"En quoi la crise sanitaire va modifier les méthodes de travail"

Un entretien avec Nathalie Durand, AFC, dans "Siritz"

La Lettre AFC n°309

Dans la rubrique "Le carrefour" de son blog d’information "Siritz", le fondateur du magazine Ecran Total Serge Siritzky donne la parole à des femmes et des hommes de terrain. Après le chef décorateur Michel Barthélémy, ADC, c’est au tour de la directrice de la photographie Nathalie Durand, AFC, d’expliquer ce que les restrictions sanitaires devraient changer à son travail et d’évoquer les principaux sujets dont parlent entre eux les directeurs de la photo. Extrait...

Siritz : Qu’est-ce que Le Guide des précautions sanitaires va changer dans votre métier ?

Nathalie Durand : Tout d’abord je voudrais dire que j’espère que ces règles sont provisoires et que bientôt, on n’en entendra plus parler. En ce qui concerne mon travail de directrice de la photo, c’est comme pour chacun d’entre nous : prendre des précautions, porter un masque, se laver les mains, garder des distances minima. Dans la pratique, sur les tournages, cela va ralentir le travail.

Vous étiez en train de travailler sur un film quand le confinement a commencé ?

Je travaillais à la préparation d’un téléfilm d’une réalisatrice qui s’appelle Catherine Klein. Il est produit par Marie Masmonteil et Denis Caro. Il devait être tourné en avril. On était à deux semaines du début. Tout était en place. La production prend ses précautions et n’a pas envie d’y aller tout de suite. C’est pourquoi il devrait être tourné la première semaine d’août. On va conserver les décors, mais modifier certaines choses dans le scénario pour que ce soit faisable, en respectant le guide des précautions sanitaires.

Les équipes vont être plus légères ?

Je ne crois pas que cela va alléger les équipes. Le principe c’est qu’il y ait moins de gens en même temps sur le plateau, pour respecter les règles de distanciation. Mais il y aura besoin d’équipes à l’arrière, à l’extérieur du lieu de tournage.

Et en postproduction ? Le directeur de la photo doit être sur place pour l’étalonnage.

Je sais que les monteurs sont préoccupés par ça et souhaiteraient que, pour des raisons de sécurité, chacun reste dans son coin. Nous, on estime que l’on peut être là dans la salle tout en maintenant une bonne distance par rapport au monteur. Normalement, ça ne devrait rien changer. [...]

  • Lire également "Le guide de bonnes pratiques professionnelles" publié sur le site Internet de la Ficam.