Yann Le Masson

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Opérateur - réalisateur d’exception : Yann Le Masson
Par Willy Kurant, AFC, ASC

Yann Le Masson

Sur pied, en pirogue, en camion, en déport, en longs travellings marchés et à la main (appellation années 1960)…
Né à Brest en 1930.
Etudiant ingénieur électricité, puis Vaugirard, puis l’IDHEC.
Son parcours, alors, est près de Dziga Vertov, du Kino-Pravda : filmer la réalité, toute la réalité et tous les combats sociaux, en France, les révoltes en Afrique du Nord, les élections truquées à La Réunion - Sucre amer.

A la mémoire de ce grand "filmeur" qu’était Yann Le Masson
Par Jimmy Glasberg, AFC

Yann Le Masson

J’ai rencontré Yann Le Masson il y a quelques années quand je suis venu m’installer dans le Midi. 
Il venait de poser l’ancre de sa péniche sur les rives du Rhône en Avignon.

Lors d’une visite, nous avions longuement échangé sur notre passion de filmeur, sur la politique et sur l’engagement. Il partait à Cuba où il enseignait… Puis, plus tard, à Lussas, je l’avais revu lors d’une très belle projection en plein air de son film Kashima Paradise qui restera son œuvre majeure.

Yann Le Masson, si grand, si sage…
Par Jean-Michel Humeau, AFC

Yann Le Masson

C’est par une belle journée d’hiver, avec un mistral ébouriffant les branches effeuillées des aulnes, que notre ami Yann s’est éloigné de nous.
Dans la cabine du Nistader, allongé sous la barre, jamais il ne m’a paru si grand, si sage. Ses amis lointains et proches sont venus. Pierre Lhomme, condisciple de Vaugirard, mais aussi René Vauthier, des assistants comme Richard Copans, Eric Pittard, Jean-Pierre Thorn. Un parfum de Mai 68 et de lutte anticolonialiste flottait sur l’assistance tandis que des trompettes désaccordées jouaient sur un mode mineur l’Internationale.

Un cinéaste d’exception nous a quittés
Par Pierre Lhomme, AFC

Yann Le Masson

On ne verra plus Yann sur sa péniche amarrée à l’île de Barthelasse, face au pont d’Avignon.
Nous étions de la même promotion à " Vaugirard ", (1951-1953) avec Jean-César Chiabaut, Philippe de Broca, Charles Bitsch, François Lauliac, Edith Krausse... Sacha Vierny et Jacques Demy finissaient leur deuxième et dernière année. Nos vingt ans, nos rêves, nos utopies, le parti communiste, notre refus de " la sale guerre ", le Studio Parnasse, la Cinémathèque, Jean Vivié, notre prof principal qui alimentait si bien notre passion-cinéma, le syndicat qui nous ouvrait ses portes pour que nous rencontrions nos aînés et leurs préoccupations.

Décès du cinéaste Charles Bitsch

Charles Bitsch

Nous avons appris avec tristesse le décès du réalisateur et directeur de la photographie Charles Bitsch, survenu le 27 mai 2016, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans. Rédacteur aux Cahiers du cinéma entre 1955 et 1959, il avait accompagné dès 1958 le parcours de cinéastes de la Nouvelle vague tels que Claude Chabrol, Jean-Luc Godard ou encore Jaques Rivette, avant de se consacrer lui-même à la mise en scène.

Pierre Lhomme, de Sidney Bechet à "la lumière du bon Dieu"

Pierre Lhomme

La carrière de Pierre Lhomme traverse près de cinquante ans de cinéma français, passant avec la même aisance et les mêmes exigences d’Alain Cavalier à Chris Marker, de Jean Eustache à James Ivory, de Joris Ivens à René Féret, de Jean-Pierre Melville à Jean-Paul Rappeneau, de Marguerite Duras à Patrice Chéreau, de Robert Bresson à Bruno Nuytten…, collaborations riches par leur diversité qui se nourrissent d’une observation attentive et ininterrompue de la lumière naturelle sous toutes ses formes : « Je fais mon œil partout, dans la rue, au cinéma. Je suis très curieux de regards, d’ambiances, de climats. La réalité est une source d’inspiration prodigieuse ». (P. L.)

Pierre Lhomme, from Sidney Bechet to the "Light of God"

Pierre Lhomme

Pierre Lhomme’s career has traversed nearly fifty years of French cinema, displaying the same ease and rigorousness with directors such as Alain Cavalier, Chris Marker, Jean Eustache, James Ivory, Joris Ivens, René Féret, Jean-Pierre Melville, Jean-Paul Rappeneau, Margurite Duras, Patrice Chéreau, Robert Bresson, Bruno Nuytten, and others. These richly-diverse collaborations were all nourished by an attentive and uninterrupted observation of natural lighting in all of its forms : “I train my eye everywhere, in the street, in the cinema. I am very curious about gazes, ambiences, climates. Reality is a prodigious source of inspiration.” (P.L.)

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