Côté profession

Le Bureau du Cinéma de la Ville de Marseille

Côté profession

Rattaché depuis janvier 2002 à la Direction Générale des Affaires Culturelles de la Ville de Marseille, le Bureau du Cinéma, créé en 1996 et membre de la Commission Nationale du film France, a pour objet de favoriser les tournages dans la cité phocéenne en apportant gracieusement une aide technique et logistique aux sociétés de production.

Rapport moral du président Philippe Pavans de Ceccaty à l’ AG 2003

Vie des associations, sociétés et fédérations

fait un bilan de sa présidence. Il remercie Claire Marquet, Jean-Noël Ferragut, Jean-Jacques Bouhon et Isabelle Scala de leur travail pour l’association. Il regrette que, parfois, les membres sont moins actifs que nos associés. Il remercie ces derniers de leur bonne volonté et de répondre « présent » quand on les sollicite. Philippe rappelle que l’AFC a eu la tristesse de perdre deux de ses membres actifs depuis la dernière assemblée générale : Bertrand Chatry et André Neau. Il rend compte ensuite des activités de l’AFC lors de l’année 2002 et des (...)

Motion de soutien au texte de Conrad Hall

Les appels à la profession

Sur proposition du bureau de l’AFC, une motion de soutien au "Conrad Hall’s Statement" est adoptée à l’unanimité par l’assemblée. Voici le texte que Conrad Hall a diffusé peu avant de décéder et que l’AFC soutient : « En tant que directeur de la photographie, notre responsabilité concerne l’image visuelle aussi bien que le bien-être de notre équipe. Nous nous efforçons d’explorer le langage de la cinématographie et l’art de raconter une histoire. La pratique qui se répand de travailler un nombre d’heures incalculables compromet non seulement la qualité de (...)

André Néau
par Willy Kurant

André Neau

J’ai connu André Neau dans les années soixante. Il fut mon cadreur dans une comédie musicale de la RTF (Radio Télédiffusion Française) de Jacques Rozier, dans la série Ni figue, ni raisin, " éclairée " par la grâce d’Anna Karina. Il venait de cette " école " de la RTF des studios de Joinville. Ecole " prête à tout ", passant indifféremment de la fiction au reportage et très engagée sur le front syndical (une autre époque !) J’avais perdu sa trace en vivant aux USA, quand la qualité de la photo de Martin Guerre fut une véritable découverte d’un directeur de (...)

par Serge Moati

André Neau

André va mettre des couleurs au Paradis. Il va le rendre beau. Comme il a su le faire pour la terre pendant un trop court séjour. Son regard était bon, c’est-à-dire juste. Il aimait les gens, cela se voyait ; Il aimait la vie, elle le lui rendait bien. J’étais jeune : André m’a appris à regarder les lumières du monde, à les aimer et à les réinventer. J’ai beaucoup rêvé et donc filmé en sa compagnie. Que du bonheur grâce à lui. C’était doux et fraternel. Très rigolo, aussi. Il savait inventer avec humilité, délirer avec douceur, et rire sans retenue. Je lui dois (...)

par Jeanne Labrune

André Neau

Notre ami André Neau est mort et j’éprouve, comme tous ceux qui l’ont connu, estimé, aimé, beaucoup beaucoup de peine. Nous nous étions rencontrés en 1975 pour mon premier long métrage et en quelques jours, grâce à quelques regards posés en commun sur des visages, des corps, des objets dont la nature semblait varier avec les variations de la lumière naturelle, nous avions établi une complicité qui a duré près de vingt-cinq ans et qui, d’années en années, avait de moins en moins besoin de mots. C’est l’extrême sensibilité d’André et sa grande discrétion (...)

Daniel Toscan du Plantier

In memoriam

Réuni en séance exceptionnelle le lundi 17 février 2003, à la suite de la disparition tragique de son président, le Comité directeur d’Unifrance s’est unanimement associé à l’hommage qui a été rendu à Daniel Toscan du Plantier par Jeanne Moreau. (...)

