Ultimes coups de baguette pour les Mille et Une Musiques de film des Studios Davout

La Lettre AFC n°274

Reprenant une ancienne salle de cinéma d’un quartier populaire du 20e arrondissement de Paris, le Davout Palace, Yves Chamberland, rejoint par Claude Ermelin, fonde, en 1965, un studio d’enregistrement et de mixage qui deviendra, plus de cinquante années durant, l’une des références en France en matière de prise de son musicale. Préemptés par la Ville de Paris, puis expropriés, les Studios Davout fermeront leurs portes au soir du 9 avril prochain.
Le studio A

Ce temple de la musique française et internationale – le studio A, pouvant accueillir plus de cent musiciens, le B, les petites formations et les voix, le C, les formations moyennes, plus un auditorium de cinéma – aura vu passer nombre d’artistes qui y ont eu leurs habitudes. Aux Studios Davout, toutes les musiques avaient leur place, quelle soit classique, de variété, de jazz, contemporaine ou du monde.
Plus de mille musiques de films y auront été enregistrées, de la musique de Francis Lai pour Un homme et une femme à celle du dernier film d’Albert Dupontel, en cours d’enregistrement, en passant par celle de Michel Legrand pour L’Affaire Thomas Crown, Oscar de la Meilleure bande originale en 1968.

Le 9 avril, l’enregistrement de la musique de Philippe Rombi composée pour L’Amant double, de François Ozon, mettra un terme aux cinquante-deux années d’activité des mythiques Studios Davout.