Où Fleur Pellerin s’exprime sur l’intermittence

La Lettre AFC n°246

Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien Le Monde, paru mercredi 24 septembre 2014, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la communication, s’explique sur les différents dossiers dont elle a la charge depuis sa nomination, le 26 août dernier : éducation artistique, patrimoine historique, arrivée de Netflix, intermittence, etc.
Fleur Pellerin, au ministère de la Culture
Fleur Pellerin, au ministère de la Culture
Photo Elisa Haberer pour Le Monde

Sur le dossier de l’intermittence, voici la courte réponse de Fleur Pellerin à une question de Clarisse Fabre, Alexandre Piquard et Aureliano Tonnet.

La crise des intermittents est loin d’être réglée. Si la concertation n’aboutit pas, d’ici à la fin de l’année, seriez-vous prête à faire voter une loi ?

Fleur Pellerin : Je ne l’exclus pas. Sur ce dossier, comme sur d’autres, il ne faut pas avoir une approche gestionnaire : l’intermittence n’est ni un coût, ni un déficit, ni un solde. Sans les intermittents, il n’y aurait pas de spectacles. La grande vertu de cette concertation lancée par Manuel Valls, c’est de remettre tout le monde autour de la table. Les partenaires sociaux et les autres acteurs doivent parvenir à un diagnostic partagé et à une refondation durable du système, qui ne peut être en crise permanente tous les deux ou trois ans. L’Etat jouera son rôle et prendra ses responsabilités.