Les entretiens au Festival de Cannes

Les entretiens au Festival de Cannes 2021

Depuis l’ouverture du 74e Festival de Cannes, mardi 6 juillet 2021, nous avons publié 34 textes et/ou entretiens filmés dans lesquels des directeurs de la photographie parlent de leur travail sur un film sélectionné dans l’une ou l’autre des sélections et sections. Voici réunis les liens permettant de lire ou relire, voir ou revoir, chacun d’eux.

Entretien avec Vladislav Opelyants, RGC, à propos de "La Fièvre de Petrov", de Kirill Serebrennikov
Une réalité surréaliste hypertrophiée

Tourné sur 36 jours à Moscou, La Fièvre de Petrov est un film très bizarre, prenant en tenaille les plus braves des spectateurs et les menant parfois jusqu’au malaise. Le nouvel opus de Kirill Serebrennikov est un long cauchemar de 2h30 dans une Russie hors du temps. Vladislav Opelyants, RGC, son fidèle chef opérateur, vient de remporter, pour ce film, le Prix CST de l’Artiste-Technicien 2021. (FR)

Jean-François Hensgens, AFC, SBC, témoigne de sa collaboration avec Joachim Lafosse sur "Les Intranquilles"
Damien, Leila et les autres

Avec son neuvième long métrage baptisé Les Intranquilles, le cinéaste belge Joachim Lafosse fait son entrée en Compétition officielle cannoise. Même s’il a déjà été sélectionné dans les sections parallèles, (comme avec L’Économie du couple, à la Quinzaine des Réalisateurs, en 2016), c’est la première fois qu’il tentera de décrocher une Palme d’Or. Jean-Francois Hensgens, AFC, SBC, qui fait partie de sa "tribu" de cinéma, vient nous expliquer comment ce dernier film s’est tourné, avec beaucoup d’échanges et d’intensité entre le jeu et la caméra.

Brice Pancot parle de son travail sur "Les Magnétiques", de Vincent Maël Cardona

Les Magnétiques, de Vincent Maël Cardona, était en sélection à la 53e Quinzaine des Réalisateurs. Le directeur de la photographie Brice Pancot relate, dans le texte qui suit, son travail à l’image, des réflexions qui ont guidé la mise en scène aux solutions de lumières – d’un film nocturne dans sa majorité – et de mouvements de caméra. [NDLR]

Virginie Surdej, SBC, et Amine Messadi, TSC, évoquent leur travail sur "Haut et fort", de Nabil Ayouch

Virginie Surdej, SBC, directrice de la photographie belge, obtient le Magritte de la Meilleure image pour Une famille syrienne, de Philippe Van Leeuw, AFC. Amine Messadi, TSC, directeur de la photo tunisien, a signé l’image de Sortilège, le long métrage du Tunisien Alaeddine Slim, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2019. Après avoir travaillé ensemble sur Razzia et Much Loved, c’est pour une troisième collaboration avec Nabil Ayouch que les deux opérateurs se retrouvent pour filmer Haut et fort, en Compétition officielle sur la Croisette. (BB)

Paul Guilhaume, AFC, revient sur le tournage du film de Jacques Audiard, "Les Olympiades"
Paris en noir et blanc

Jacques Audiard est ce qu’on appelle un habitué du festival. Outre sa Palme d’Or pour Dheepan, en 2015, il a présenté la majorité de ses films ici. Cette année il propose une étude autour des relations sentimentales de quatre jeunes gens d’origine différentes mais vivant tous dans le même quartier de Paris. Un nouveau film choral, en noir et blanc, dont la photographie est confiée à Paul Guilhaume, AFC. (FR)

Entretien avec David Chambille à propos de "France", de Bruno Dumont

C’est pour une seconde collaboration avec Bruno Dumont que David Chambille signe l’image de France, onzième long métrage du réalisateur qui a reçu deux fois le Grand prix du Jury à Cannes, pour Flandres et L’Humanité. Le directeur de la photo évoque ici le long travail de préparation et les enjeux esthétiques très particuliers de ce film flamboyant, en Compétition officielle sur la Croisette. (BB)

Evgenia Alexandrova évoque son travail sur "Mi iubita, mon amour", de Noémie Merlant

Mi iubita, mon amour, de Noémie Merlant, était programmé dans les Séances Spéciales de la Sélection officielle du 74e Festival de Cannes. Evgenia Alexandrova, sa directrice de la photographie – issue de La Fémis en 2016 –, évoque dans le texte qui suit sa rencontre avec la réalisatrice et revient sur leurs partis pris de mise scène et en images du film, comme sur ses choix artistiques et techniques. (NDLR)

Ernesto Giolitti revient sur le tournage du film de Yassine Qnia, "De bas étage"
Un film noir hivernal

Chef électricien avec, entre autres, Benoît Debie, SBC (Climax) et Claire Mathon, AFC, (Portrait de la jeune fille en feu), Ernesto Giolitti tiens cette fois-ci la caméra et signe les images du premier long métrage de Yassine Qnia, De bas étage. Une chronique à la fois sociale et intime de la vie d’un petit délinquant mise à mal par son nouveau rôle de père. (FR)

