Ma compagne de nuit

Premier film d’Isabelle Brocart et Hélène Laurent, produit par mille et une productions, avec assez peu d’argent, nous avons tourné en 35 mm 3perfs, Kodak, c’était une volonté de la réalisatrice de tourner en pellicule.
La postproduction, vu le budget, est en traditionnel, presque une rareté à l’ère du numérique et de l’Alexa aujourd’hui.

Emmanuelle Béart et Hafsia Herzi se partagent les deux rôles principaux de cette histoire.
Julia, architecte en apparence comblée, décide d’employer la jeune Marine comme aide ménagère. Celle-ci comprendra très vite que Julia est atteinte d’un cancer en phase terminale et ne veut partager cette situation avec personne de son entourage. Entre les deux femmes, que tout sépare, se noue une relation à la fois tendre et conflictuelle, torturée et maternelle, d’une âpreté bergmanienne…

Nous avons opté pour un traitement d’image assez contraste et coloré, pour aller à l’encontre du côté sombre du sujet. Pour cela le film, en filière traditionnelle, donne de merveilleux résultats, ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que j’envisage l’abandon des tournages en pellicule. On obtient d’autres choses avec le numérique, très intéressantes aussi, très différentes, mais quand même la pellicule quelle belle invention !

Bruno Todeschini tient le rôle de Gaspad
Dans Ma compagne de nuit d’Isabelle Brocard,
photographié par Jeanne Lapoirie

Technique

Pellicules : Kodak 500, 250D, 50 ISO
Matériel caméra : Panavision Alga-Techno, Arricam Lite, _ Objectifs : série Cooke S4
Laboratoire : LTC