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Bonfanti Antoine

Antoine Bonfanti, ingénieur du son respecté, nous a quitté le 18 mars à l’âge de 83 ans. Il nous laisse l’image d’un « fou du son » qui a accompagné les réalisateurs de la Nouvelle Vague : Chris Marker, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Alain Cavalier, Agnès Varda...Et aussi Philippe de Broca et Gérard Oury. Avec 75 films tournés et 435 mixés, il restera notre « bonbon » qui a travaillé toujours pour le film plus que pour lui-même.

  • EN BREF
    samedi 1er avril 2006 - Modifié le 5/05 - Bonfanti Antoine

    Antoine Bonfanti, un homme de cœur

    par Pierre Lhomme

    Un homme de cœur au micro habile et généreux vient de nous quitter.

    Ci-joint un texte de Chris Marker envoyé à la Cinémathèque de Corse qui l’a publié à l’occasion d’un hommage à Antoine Bonfanti en 2003.

    Chris Marker évoque les premiers pas de notre complicité. Antoine m’a appris à être tout oreille et moi je lui ai appris a être tout œil... Nous nous sommes bien amusés.

    Par-delà les ondes, je t’embrasse, Bonbon.


  • samedi 1er avril 2006 - Modifié le 6/05 - Bonfanti Antoine

    Antoine Bonfanti

    par Chris Marker

    On ne résume pas en quelques phrases la complicité de toute une vie. Du moins, le fait d’adresser ces phrases à la Cinémathèque de Corse me permet-il en quelque sorte de boucler une boucle : le tout premier projet dont nous avons parlé, nous deux, quand Antoine était encore assistant aux studios de Boulogne et qu’il était évident, sans que nous ayons eu besoin de l’énoncer, que nous étions faits pour travailler ensemble, était un film sur la Corse. (...)

  • samedi 1er avril 2006 - Modifié le 5/05 - Bonfanti Antoine

    Antoine Bonfanti, le Nagra sur les genoux

    par Gilles Porte

    J’étais 2ème assistant caméra de Patrick Blossier sur un film d’Henri Grazziani qui s’appelait Nous deux quand j’ai rencontré Antoine Bonfanti pour la première fois... (...)

  • samedi 1er avril 2006 - Modifié le 6/05 - Bonfanti Antoine

    Antoine Bonfanti

    par Jean-François Robin

    (Difficile de ne pas écrire " je me souviens " comme le faisait Pérec)

    Je me souviens d’Antoine Bonfanti, le premier ingénieur du son que j’aie rencontré dans le cinéma, auréolé d’une gloire toute neuve venue de la Nouvelle Vague. Homme silencieux, aux gestes suggestifs qui réduisaient la parole (la sienne) au minimum, il écoutait. Pour lui la vie n’était que son et bruits qu’il fallait enregistrer.

    Je me souviens qu’il aimait bien manger et bien boire. En province, il savait tout des bonnes tables et du bon vin.


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