Entretien avec Fiona Braillon, SBC, à propos de "Mon légionnaire", de Rachel Lang

C’est avec Rachel Lang, réalisatrice belge, que la directrice de la photo Fiona Braillon, SBC, débute sa carrière à l’image. Sorties toutes les deux de l’IAD, (Institut des arts de la diffusion) en 2010, Fiona Braillon signe en 2016 l’image du premier film de Rachel Lang, Baden Baden puis, quatre ans plus tard, celle de Mon légionnaire. Ce film est en sélection à la Quinzaine des Réalisateurs de cette 74e édition du Festival de Cannes. (BB)

Ruben Impens, SBC, nous parle de "Titane", de Julia Ducournau
De l’huile de palme dans le moteur

Après la sensation Grave qui avait illuminé l’édition 2016 du Festival, la réalisatrice française Julia Ducournau se devait de relever le défi du 2e film. On peut dire que c’est chose faite avec Titane, une œuvre encore plus radicale où le trajet du personnage principal emprunte autant au film de peur qu’au film d’amour. Ruben Impens, déjà directeur de la photo de Grave, nous fait part de sa méthode pour filer "un bon coup de poing dans la face du spectateur". (FR)

Christophe Beaucarne, AFC, SBC, revient sur le tournage de "Serre-moi fort", de Mathieu Almaric

Avec Serre-moi fort, son huitième long métrage, Mathieu Amalric revient pour la troisième fois sur la Croisette où il avait remporté le prix de la mise en scène en 2010 pour Tournée. Christophe Beaucarne, AFC, SBC, fidèle collaborateur de nombreux réalisateurs, a travaillé sur presque tous les longs métrages de Mathieu Amalric. Il signe pour ce mélodrame une lumière discrète et épurée et propose des cadres en alliance parfaite avec la narration. Serre-moi fort fait partie de la sélection Cannes Première. (BB)

La cheffe opératrice Èva Bedon parle du travail effectué en commun avec la réalisatrice Adèle Vincenti-Crasson sur "King Max"

Nous avons demandé à Adèle Vincenti-Crasson et Èva Bedon, réalisatrice et cheffe opératrice de King Max, court métrage en Sélection officielle de la Cinéfondation, d’évoquer leur travail en commun sur le film. Adèle est étudiante à La Fémis et c’est Èva, sortie récemment de la Cinéfabrique, qui retrace ici leurs partis pris esthétiques et leur expérience.

Sébastien Goepfert nous parle du tournage du film de Leyla Bouzid, "Une histoire d’amour et de désir"

Sorti du département image de La Fémis en 2011, Sébastien Goepfert fait ses armes comme chef opérateur sur des courts métrages d’étudiants de son école. Il éclaire les premiers longs métrages de Leyla Bouzid, A peine j’ouvre les yeux, et de Hubert Charuel, Petit paysan, l’un et l’autre issus de la même promotion. Pour cette deuxième collaboration avec la réalisatrice, Sébastien Goepfert explore la possible transcription visuelle de la sensualité. Une histoire d’amour et de désir clôture la 60e édition de la Semaine de la Critique. (BB)

Olivier Boonjing, SBC, revient sur les choix techniques de "Rien à foutre", de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre
La vie de Cassandre

Toujours aussi surprenant et prolifique, le cinéma belge envoie cette année à la Semaine de la critique un très joli portrait de jeune femme interprétée par Adèle Exarchopoulos. Rien à foutre (qui s’appelait Carpe Diem lors de son tournage pour ne pas effrayer les gens !) est aussi une plongée dans le monde impitoyable des compagnies low cost. (FR)

Jonathan Ricquebourg, AFC, parle de son travail sur "Tralala", des frères Larrieu
Un Parisien à Lourdes

Dans la lignée de leurs autres films, Tralala, d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu, est un poème un peu foutraque où Mathieu Amalric, leur comédien de prédilection, incarne cette fois-ci un musicien clochard visité par la passion. Filmé entre Paris et Lourdes (leur ville natale), ce film est également une comédie musicale où les différents morceaux sont interprétés par les comédiens eux-mêmes. Jonathan Ricquebourg, AFC, est cette fois-ci derrière la caméra pour accompagner les deux frères cinéastes dans leur étrange périple par temps de Covid dans une ville désertée par les pèlerins. (FR)

Eli Arenson nous parle de son travail sur "Lamb", de Valdimar Jóhannsson
Agnus Dei

Avec Lamb, le réalisateur Valdimar Jóhannsson nous offre une sorte de conte fantastique dans la veine des légendes de son pays natal, l’Islande. L’isolement, la nature et les animaux sont les piliers dramatiques de cette histoire qui met en scène un couple d’éleveur marqué par la perte jadis d’un être cher... Un film mis en image en scope, dans une vallée extrêmement reculée, par Eli Arenson.

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