi-journées, une expérience de leur métier ainsi que leur conception du cinéma.
Rencontre avec le directeur de la photographie Emmanuel Machuel, AFC, samedi 10 décembre de 14 h 30 à 17 h 00.

Christophe Pollock
par William Lubtchansky

Christophe Pollock

En 1976, ma fille Irina avait comme instituteur en CP un jeune homme : Christophe Pollock. Un jour, il vint me voir sachant que j’étais directeur de la photo pour me demander mon avis : il aimait beaucoup le cinéma, il était cinéaste amateur et aurait aimé quitter l’enseignement pour travailler dans la prise de vues. (...)

Pierre Lhomme : "J’ai revu 50 fois "Le Joli mai" pour le restaurer"
Par François Forestier

Propos et entretiens

Le Nouvel Observateur, 29 mai 2013
En mai 1962, alors que la guerre d’Algérie vient de s’achever avec la signature des accords d’Evian, Chris Marker et Pierre Lhomme filment les Parisiens en train de goûter à la paix retrouvée. Le Joli Mai ressort aujourd’hui en version restaurée. Pierre Lhomme, coréalisateur et chef opérateur revient sur l’histoire du tournage.

Michel Abramowicz : "Ensemble, c’est tout"
Par Ariane Damain Vergallo pour Leitz Cine Wetzlar

Portraits de directeurs de la photographie dans l’optique de Leitz

En 1973, Michel Abramowicz est un jeune parachutiste des commandos de l’armée israélienne Tsahal qui vient de terminer un très long service militaire de trois ans. Aussitôt après, il a repris des études à l’université d’Haïfa et tente de goûter enfin aux délices de la vie civile. Nul ne peut se douter qu’en ce jour sacré de Yom Kippour et en plein mois de ramadan, le pays subisse une attaque éclair de son ennemi immémorial, l’Égypte.

Eric Gautier, AFC, a never-ending desire
by Ariane Damain Vergallo for CW Sonderoptic – Leica

Portraits de directeurs de la photographie dans l’optique de Leitz

As a child, Eric Gautier spends a long time in his grandmother’s flower shop in the Paris suburb of Bondy. He daydreams while devouring the Tintin comic albums (conceived and designed by Belgian artist-auteur Hergé), not knowing yet that his desire for cinema would be born right there in the midst of mortuary crowns and that, much later, he would say : "I owe everything to Hergé".

Eric Gautier, AFC, un perpétuel désir
Par Ariane Damain Vergallo pour CW Sonderoptic – Leica

Portraits de directeurs de la photographie dans l’optique de Leitz

Quand il était enfant, Eric Gautier passait de longs moments à Bondy, dans le magasin de fleurs de sa grand-mère. Il rêvassait en dévorant les albums de Tintin, ne sachant pas encore que son désir de cinéma naîtrait là, au milieu des couronnes mortuaires, et qu’il dirait bien plus tard : « Je dois tout à Hergé ».

Camerimage 2002
par Pierre Lhomme

Films AFC dans les festivals

De retour de Lódz, un membre du jury livre ses impressions à chaud sur le festival, les films primés, la lumière, le rôle du directeur de la photographie... et ses conditions de travail, en écho au communiqué de Conrad Hall.

Tourner dans des conditions extrêmes...
entretien entre Pierre Lhomme, Eric Guichard et Robert Alazraki sur la lumière en extérieur

Les Entretiens AFC

Tourner dans l’Himalaya implique-t-il une contrainte physique particulière ? Eric Guichard : C’est sûr que par rapport à des extérieurs classiques, la contrainte de l’Himalaya, c’est une contrainte physique. C’est-à-dire que faire un plan c’est déjà une difficulté en soi. Mais ça, ça fait aussi un peu partie du jeu. D’ailleurs toute l’équipe a passé un test d’altitude et certains membres ne sont pas partis à cause de ce test. Mon assistante Sylvie Carcedo, qui était quand même limite au niveau du test, a fait plusieurs fois du caisson de décompression. Mais (...)

A propos de Conrad Hall
par William Lubtchansky

Conrad Hall

A la suite des "Violons du bal", un film de Michel Drach tourné en 1973, j’ai reçu un coup de téléphone de Conrad Hall qui avait vu le film, étant de passage à Paris, et qui tenait à me féliciter pour mon travail. Je ne connaissais Conrad Hall qu’à travers son travail et fus très ému de recevoir les éloges d’un si éminent confrère. J’ai gardé un souvenir ineffaçable de sa démarche.

Maurice Pialat
par Emmanuel Machuel

Maurice Pialat

Il est très difficile de parler de Maurice Pialat, personnalité particulièrement complexe.
Mon expérience se " limite " à quatre mois de tournage du Van Gogh. Un an avant le début des prises de vues, nous avons eu une conversation de deux heures dans le train nous ramenant de repérages dans la Loire. (...)

Références, clichés et exercices de style
par Lucie Adalid, David Chizallet, Louise Courcier, Matthieu-David Cournot, Samuel Lahu et Julien Poupard

Les Entretiens AFC

Les étudiants du département Image à La fémis nous proposent ce mois-ci un entretien entre William Lubchtansky et Patrick Blossier.

