Soutien au cinéaste kurde iranien Keywan Karimi

La Lettre AFC n°271

Emue par le sort réservé au réalisateur Keywan Karimi, Kurde iranien de 31 ans, la communauté internationale du cinéma se mobilise. Mardi 13 décembre 2016, le Cinéma des cinéastes accueillait une soirée de soutien au cinéaste lors de laquelle était projeté Writing on the City (Ecrire sur la ville), documentaire qui lui valut d’être condamné à un an de prison et 223 coups de fouet et d’être emprisonné le 23 novembre à Téhéran.

« Nous avons choisi ce film pour cette soirée de soutien car c’est l’un des plus accessibles dans la filmographie de Keywan Karimi », explique son producteur, François d’Artemare. Le réalisateur est l’auteur de huit courts métrages et documentaires, ainsi qu’une fiction, intitulée Drum, présentée cette année au Festival de Venise.

Vingt-six organisations européennes, en majorité françaises, ont apporté leur soutien à Keywan Karimi et appelé à sa libération – dont la Société civile des auteurs réalisateurs et producteurs (L’ARP), le Syndicat français de la critique de cinéma (SFCC), le Bureau de liaison des organisations du cinéma (BLOC).

« A une époque comme la nôtre, si marquée par la haine, nous pensons que le gouvernement et les citoyens doivent unir plus étroitement leurs forces, au lieu d’encourager davantage de violence armée ou de peurs, qui sont une menace pour nous tous », peut-on lire dans l’appel.

Après la campagne de solidarité venue d’Europe, quelque 130 cinéastes iraniens, dont Jafar Panahi ont écrit une lettre de soutien à Keywan Karimi souhaitant son acquittement. L’examen de son pourvoi en appel est prévu le 23 décembre.

Voir la bande-annonce d’Ecrire sur la ville
https://www.youtube.com/watch?v=lzkYTybkd5w