Caméflex Amiens et palmarès du 32e Festival du film

La Lettre AFC n°226

Pour sa 32e édition, qui s’est déroulée du 16 au 24 novembre 2012, le Festival international du film d’Amiens a tenu à saluer pour l’ensemble de leur carrière les réalisateurs Raoul Peck et Vatroslav Mimica ainsi que le directeur de la photographie Ricardo Aronovich, AFC. Présidé par Mehdi Charef et composé de Catherine Ruelle, Leila Kilani, Lolita Chammah et Michel Abramowicz, AFC, le jury a décerné la Licorne d’Or à Offline de Peter Monsaert, photographié par Ruben Impens, SBC.

Le festival a rendu hommage à deux réalisateurs et un directeur de la photographie exceptionnels :
- Licorne d’or pour l’ensemble de sa carrière à Raoul Peck (réalisateur, Haïti)
- Licorne d’or pour l’ensemble de sa carrière à Ricardo Aronovich (directeur de la photographie, Argentine/France)
- Licorne d’or pour l’ensemble de sa carrière à Vatroslav Mimica (réalisateur, Croatie).

Palmarès
- Grand Prix du long métrage (Licorne d’Or) : Offline de Peter Monsaert, photographié par Ruben Impens, SBC (Belgique, 2012)
- Prix spécial du jury pour le long métrage : Công Binh, la longue nuit indochinoise de Lam Lê
- Prix de la Ville d’Amiens : Yema de Djamila Sahraoui, photographié par Raphaël O’Byrne
- Mention spéciale du jury : Eat Sleep Die (Äta sova dö) de Gabriela Pichler, photographié par Johan Lundborg
- A noter enfin que le Prix Fémis, décerné par des étudiants de l’Ecole (section Jeunes auteurs en Europe en compétition) a été attribué à Protestation VI, de Rolando Colla.

  • Lire Le coup d’état numérique ", un entretien avec Ricardo Aronovich publié sur le site Internet de la ville d’Amiens.
  • Dans le " Journal du Festival " du mercredi 21 novembre, Michel Abramowicz répond à la question de savoir s’il regrette la sous-médiatisation de notre fonction ou s’il est plus agréable de travailler dans l’ombre.
    « Moi, je déteste être mis en lumière (c’est le cas de le dire !). De toute façon, d’une manière générale, on a trop désacralisé la fabrication des films avec les bonus des DVDs, les making-of... C’est dommage.
    Un artisan qui fait une paire de chaussure, on ne va pas le suivre et le filmer, voir comment il s’y prend : le cinéma, c’est un métier, directeur de la photo, c’est un métier, ce n’est pas parce qu’on est en contact avec des gens fprtement médiatisés qu’on est des stars. Je pense qu’on est vraiment des " hommes de l’ombre ".
     »