Robert Bresson

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Pierre Lhomme, de Sidney Bechet à "la lumière du bon Dieu"

Pierre Lhomme

La carrière de Pierre Lhomme traverse près de cinquante ans de cinéma français, passant avec la même aisance et les mêmes exigences d’Alain Cavalier à Chris Marker, de Jean Eustache à James Ivory, de Joris Ivens à René Féret, de Jean-Pierre Melville à Jean-Paul Rappeneau, de Marguerite Duras à Patrice Chéreau, de Robert Bresson à Bruno Nuytten…, collaborations riches par leur diversité qui se nourrissent d’une observation attentive et ininterrompue de la lumière naturelle sous toutes ses formes : « Je fais mon œil partout, dans la rue, au cinéma. Je suis très curieux de regards, d’ambiances, de climats. La réalité est une source d’inspiration prodigieuse ». (P. L.)

Pierre Lhomme, from Sidney Bechet to the "Light of God"

Pierre Lhomme

Pierre Lhomme’s career has traversed nearly fifty years of French cinema, displaying the same ease and rigorousness with directors such as Alain Cavalier, Chris Marker, Jean Eustache, James Ivory, Joris Ivens, René Féret, Jean-Pierre Melville, Jean-Paul Rappeneau, Margurite Duras, Patrice Chéreau, Robert Bresson, Bruno Nuytten, and others. These richly-diverse collaborations were all nourished by an attentive and uninterrupted observation of natural lighting in all of its forms : “I train my eye everywhere, in the street, in the cinema. I am very curious about gazes, ambiences, climates. Reality is a prodigious source of inspiration.” (P.L.)

Mes impressions sur le FIFF 2006 (Festival de Namur)
par Pierre Lhomme

Festivals, Rencontres, Projections et Prix

Le Festival Francophone de Namur, initié voilà vingt ans par René Fauvel alors président d’UGC Belgique, est une heureuse rencontre. La gentillesse et l’énergie de toute une équipe donnent à cette belle ville une fête cinématographique à multiples facettes aidée avec passion par la municipalité. Dans le jury, on retrouve et on découvre des collègues d’Algérie, du Québec, d’Angola, de Belgique et de France dont la présidente, efficace et souriante Dominique Blanc.

Camerimage 2003, Lodz, 29 novembre - 6 décembre
par Pierre Lhomme

Camerimage

Parallèlement à 13 films en compétition (production française absente) une grande activité, des ateliers, des rencontres, présentation de plus de 50 films d’étudiants (1 Femis et 1 Louis Lumière !), des projections hors compétition et rencontres avec David Lynch, Jerzy Skolimovsky, Agnieska Holland, Mike Parallèlement à 13 films en compétition (production française absente) une grande activité, des ateliers, des rencontres, présentation de plus de 50 films d’étudiants (1 Fèmis et 1 Louis Lumière !), des projections hors compétition et rencontres avec David Lynch, Jerzy Skolimovsky, Agnieska Holland, MikeFiggis et un bel hommage illustré rendu à William A. Fraker, ASC, BSC.

Nominations pour le Prix Louis Delluc 2006

Prix, Trophées, Académies, Meilleure photo

Cinq films nommés, concourent pour le prix Louis-Delluc 2006

Flandres de Bruno Dumont, photographié par Yves Cape, AFC

Lady Chatterley de Pascale Ferran, photographié par Julien Hirsch

Jardins en automne d’Otar Iosseliani, photographié par William Lubtchansky, AFC
Bled Number One de Rabah Ameur-Zaïmeche, photographié par Lionel Sautier, Hakim Si Ahmed, Olivier Smittarello

Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli, photographié par Yorick Le Saux.

Une semaine épatante chez nos amis Canadiens français
par Pierre Lhomme

Ecoles, Formation et Ateliers

A l’occasion des Rencontres annuelles du Cinéma québécois, j’ai donné deux " master class " (en français " classes de maître " !). J’ai fait découvrir La Maman et la putain, film où une caméra discrète se plaçait au mieux pour écouter et (mon " dernier " film !) : L’Armée des ombres où la caméra souhaitait donner à voir et à réfléchir.

