Décès du chef opérateur du son Marc Engels

La Lettre AFC n°308

Avec la disparition du chef opérateur du son Marc Engels, emporté par le Covid-19, jeudi 9 avril 2020, à l’âge de 54 ans, la grande famille du cinéma belge et français perd l’un de ses membres les plus estimés, une attachante figure dont le travail imposait le respect. Ayant notamment œuvré aux côtés de cinéastes tels qu’Eric Rochant et Joachim Lafosse, il avait effectué, en 2017, les prises de son du film Tueurs, réalisé par François Troukens et Jean-François Hensgens, AFC, SBC.

Formé à l’Institut des arts de la diffusion (IAD), en Belgique, Marc Engels débute, en 1998, comme assistant son perchiste et, en 2004, comme chef opérateur du son sur les films Calvaire, réalisé par son compatriote Fabrice du Welz et photographié par Benoît Debie, SBC, et Gardien de buffles, de Minh Nguyen-Vo, photographié par Yves Cape, AFC, SBC.
Depuis, son nom est apparu sur le générique de nombreux films dont Hors la loi, de Rachid Bouchareb (2010), photographié par Christophe Beaucarne, AFC, SBC, Largo Winch II, de Jérôme Salle (2010), photographié par Denis Rouden, AFC, Un heureux évènement (2010), Nos futurs (2014) et Le Mystère Henri Pick (2018), de Rémi Bezançon, photographiés par Antoine Monod, AFC, Möbius, d’Éric Rochant (2011), photographié par Pierre Novion, AFC, Goodbye Morocoo (2013) et Lola Pater (2017), de Nadir Moknèche, photographiés respectivement par Hélène Louvart, AFC, et Jeanne Lapoirie, AFC, et aussi L’Économie du couple (2016) et Continuer (2018) de Joachim Lafosse, photographiés par Jean-François Hensgens, AFC, SBC. (D’après Le Figaro, 10 avril 2020).

Marc Engels et son César, en 2017
Photo Roch Tran

Avec plus de soixante-dix films au cours d’une carrière trop vite écourtée, Marc Engels aura alterné, d’un film à l’autre, trois des métiers du travail sonore - entre assistant à la perche, chef opérateur et mixeur -, sur des documentaires, téléfilms ou longs métrages. On notera qu’il avait également effectué la prise de son de Louis-Ferdinand Céline, d’Emmanuel Bourdieu, photographié par Marie Spencer, AFC, SBC, et le mixage de Mandy, de Panos Cosmatos et Chris "Casper" Kelly, et celui, plus récemment, de Dune Dreams, de Samuel Doux, photographié par Jean-Louis Vialard, AFC.

Rappelons enfin que Marc Engels avait été nommé, en 2016, au Magritte du Meilleur son pour Je suis mort mais j’ai des amis, des frères Malandrin, et, en 2019, pour Tueurs, de François Troukens et Jean-François Hensgens. Il avait obtenu, en 2017, le César du Meilleur son pour son travail sur L’Odyssée, de Jérôme Salle.

Celles et ceux qui l’ont côtoyé garderont de lui le souvenir d’une belle personne, bienveillante, compétente, drôle, enthousiaste, exigeante, « une des plus belles oreilles du cinéma belge... », selon l’un d’entre eux.

En vignette de cet article, Marc Engels, en 2017, sur le tournage du Mystère Henri Pick - Photo Sophie Berger