J’entends plus les sifflets !
par Jacques Loiseleux

Maurice Pialat

Quand Maurice Pialat a reçu la Palme d’or à Cannes pour "Sous le soleil de Satan", quelques rangs de siffleurs professionnels lui ont fourni l’occasion d’être, en une phrase, totalement lui-même. Le poing levé, il a dit : « Si vous ne m’aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus. » Avec ceux qui applaudissaient, j’ai entendu : « Si vous m’aimez, sachez que je vous aime aussi. » C’est dans cette perpétuelle contradiction que s’est écrite cette grande page du cinéma mondial qu’est l’œuvre de Maurice Pialat. Il nous reste à la mieux comprendre. (...)

Maurice Pialat
par Emmanuel Machuel

Maurice Pialat

Il est très difficile de parler de Maurice Pialat, personnalité particulièrement complexe.
Mon expérience se " limite " à quatre mois de tournage du Van Gogh. Un an avant le début des prises de vues, nous avons eu une conversation de deux heures dans le train nous ramenant de repérages dans la Loire. (...)

Conrad Hall
par Willy Kurant

Conrad Hall

Conrad Hall était un de mes "proches-éloignés" depuis 1976 avec Haskell Wexler... Il devait me parrainer à l’ASC... sans grand succès à cette époque révolue de l’histoire de l’ASC... Il m’a fallu attendre quelques années. Ses ex-assistants, cadreurs, et tous les directeurs photo étaient d’une dévotion extraordinaire à son égard, se rencontraient, revoyaient Conrad et se rappelaient ses enseignements pratiques de cadrage, composition, etc. Je faisais partie du club sans avoir été son assistant. Charles Rosher Junior, Bobby Birne, Bill Fraker et Jordan (...)

A propos de Conrad Hall
par William Lubtchansky

Conrad Hall

A la suite des "Violons du bal", un film de Michel Drach tourné en 1973, j’ai reçu un coup de téléphone de Conrad Hall qui avait vu le film, étant de passage à Paris, et qui tenait à me féliciter pour mon travail. Je ne connaissais Conrad Hall qu’à travers son travail et fus très ému de recevoir les éloges d’un si éminent confrère. J’ai gardé un souvenir ineffaçable de sa démarche.

Nous avons reçu cet e-mail d’Haskell Wexler

Conrad Hall

Chers camarades français, Conrad Hall s’est toujours considéré comme un raconteur d’histoires. Quel incroyable raconteur d’histoires en images ! Il avait un vocabulaire visuel varié, qu’il a démontré pendant plus de 50 ans, remportant des Academy Awards à 30 ans de distance. Lors de la commémoration que nous lui avons consacrée ici à Los Angeles, nous avons célébré un véritable artiste. Le travail de Conrad restera pour nous à voir, à étudier et apprécier aussi longtemps que la technologie pourra conserver les films. Notre communauté cinématographique (...)

Conrad Hall (1926 - 2003)
par Marc Salomon

Conrad Hall

C’est un des opérateurs majeurs qui vient de disparaître. Nous n’en voulons pour preuve que la quasi-unanimité dont il jouissait auprès de ses confrères du monde entier qui admiraient son travail à chaque fois aussi inventif que rigoureux, tant sur le plan de la lumière que sur ceux du cadrage (le plus souvent en Scope) et du découpage des séquences. « Je pense que son travail est fantastique parce qu’il est très varié. Ce n’est pas tant qu’il a un style, mais on reconnaît toujours son travail d’une façon ou d’une autre » déclarait justement Roger (...)

Filmographie de Conrad Hall

Conrad Hall

1958 : "Edge of Fury" (Irving Lerner) 1965 : "The Wild Seed" (Brian G. Hutton), "The Saboteur : Code Name Morituri" (Bernard Vicki), "Incubus" (Leslie Stevens) 1966 : "Harper" / "Détective privé" (Jack Smight), "The Professionals" (Richard Brooks) 1967 : "Rogue’s Gallery" (TV - Leonard Horn), "Divorce American Style" (Bud Yorkin), "Cool Hand Luke" / "Luke la main froide" (Stuart Rosenberg), "In Cold Blood" / "De sang froid" (Richard Brooks) 1968 : "Hell in the Pacific" / "Duel dans le Pacifique" (John Boorman) 1969 : "The Happy Ending" (R. (...)