Christophe Pollock
par William Lubtchansky

Christophe Pollock

En 1976, ma fille Irina avait comme instituteur en CP un jeune homme : Christophe Pollock. Un jour, il vint me voir sachant que j’étais directeur de la photo pour me demander mon avis : il aimait beaucoup le cinéma, il était cinéaste amateur et aurait aimé quitter l’enseignement pour travailler dans la prise de vues. (...)

Arthur Cloquet souhaite être des nôtres
par Pierre Lhomme

Nouveaux venus à l’AFC

Je l’ai connu lors de ses premiers pas dans les jambes de Ghislain, son père, dont j’étais l’assistant. Son parcours a été difficile dans le sillage exigeant du papa !
Comme il l’exprime très bien, sa place est maintenant chez nous et non plus chez les cadreurs.
Sa maturité professionnelle, il en fait profiter Louis-Lumière, où il est enseignant contractuel, et les élèves ont, je crois, une vraie chance. Comme Ghislain il a la fibre enseignante ; dans le brouhaha ambiant nous avons beaucoup à transmettre…
Qu’il soit le bienvenu à l’AFC !

La Frontière de l’aube
de Philippe Garrel, photographié par William Lubtchansky, AFC

Entretiens avec des directeurs de la photographie

En forme de clin d’œil au genre fantastique, La Frontière de l’aube réunit un jeune photographe qui tombe amoureux d’une star, qui se suicide, et qui réapparaît dans la vie du jeune garçon.
Ce deuxième film avec Philippe Garrel affirme une collaboration efficace et sereine. La manière de travailler de Garrel et l’immense expérience de William Lubtchansky (une centaine de longs métrages en une quarantaine d’années…) s’associent pour une mise en scène libre et efficace. Cette association permet d’atteindre une expression artistique sans effets ni démonstration.

Week-end à la Cinémathèque française
autour de Jean Renoir

Conférences, tables rondes, colloques, séminaires, Leçons de cinéma

La Cinémathèque française organise un week-end autour de Jean Renoir, intitulé " L’Expérience-cinéma ". Plusieurs praticiens du cinéma contemporain sont invités à partager avec le public, à l’occasion d’un stage de trois demi-journées, une expérience de leur métier ainsi que leur conception du cinéma.
Rencontre avec le directeur de la photographie Emmanuel Machuel, AFC, samedi 10 décembre de 14 h 30 à 17 h 00.

On ne peut pas filmer de la même manière Isabelle Adjani et un Dolpopa
(suite de l’entretien sur la lumière en extérieurs)

Les Entretiens AFC

E. G. : Je voudrais juste revenir sur une chose ; ce qui est différent par rapport au film que Pierre a éclairé et Himalaya, c’est que je n’ai pas eu les mêmes moyens que lui, mais c’est aussi vrai que j’ai pu faire sur Himalaya des choses difficiles parce que j’avais des comédiens qui se prêtaient à des lumières difficiles. Il faut aussi se dire : « Qui va-t-on filmer ? ». On ne peut pas filmer de la même manière Isabelle Adjani et un Dolpopa. Ce sont des questions qu’on se pose forcément quand on prépare un film, on peut imaginer qu’on travaille dans des (...)

Camerimage 2002
par Pierre Lhomme

Films AFC dans les festivals

De retour de Lódz, un membre du jury livre ses impressions à chaud sur le festival, les films primés, la lumière, le rôle du directeur de la photographie... et ses conditions de travail, en écho au communiqué de Conrad Hall.

