En mémoire de Jean-Jacques Beineix

Par Philippe Rousselot, AFC, ASC

par Philippe Rousselot Contre-Champ AFC n°328

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Le cinéma provoque parfois des rencontres percutantes et des ruptures brutales. Ma rencontre avec Jean-Jacques Beineix a eu lieu en 1980 pour le tournage de Diva et a été suivie d’une réelle amitié pendant plusieurs années, jusqu’à ce que les projets des uns et des autres en aient raison, comme cela se passe souvent dans notre métier.

Je garde de ces années d’amitié le souvenir de ce qu’on pense (parfois à tort) être le privilège de la jeunesse : imagination, créativité, humour, audace, insouciance. C’est ce souvenir que je garde de ces années dont Jean-Jacques fut pour moi, l’incarnation.

Le tournage de Diva avait été d’une certaine manière "une partie de rigolade", même si celui de La Lune dans le caniveau l’avait été moins, (Il s’agissait alors de rentrer dans le moule, même à contre-cœur). Ce souvenir, j’y tiens beaucoup et aujourd’hui Jean-Jacques me manque. Je n’oublie pas que ma carrière doit beaucoup à Diva et à cette collaboration sur les deux films que nous avons faits ensemble, dans ces années d’apprentissage. Et c’est à travers lui que je mesure à quel point cette jeunesse me manque.

En vignette de cet article, une image du film Diva, réalisé par Jean-Jacques Beineix et photographié par Philippe Rousselot.