Le directeur de la photographie Thomas Brémond accueilli à l’AFC

Suite à une décision de son CA, prise avant l’été, l’AFC accueille le directeur de la photographie Thomas Brémond en tant que membre actif de l’association. Ses parrain et marraine AFC, Rémy Chevrin et Nathalie Durand, présentent ci-après, dans des textes écrits au moment de proposer à leurs pairs sa candidature, ce nouvel arrivant à qui l’on souhaite la bienvenue.

Thomas Brémond, partager sa passion pour l’image, par Nathalie Durand, AFC
Nos chemins se sont rarement croisés avec Thomas, pourtant à chaque fois c’est une évidence et un plaisir d’échanger sur des projets passés ou à venir.
Sa première expérience de photographe de plateau, il l’a faite avec Patrick Blossier, dont je n’étais déjà plus assistante mais forcément ça nous inscrit un peu dans la même famille.
Depuis quelques années, Thomas est passé de la photo à la photographie de cinéma. Sa sensibilité le porte vers des projets variés et souvent atypiques. J’apprécie sa culture du sombre, sa rigueur dans les cadres et la lumière. Sa longue expérience de photographe lui permet d’aborder le plateau sereinement.
Je vous invite à découvrir son travail et sa passion pour l’image qu’il est aujourd’hui prêt à partager et discuter avec les collègues de l’AFC.
Bienvenue Thomas !

Thomas Brémond, un talent qui se questionne, par Rémy Chevrin, AFC
Lorsque j’ai rencontré Thomas, il y a presque 15 ans, il était photographe de plateau. Œil perçant, regard affuté, il scrutait tout ce qui racontait une histoire, tout ce qui lui racontait un moment de vie : toujours prêt à capter ce que peu voyaient. Je me demandais alors d’où venait cette formation, cette curiosité qui fait la force des photographes de plateau. Je sentais en lui une très forte envie d’image et la caméra était alors objet de désir et de conquête. Quelques échanges entre nous m’ont permis de comprendre le parcours qui le caractérise, et c’est avant tout le travail de documentaliste d’images et ses voyages si riches de par le monde qui l’ont nourri. Riche d’un expérience de baroudeur, il collectionne aussi de nombreux ouvrages de maîtres de la photographie qu’il admire et qui le nourrissent. Habité d’une incroyable curiosité de technique, de questionnements sur l’acte de la pose en argentique, il a posé ses connaissances de manière majoritairement didactique, observant le travail des opérateurs(rices) avec lesquels(elles) il a collaboré. Un déjeuner très sympathique chez lui dans le 11e nous attendait il y a quelques semaines, l’occasion de parler de ses passions à travers les récits de ses expériences à travers le monde. Mais depuis bien longtemps, il gardait cette forte envie de passer à 24 i/s et de se confronter à la mise en image de récits. Ce fut chose faite depuis plus de 20 ans à travers courts métrages et documentaires. Le grand saut a lieu de manière évidente avec les longs métrages Barbaque, Métamorphoses [1] ou Prosper.
Chaque film est avant tout un terrain de jeu et d’expérimentation et c’est ce qui fait sa force et son parcours. L’AFC a besoin de talents qui se questionnent et cherchent toujours à se mettre en danger en expérimentant les pieds de courbe de nos supports !
Ses questions sont celles que nous nous posons à l’AFC et je suis sûr que Thomas saura s’adapter au collectif qui lui a tant manqué ces dernières années dans l’exercice de son métier.
Bienvenue à toi Thomas !

[1] moyen métrage de Shanti Masud NDLR