Tourner dans des conditions extrêmes...
entretien entre Pierre Lhomme, Eric Guichard et Robert Alazraki sur la lumière en extérieur

Les Entretiens AFC

Tourner dans l’Himalaya implique-t-il une contrainte physique particulière ? Eric Guichard : C’est sûr que par rapport à des extérieurs classiques, la contrainte de l’Himalaya, c’est une contrainte physique. C’est-à-dire que faire un plan c’est déjà une difficulté en soi. Mais ça, ça fait aussi un peu partie du jeu. D’ailleurs toute l’équipe a passé un test d’altitude et certains membres ne sont pas partis à cause de ce test. Mon assistante Sylvie Carcedo, qui était quand même limite au niveau du test, a fait plusieurs fois du caisson de décompression. Mais (...)

A propos de Conrad Hall
par William Lubtchansky

Conrad Hall

A la suite des "Violons du bal", un film de Michel Drach tourné en 1973, j’ai reçu un coup de téléphone de Conrad Hall qui avait vu le film, étant de passage à Paris, et qui tenait à me féliciter pour mon travail. Je ne connaissais Conrad Hall qu’à travers son travail et fus très ému de recevoir les éloges d’un si éminent confrère. J’ai gardé un souvenir ineffaçable de sa démarche.

Maurice Pialat
par Emmanuel Machuel

Maurice Pialat

Il est très difficile de parler de Maurice Pialat, personnalité particulièrement complexe.
Mon expérience se " limite " à quatre mois de tournage du Van Gogh. Un an avant le début des prises de vues, nous avons eu une conversation de deux heures dans le train nous ramenant de repérages dans la Loire. (...)

Références, clichés et exercices de style
par Lucie Adalid, David Chizallet, Louise Courcier, Matthieu-David Cournot, Samuel Lahu et Julien Poupard

Les Entretiens AFC

Les étudiants du département Image à La fémis nous proposent ce mois-ci un entretien entre William Lubchtansky et Patrick Blossier.

La lumière de votre dernier film, Petites coupures de Pascal Bonitzer, nous paraît être un intéressant point de départ pour aborder votre travail parce qu’elle rassemble des caractéristiques de ce qu’on pourrait appeler votre style, votre sensibilité ou votre recherche : une image très dense, un travail d’atmosphère à partir de la lumière naturelle, qui nous plonge progressivement dans le fantastique.
Comment s’est effectuée l’élaboration de ces différentes atmosphères ?

Petites mauvaises nouvelles
par Pierre Lhomme

Billets d’humeur

1 - Un ami me rapporte du Japon un DVD de La Maman et la putain de Jean Eustache : un tas de boue ! Seuls les sous-titres japonais nous ravissent. On se demande quel a été le cheminement des droits et quel était le master utilisé pour le transfert ? Après quelques coups de téléphone à des collègues et amis, j’ai localisé les éléments. (Contretype 35 mm, originaux 16 mm montés en A et B intouchés depuis très longtemps). Il faut casser l’idée toute faite de la soi-disant qualité supérieure du DVD. Il y a qualité supérieure si une attention toute professionnelle est portée à sa fabrication.

2 - Par hasard au rayon zone 1 de la FNAC, je tombe sur un DVD de Mortelle randonnée de Claude Miller. Je découvre un nouveau montage et un étalonnage répondant aux normes en vigueur à la TV dans la deuxième moitié du vingtième siècle !! Ce DVD a été fait à New York par TF1 International. Qui a été mis au courant ? Qui a donné son accord ? J’en ai parlé à Claude, il m’a semblé indifférent, cependant un jour ses DVD seront ses compléments de retraite.

NB Une bonne nouvelle : la superbe édition DVD de L’Aurore de Murnau, Nostalgia de Tarkowski, Le Secret derrière la porte de Fritz Lang et son interview de J.-L. Godard un petit bijou.