La lumière de votre dernier film, Petites coupures de Pascal Bonitzer, nous paraît être un intéressant point de départ pour aborder votre travail parce qu’elle rassemble des caractéristiques de ce qu’on pourrait appeler votre style, votre sensibilité ou votre recherche : une image très dense, un travail d’atmosphère à partir de la lumière naturelle, qui nous plonge progressivement dans le fantastique.
Comment s’est effectuée l’élaboration de ces différentes atmosphères ?

Petites mauvaises nouvelles
par Pierre Lhomme

Billets d’humeur

1 - Un ami me rapporte du Japon un DVD de La Maman et la putain de Jean Eustache : un tas de boue ! Seuls les sous-titres japonais nous ravissent. On se demande quel a été le cheminement des droits et quel était le master utilisé pour le transfert ? Après quelques coups de téléphone à des collègues et amis, j’ai localisé les éléments. (Contretype 35 mm, originaux 16 mm montés en A et B intouchés depuis très longtemps). Il faut casser l’idée toute faite de la soi-disant qualité supérieure du DVD. Il y a qualité supérieure si une attention toute professionnelle est portée à sa fabrication.

2 - Par hasard au rayon zone 1 de la FNAC, je tombe sur un DVD de Mortelle randonnée de Claude Miller. Je découvre un nouveau montage et un étalonnage répondant aux normes en vigueur à la TV dans la deuxième moitié du vingtième siècle !! Ce DVD a été fait à New York par TF1 International. Qui a été mis au courant ? Qui a donné son accord ? J’en ai parlé à Claude, il m’a semblé indifférent, cependant un jour ses DVD seront ses compléments de retraite.

NB Une bonne nouvelle : la superbe édition DVD de L’Aurore de Murnau, Nostalgia de Tarkowski, Le Secret derrière la porte de Fritz Lang et son interview de J.-L. Godard un petit bijou.

Camerimage 2003, Lodz, 29 novembre - 6 décembre
par Pierre Lhomme

Camerimage

Parallèlement à 13 films en compétition (production française absente) une grande activité, des ateliers, des rencontres, présentation de plus de 50 films d’étudiants (1 Femis et 1 Louis Lumière !), des projections hors compétition et rencontres avec David Lynch, Jerzy Skolimovsky, Agnieska Holland, Mike Parallèlement à 13 films en compétition (production française absente) une grande activité, des ateliers, des rencontres, présentation de plus de 50 films d’étudiants (1 Fèmis et 1 Louis Lumière !), des projections hors compétition et rencontres avec David Lynch, Jerzy Skolimovsky, Agnieska Holland, MikeFiggis et un bel hommage illustré rendu à William A. Fraker, ASC, BSC.

Recommandation de l’ami Léonard
dénichée par Pierre Lhomme

Livres et revues

Comment choisir l’atmosphère qui donne de la grâce aux visages. Si tu disposes d’une cour que tu puisses couvrir d’une toile de lin, cette lumière sera la bonne. Ou bien, quand tu veux faire le portrait de quelqu’un, fais-le par mauvais temps ou vers le soir, et place le modèle avec le dos contre un des murs de cette cour.

Entretien avec William Lubtchansky

Les Entretiens AFC

William Lubtchansky : Dès la lecture du scénario, le film me faisait un peu penser à Hitchcock. J’ai travaillé avec cette référence en tête, notamment dans le traitement des paysages de montagne. Dans les plans de la voiture qui descend de Paris à Grenoble, on était à l’arrière, avec un petit HMI sur batterie. Puis on a mis la caméra à l’avant pour tous les plans subjectifs. On a tourné la séquence de la grande balade nocturne en voiture, avec des passages de tunnels, avec des rétroprojections, en transparence sur fond noir dans les studios d’Excalibur. (...)

Travailler avec Julian Schnabel sur "At Eternity’s Gate"
Par Benoît Delhomme, AFC

Les entretiens de Camerimage

Je me souviens de la première fois où j’ai rencontré Julian. C’était il y a douze ans, à Los Angeles, alors que je tournais Salomé, que mettait en scène Al Pacino. Un film indépendant très expérimental, et comme Al jouait et mettait en scène tout à la fois, je me retrouvais souvent très seul à décider des plans et des angles de caméra.

Il Cinema Ritrovato, de la couleur au noir et blanc, du numérique à l’argentique, de la modernité aux pratiques traditionnelles
Par Hervé Pichard

Festivals divers

Il Cinema Ritrovato, le plus important festival consacré aux films de patrimoine, à la fois populaire et exigeant, a connu cette année encore un succès incontestable. Du 7 juin au 4 juillet 2015, la plupart des cinémathèques du monde entier se sont retrouvées à Bologne pour présenter quelques perles de leurs collections et pour découvrir films restaurés et copies argentiques d’époque qui, pour des questions de préservation légitimes, ne sortent que très rarement de leur réserve.