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Mille soleils

Un film de

Mati Diop

Photographié par

Hélène Louvart , AFC

Avec

Magaye Niang, Mareme Niang

Sortie : 2 avril 2014

- Modifié le
Mille soleils, de Mati Diop, est une enquête sur l’héritage de Touki Bouki, film réalisé 40 ans auparavant par l’oncle de Mati, Djibrill Diop Mambety. Un film entre la fiction et le documentaire, libre, sans convention, avec un vrai plaisir de " faire du cinéma comme on a envie d’en faire ".
Hélène Louvart et Mati Diop à Dakar
Hélène Louvart et Mati Diop à Dakar
DR

Nous sommes parties, Corinne Castell (la productrice) et moi-même, rejoindre Mati à Dakar en janvier dernier, afin de filmer avec deux petites caméras Mini-DV (Canon
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100 DVX). Mati tenait précisément à ces caméras-là, pour leur rendu et leur douceur. Et un peu plus tard, Laurent (mon assistant) nous a rejoint, avec une personne de la production, avec une Penelope 35 mm, … ainsi que trois objectifs fixes et un zoom, et une douzaine de boîtes de 122 m. Mati avait également une Canon
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Super 8 mm et 6 bobines avec elle.

Si les Mini-DV étaient pour filmer Magaye, le personnage principal masculin de Touki-Bouki, selon un aspect contemporain et documentaire, le 35 mm était là, quant à lui, pour " faire un pont  " entre le héros que Magaye était dans Touki-Bouki et le héros cinématographique qu’il pouvait continuer à être maintenant. Par la présence du 35 mm dans les images, nous avons donc essayé " d’apporter une forme d’écriture cinématographique ". Le reste du temps, nous avions les Mini-DV avec nous et nous filmions à deux caméras les scènes, Mati et moi, et à certains moments, lorsque Mati était prise par la mise en scène, Laurent filmait aussi avec la 2e caméra.

Puis un mois plus tard, des séquences dans la neige, dans le centre de la France, tournées uniquement en 35 mm, toujours avec la présence de Magaye, " les pieds dans la neige " et dans le froid, peu habituel pour lui… Ces plans dans la neige devant évoquer l’Alaska, pays de destination du personnage féminin de Touki-Bouki qui, après avoir joué dans le film de Djibrill, avait fait le choix de quitter son pays.
Je tiens à préciser que la magnifique séquence à l’intérieur des abattoirs à Dakar a été tournée non par moi, mais par Mati, deux ans auparavant et, croyez-moi, je n’aurais vraiment pas pu faire mieux…

Production : Anna Sanders Films


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Equipe

Assistant opérateur : Laurent Coltelloni

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