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"A quoi sert La fémis ?"

Une enquête de "L’Obs"

lundi 6 février 2017 - Modifié le 6/02

L’hebdomadaire L’Obs publie, dans son numéro 2726 daté du 2 au 8 février 2017, une enquête concernant La fémis Voir La Fémis dans l’index , la grande école de cinéma sise rue Francœur, Paris 18e, « institution qui irrite et fascine depuis ses origines ».

Il y est question, entre autres, du concours et du documentaire que Claire Simon
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a réalisé à son sujet, film qui « fait grincer des dents en interne ». Il est rappelé que chaque année, quelque 1 200 prétendants se présentent au concours général de La fémis
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et qu’une soixantaine d’entre eux seulement intègrent l’Ecole.
Claire Simon
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, rencontrée par L’Obs fin janvier, affirme qu’elle voulait « montrer comment des vieux se racontent qu’ils choisissent leurs héritiers et comment des jeunes gens désespérés viennent là pour sauver leur vie. » Le film, projeté à l’Ecole, aurait été « mal accueilli ».
« On se prend la tête pour que le concours soit le plus juste possible », rétorque un responsable de l’établissement. « [...] On parle de gens qui vont faire des films, pas de gens qui vont avoir les codes de la bombe nucléaire. »
Pour Claire Simon
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, « ce n’est pas le film qui est cruel, c’est le concours. Il répond à une vieille idée napoléonienne : la fabrication d’une élite nationale. Peu d’étudiants, auxquels on donne les meilleurs moyens. Ce sont les étudiants les plus chers de France après les élèves artificiers de l’armée de l’air. »

L’Obs précise à ce sujet qu’un énarque coûte 80 000 euros par an ; un étudiant de La fémis
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, 60 000 ; le coût d’un élève de l’Ecole de l’Air étant inconnu. L’hebdomadaire rappelle que La fémis
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accueille un tiers de boursiers, que 80 % des étudiants viennent de province, qu’elle a créé un programme "égalité des chances" formant gratuitement les étudiants de ZEP au concours d’entrée et qu’elle a ouvert une résidence destinée à ceux qui n’ont pas les diplômes requis pour le passer, sans oublier les étrangers admis à l’un de ses différents concours.

Signalons, à ce propos et s’il en était besoin, la publication du supplément du quotidien Le Monde daté du jeudi 2 février 2017 et consacré aux universités et aux grandes écoles. Sous le titre "Les secrets des bêtes à concours", on peut y lire : « A moins que cet attachement très français aux concours tienne à ce que leurs vices à l’échelle collective n’interdisent pas leurs vertus au niveau individuel. Les "bêtes à concours" que nous interrogeons en témoignent : moins que le concours, le chemin qui y mène leste les candidats d’une puissance de travail sur laquelle ils s’appuient toute leur vie. Y compris après avoir échoué. » CQFD !


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