Bye Bye Blondie

Un film en 35 mm. C’est d’ailleurs le dernier que j’ai fait en argentique…
Nous avions fait des essais maquillage en 5219 que nous avions fait tirer chez Eclair. Le rendu était finalement trop contraste pour le film, le noir des cheveux de Béatrice Dalle et de Soko se confondait avec la couleur de leur blouson. Nous étions un peu, Virginie et moi, " dépitées ".

Sans perdre de temps à faire d’autres essais et sans vouloir que l’on se lance dans un grain fin sur tout le film, (cf coût budgétaire et perte de sensibilité), nous avons opté, sans l’essayer, pour la Fuji Eterna, le jeudi pour un tournage le lundi suivant. J’étais un peu perdue, car les essais de maquillage avaient sans doute été faits trop tard, mais je ne m’en étais pas inquiétée avant, à tort…

J’ai l’impression d’évoquer des lointains souvenirs, comme si cette problématique du choix de l’émulsion, de la sensibilité du support à répartir (500 artif et/ou 125 Daylight), du métrage (combien de bobines en 300 m et en 122 ?) était déjà bien " loin derrière ". Depuis, tout cela a été effacé par l’expérience du Canon 1D, et surtout de l’Alexa. J’ai commencé à tourner avec cette caméra il y a un an de cela (c’était mi-mars exactement) et depuis, je n’ai pas eu le choix ni même le désir de travailler avec une autre caméra, comme si l’Alexa était, je dis bien pour l’instant, la seule et unique réponse à l’abandon un peu soudain du support argentique…

Hélène Louvart, à gauche cellule en main, et Béatrice Dalle
Sur le tournage de Bye Bye Blondie de Virginie Despentes


Volontairement, une photo jointe où j’apparais au côté de Béatrice Dalle, avec une cellule à la main… Outil que je n’ai donc pas utilisé depuis… (Un thermocolorimètre que j’ai toujours plus ou moins dans mon sac, mais que je sors de plus en plus rarement).
Et deux jours de tournage en Super 8, où les caméras que je possède dans mon placard sont devenues soudainement très utiles…, pour des séquences évoquant les années 1980 avec les punks. J’avais apporté trois caméras, la Leicina de chez Leica, une Baulieu et une Bauer, au cas où une ou même deux tomberaient en panne).
Et puis éclairer Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle afin qu’elles soient séductrices, charmeuses tout au long du film. Et garder le même concept d’éclairage pour Clara Poncot et Soko. Avec un petit clin d’œil pour cette dernière pour la photo des pochettes de disques du groupe Kiss des années 1980.

Un étalonnage sur le Base-Light qui a démarré d’une manière catastrophique. Dû à une mauvaise utilisation et une méconnaissance de la machine. Ce qui avait contribué bien évidemment à remettre en cause la qualité du négatif, et de mon travail par conséquent (Mais nous avons, Virginie et moi, tenu bon dans cette étape. Un changement d’équipe, et puis, comme par enchantement, un résultat soudainement très satisfaisant…)

Équipe

Chef électricien : Emmanuel Demorgon
Chef machiniste : Stéphane Thiry
1er assistant opérateur : Benjamin Hautenauve

Technique

Pellicule : Fuji Eterna
Matériel technique : Eye-Lite (Bruxelles)
Postproduction : Les Dames blanches (Bruxelles)
Coloriste : Thomas Bouffioulx