Entretien avec William Lubtchansky

Les Entretiens AFC

William Lubtchansky : Dès la lecture du scénario, le film me faisait un peu penser à Hitchcock. J’ai travaillé avec cette référence en tête, notamment dans le traitement des paysages de montagne. Dans les plans de la voiture qui descend de Paris à Grenoble, on était à l’arrière, avec un petit HMI sur batterie. Puis on a mis la caméra à l’avant pour tous les plans subjectifs. On a tourné la séquence de la grande balade nocturne en voiture, avec des passages de tunnels, avec des rétroprojections, en transparence sur fond noir dans les studios d’Excalibur. (...)

Visite à Louis-Lumière
par Pierre Lhomme

ENS Louis-Lumière

Dans le cadre de la carte blanche à l’AFC, j’ai eu le plaisir de présenter aux élèves la première bonne copie de L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, superbement restaurée par les équipes d’Eclair.

Le problème de la lumière extérieure...
(suite de l’entretien)

Les Entretiens AFC

P. L. : Ce qui est formidable, c’est de tourner un film à budget relativement modeste où les comédiens sont toujours à disposition. On peut tourner dans l’ordre, c’est le rêve, mais c’est très rare. E. G. : C’est ce qui s’est passé sur Gadjo Dilo, Tony (Gatlif) ne voulait absolument pas tourner décor par décor. Il s’est arrangé pour avoir ses décors, avoir ses comédiens et l’on a tourné du premier plan au dernier, ce qui est contradictoire aussi pour nous parce que dans sa tête, tourner dans l’ordre, ça voulait aussi dire tourner les plans dans l’ordre. On (...)

Panavision-Alga : l’image, une aventure
par Alain Coiffier

Mouvements, nominations, nouveaux locaux, nouvelles coordonnées

Lors de l’arrivée d’Alain Coiffier à la tête de Panavision-Alga, je lui avais demandé de nous livrer son parcours et les perspectives qu’il envisageait pour l’avenir de la société. Alain nous a envoyé ce texte qui permet à tous ceux qui ne le connaissaient pas de mieux découvrir son parcours professionnel et son point de vue après quelques mois d’activités très chargées au sein de Panavision France.
Bonne lecture à tous, Eric Guichard

Recommandation de l’ami Léonard
dénichée par Pierre Lhomme

Livres et revues

Comment choisir l’atmosphère qui donne de la grâce aux visages. Si tu disposes d’une cour que tu puisses couvrir d’une toile de lin, cette lumière sera la bonne. Ou bien, quand tu veux faire le portrait de quelqu’un, fais-le par mauvais temps ou vers le soir, et place le modèle avec le dos contre un des murs de cette cour.

"Les Lumières de Lhomme" à paraître bientôt
Par Luc Béraud

Pierre Lhomme

« Je ne suis pas entré dans le cinéma par amour de l’image, j’ai fait de l’image par amour du cinéma. » Pierre Lhomme
La première fois que je vois Pierre Lhomme, c’est à l’été 1970 sur le Pont-Neuf. Il tourne avec Robert Bresson Quatre nuits d’un rêveur. C’est en août mais les soirées sont glaciales et toute l’équipe est couverte de vêtements chauds. Elle est peu nombreuse et travaille en silence. Et curieusement, malgré la nuit, avec peu de matériel d’éclairage.

Parti trop tôt, mon Ami Patrice
Par Pierre Lhomme, AFC

Patrice Chéreau

Patrice Chéreau, un homme chaleureux, exigeant, infatigable et fraternel, ennemi du soleil, mais à l’aise avec l’ombre… Je garde un souvenir très fort de ma rencontre avec lui et Richard Peduzzi, son décorateur, des repérages méticuleux et des essais.

A la mémoire de Jean Charvein
Par Jean-César Chiabaut

Jean Charvein

Jean a été mon premier " ami de cinéma " et l’est resté. Grâce à lui je suis " entré dans la carrière ", il m’a recruté en 1956 comme deuxième assistant dans l’équipe de Léonce-Henri Burel, parce que j’étais un Niçois, comme lui et le cadreur, Henri Raichi – pour un film de Robert Bresson, Le Condamné à mort s’est échappé.